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	<title>Mairie d'Aix-en-Provence</title>
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	<description>Aix-en-Provence : Actualit&#233;s de la ville d'Aix-en-Provence, agenda des manifestations, d&#233;marches administratives, cartes interactives...</description>
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		<title>Mairie d'Aix-en-Provence</title>
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		<title>Aix capitale : l'ouverture au monde</title>
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		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_108167 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44705_93-7085c.png?1777036482' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108167 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Terrine verniss&#233;e et moul&#233;e de fleurs de lys, atelier r&#233;gional, Rue de Littera, XVIIe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Bien ins&#233;r&#233;e de tout temps dans le march&#233; de la c&#233;ramique r&#233;gionale et les r&#233;seaux de diffusion internationaux, Aix, si&#232;ge du Parlement de Provence o&#249; se regroupe toute la noblesse fieff&#233;e et de robe de la Provence, est largement ouverte aux apports &#233;trangers et &#224; la nouveaut&#233;, qu'il s'agisse des objets du quotidien le plus humble ou des curiosit&#233;s et des tr&#233;sors pr&#233;cieux de l'Orient fabuleux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Objets certainement remarquables seulement connus au travers d'un acte notari&#233;, des &#171; potz longz et chevrettes terre de Lyon &#187; figurant dans l'inventaire de l'apothicaire Joseph Mille en 1638, prouvent, si besoin en &#233;tait, la diffusion &#224; longue distance de belles fa&#239;ences qui pour ce que l'on en sait &#233;taient sans doute de belles ma&#239;oliques polychromes r&#233;alis&#233;es par des fa&#239;enciers italiens ou leurs imm&#233;diats successeurs dans l'ancienne capitale des Gaules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au rayon des fournisseurs autrefois dominants, la part de la Catalogne se fait de plus en plus discr&#232;te si l'on excepte des terres culinaires, pots verniss&#233;s assortis de couvercles, reconnus place de la Rotonde (ancien Office de Tourisme), et une splendide et clinquante parure de carreaux de fa&#239;ence polychromes. En revanche, la part de la Ligurie et plus g&#233;n&#233;ralement de l'Italie reste cons&#233;quente.&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis le XVIe si&#232;cle et pendant une partie du XVIIe si&#232;cle, de la Toscane et plus sp&#233;cifiquement de Montelupo proviennent quelques belles coupes en fa&#239;ence polychrome.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108169 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44707_94-7c2f9.png?1777036482' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108169 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plat et &#233;cuelle, Albisola, Thermes et Palais Monclar.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les ateliers de la Riviera ligure exp&#233;dient encore quelques produits allant au feu (jattes et marmites), mais aussi divers types de fa&#239;ences vraies et plus encore des terres verniss&#233;es tr&#232;s fines, d'une excellente qualit&#233;, de couleur brune, qui recevaient un d&#233;cor informel, peint au noir de mangan&#232;se. Ces tessons &#171; traceurs &#187;, que les arch&#233;ologues ont d&#233;nomm&#233;s &#171; Albisola &#224; t&#226;ches noires &#187;, sont identifi&#233;s dans la plupart des contextes aixois du XVIIIe et du d&#233;but du XIXe si&#232;cle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le haut de gamme, aux XVIIe et XVIIIe si&#232;cles, est issu des officines de Savone et en fa&#239;ence, peinte en bleu et blanc, puis trait&#233;e en polychromie, de fa&#231;on toujours rapide, et explore toutes les variations du baroque au Rococo. Quelques tessons des contextes aixois (8, rue de Littera et Thermes Sextius) en donnent une p&#226;le id&#233;e. Des inventaires les identifient &#233;galement parfois, comme celui de l'apothicaire Joseph Mille en 1638 qui porte mention dans sa boutique de pots de Ligurie en terre de Savone, de la Dame de Fabri en 1653 chez laquelle se trouve douze assiettes, quatre plats et quatre bassins &#171; terre de g&#233;nes &#187; ou chez le marquis de Joyeuse Garde &#224; Aix en 1741, le d&#233;compte de deux bassins &#224; figures en fa&#239;ence de G&#234;nes. Mais le gros des c&#233;ramiques ligures appartient &#224; deux grandes cat&#233;gories de produits peu on&#233;reux aux qualit&#233;s intrins&#232;ques tr&#232;s diff&#233;rentes, qui voisinent presque toujours dans la vaisselle des m&#233;ridionaux de la fin du XVIIIe aux premi&#232;res d&#233;cennies du XIXe si&#232;cle. Il s'agit d'abord de ce que les textes nomment toujours les assiettes de Rome, confectionn&#233;es cependant &#224; G&#234;nes en immenses s&#233;ries, dont la m&#233;diocrit&#233; de la r&#233;alisation technique &#8211; objets pesants, fragiles, &#224; l'&#233;mail se desquamant tr&#232;s vite &#8211; semble cependant compens&#233;e par une position d'ersatz de la fa&#239;ence proven&#231;ale qui permettait le luxe inou&#239; de manger dans du blanc pour un prix incroyablement modique.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108171 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44707_95-0730e.png?1777036482' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108171 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Coupe moul&#233;e en terre rouge et engob&#233;e &#224; l'int&#233;rieur, Rue de Littera, fin XVIIe s.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Viennent ensuite les &#171; terrailles couleur caf&#233; &#187; ou &#171; noires &#187;, confectionn&#233;es en masse innombrables dans les 50 &#224; 80 ateliers d'Albisola, selon les &#233;poques, dont &#224; l'inverse on ne saurait trop souligner la virtuosit&#233; d'ex&#233;cution, la l&#233;g&#232;ret&#233;, la solidit&#233; et l'&#233;l&#233;gance des formes inspir&#233;es de l'orf&#232;vrerie. Un admirable et &#233;nigmatique fragment de coupe &#224; d&#233;cor de mufle de lion moul&#233; sur p&#226;te rouge fine engob&#233;e en jaune &#224; l'int&#233;rieur, d&#233;couvert dans les fouilles de la rue de Littera, pourrait &#234;tre une belle illustration de ce savoir-faire. La ressemblance confondante entre ce mod&#232;le et ceux de l'atelier de Pierre Favier, fa&#239;encier actif &#224; Montpellier d&#232;s les ann&#233;es 1620, pose la question des mobilit&#233;s des artisans et plus prosa&#239;quement des copies et/ou de la circulation des moules. &lt;br class='autobr' /&gt;
L&#224; encore, de nombreux inventaires mobiliers aixois illustrent la pr&#233;sence tr&#232;s significative de ces produits, dont les principaux sont &#233;num&#233;r&#233;s dans le Tarif du Maximum d'Aix, dat&#233; de 1793.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fa&#239;ences et pipes de Hollande constituent une nouveaut&#233; dans l'aire de chalandise de la Provence des XVIIe et XVIIIe si&#232;cles. Le grand commerce maritime am&#232;ne jusque dans les riches demeures aixoises quelques belles pi&#232;ces de Delft dans le go&#251;t de la Chine, surtout au XVIIIe si&#232;cle, et des pipes de Gouda blanches arrivent par millions &#224; Marseille avant d'&#234;tre distribu&#233;es dans toutes les couches de la soci&#233;t&#233;, jusqu'aux plus humbles, attach&#233;s aux ivresses du p&#233;tun. Quelques fragments de tuyaux bris&#233;s en sont de modestes t&#233;moignages (ancien Office de Tourisme).&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais les Aixois, comme tous les proven&#231;aux ayant acc&#232;s aux marchandises du monde entier livr&#233;es par le n&#233;goce marseillais, adornent leurs int&#233;rieurs et leurs tables d'objets, charg&#233;s de tous les fantasmes des Orients ; le Levant m&#233;diterran&#233;en au premier chef, qui est l'arri&#232;re cour des marseillais depuis les &#171; Capitulations &#187; conclues entre la Sublime Porte et la France vers 1536, et bien plus myst&#233;rieux et lointains, la Chine et le Japon, avec lesquels pourtant ne se fait aucun commerce direct. Les fouilles n'ont pas livr&#233; pour l'instant de c&#233;ramiques venant du monde ottoman. Cependant, quelques mentions &#233;crites attestent leur pr&#233;sence assez anciennement d'ailleurs, comme au moins une aigui&#232;re de Constantinople chez l'apothicaire Joseph Mille, en 1637.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais ce sont les porcelaines de l'Extr&#234;me Orient qui repr&#233;sentent sans doute le mieux la part d'un r&#234;ve devenu somme toute assez commun, surtout au XVIIIe si&#232;cle, au cours duquel ces produits apparaissent tr&#232;s r&#233;pandus chez de simples particuliers comme dans les plus nobles demeures, &#224; ce paradoxe pr&#232;s qu'ils sont quasi absents des fouilles &#8211; &#224; quelques fragments pr&#232;s &#8211; sans doute en raison d'un souci de transmission qui les voit encore aujourd'hui conserv&#233;es en collection familiale ou disponibles sur le march&#233; des antiquit&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les porcelaines, des plus communes aux plus pr&#233;cieuses, sont pourtant tr&#232;s fr&#233;quemment mentionn&#233;es dans les actes notari&#233;s, et la litanie des citations constituerait un &#233;tonnant inventaire &#224; la Pr&#233;vert. Cela va de quelques pi&#232;ces, comme six assiettes en porcelaine chez le marchand confiseur Jean Jaubert d'Aix en 1748, &#224; des ensembles plus ostentatoires, comme en 1731 chez le conseiller de Lambert o&#249; sont cit&#233;es sept pi&#232;ces de porcelaines hautes en garniture de chemin&#233;e. Il y en a &#224; ne plus savoir o&#249; donner du regard chez le pr&#233;sident de Coriolis &#224; Aix, en 1712. On d&#233;nombre ainsi dans son &#171; cabinet sur les consoles &#187; plus d'une centaine de tasses, jattes, pots, gobelets, urnes et autres dont &#171; quatorze petites tasses en urnes de couleurs peintes avec leur garnitures et pied bois dor&#233; &#187; et encore &#171; deux cornets avec leurs couverts bois dor&#233; &#187; qui viennent de Chine pour la plupart, mais aussi du Japon. Monsieur de la Joyeuse Garde, en 1741, expose dans sa maison du cours d'Aix des urnes en porcelaine de Chine avec leur couvercle, ainsi qu'une jatte en porcelaine bleue avec son pied d'argent dor&#233;. S'y ajoutent chez le pr&#233;sident De Coriolis et monsieur de la Joyeuse Garde, des figurines de lions ou de femmes, des pagodes purement d&#233;coratives, de nombreuses pi&#232;ces blanches, couleur de biche, de caf&#233; d&#233;cor&#233;es de fleurs de diverses couleurs et d'or. Il est &#224; noter que les manufactures europ&#233;ennes n&#233;es de volont&#233;s royales d'imiter l'Empire du Milieu sont aussi repr&#233;sent&#233;es, et que chez certains de ces m&#234;mes aristocrates aixois figurent aussi des porcelaines issues des fabriques de Saxe ou de Saint-Cloud comme chez monsieur de Larmilli&#232;re en 1762.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://aixenprovence.fr/Les-ceramiques-miroir-du-quotidien-aixois-2853" rel="directory"&gt;Les c&#233;ramiques, miroir du quotidien aixois &lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_108167 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44705_93-b15e7.png?1776862982' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
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&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Bien ins&#233;r&#233;e de tout temps dans le march&#233; de la c&#233;ramique r&#233;gionale et les r&#233;seaux de diffusion internationaux, Aix, si&#232;ge du Parlement de Provence o&#249; se regroupe toute la noblesse fieff&#233;e et de robe de la Provence, est largement ouverte aux apports &#233;trangers et &#224; la nouveaut&#233;, qu'il s'agisse des objets du quotidien le plus humble ou des curiosit&#233;s et des tr&#233;sors pr&#233;cieux de l'Orient fabuleux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Objets certainement remarquables seulement connus au travers d'un acte notari&#233;, des &#171; potz longz et chevrettes terre de Lyon &#187; figurant dans l'inventaire de l'apothicaire Joseph Mille en 1638, prouvent, si besoin en &#233;tait, la diffusion &#224; longue distance de belles fa&#239;ences qui pour ce que l'on en sait &#233;taient sans doute de belles ma&#239;oliques polychromes r&#233;alis&#233;es par des fa&#239;enciers italiens ou leurs imm&#233;diats successeurs dans l'ancienne capitale des Gaules.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au rayon des fournisseurs autrefois dominants, la part de la Catalogne se fait de plus en plus discr&#232;te si l'on excepte des terres culinaires, pots verniss&#233;s assortis de couvercles, reconnus place de la Rotonde (ancien Office de Tourisme), et une splendide et clinquante parure de carreaux de fa&#239;ence polychromes. En revanche, la part de la Ligurie et plus g&#233;n&#233;ralement de l'Italie reste cons&#233;quente.&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis le XVIe si&#232;cle et pendant une partie du XVIIe si&#232;cle, de la Toscane et plus sp&#233;cifiquement de Montelupo proviennent quelques belles coupes en fa&#239;ence polychrome.&lt;/p&gt;
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&lt;dt class='crayon document-titre-108169 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plat et &#233;cuelle, Albisola, Thermes et Palais Monclar.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les ateliers de la Riviera ligure exp&#233;dient encore quelques produits allant au feu (jattes et marmites), mais aussi divers types de fa&#239;ences vraies et plus encore des terres verniss&#233;es tr&#232;s fines, d'une excellente qualit&#233;, de couleur brune, qui recevaient un d&#233;cor informel, peint au noir de mangan&#232;se. Ces tessons &#171; traceurs &#187;, que les arch&#233;ologues ont d&#233;nomm&#233;s &#171; Albisola &#224; t&#226;ches noires &#187;, sont identifi&#233;s dans la plupart des contextes aixois du XVIIIe et du d&#233;but du XIXe si&#232;cle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le haut de gamme, aux XVIIe et XVIIIe si&#232;cles, est issu des officines de Savone et en fa&#239;ence, peinte en bleu et blanc, puis trait&#233;e en polychromie, de fa&#231;on toujours rapide, et explore toutes les variations du baroque au Rococo. Quelques tessons des contextes aixois (8, rue de Littera et Thermes Sextius) en donnent une p&#226;le id&#233;e. Des inventaires les identifient &#233;galement parfois, comme celui de l'apothicaire Joseph Mille en 1638 qui porte mention dans sa boutique de pots de Ligurie en terre de Savone, de la Dame de Fabri en 1653 chez laquelle se trouve douze assiettes, quatre plats et quatre bassins &#171; terre de g&#233;nes &#187; ou chez le marquis de Joyeuse Garde &#224; Aix en 1741, le d&#233;compte de deux bassins &#224; figures en fa&#239;ence de G&#234;nes. Mais le gros des c&#233;ramiques ligures appartient &#224; deux grandes cat&#233;gories de produits peu on&#233;reux aux qualit&#233;s intrins&#232;ques tr&#232;s diff&#233;rentes, qui voisinent presque toujours dans la vaisselle des m&#233;ridionaux de la fin du XVIIIe aux premi&#232;res d&#233;cennies du XIXe si&#232;cle. Il s'agit d'abord de ce que les textes nomment toujours les assiettes de Rome, confectionn&#233;es cependant &#224; G&#234;nes en immenses s&#233;ries, dont la m&#233;diocrit&#233; de la r&#233;alisation technique &#8211; objets pesants, fragiles, &#224; l'&#233;mail se desquamant tr&#232;s vite &#8211; semble cependant compens&#233;e par une position d'ersatz de la fa&#239;ence proven&#231;ale qui permettait le luxe inou&#239; de manger dans du blanc pour un prix incroyablement modique.&lt;/p&gt;
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&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Viennent ensuite les &#171; terrailles couleur caf&#233; &#187; ou &#171; noires &#187;, confectionn&#233;es en masse innombrables dans les 50 &#224; 80 ateliers d'Albisola, selon les &#233;poques, dont &#224; l'inverse on ne saurait trop souligner la virtuosit&#233; d'ex&#233;cution, la l&#233;g&#232;ret&#233;, la solidit&#233; et l'&#233;l&#233;gance des formes inspir&#233;es de l'orf&#232;vrerie. Un admirable et &#233;nigmatique fragment de coupe &#224; d&#233;cor de mufle de lion moul&#233; sur p&#226;te rouge fine engob&#233;e en jaune &#224; l'int&#233;rieur, d&#233;couvert dans les fouilles de la rue de Littera, pourrait &#234;tre une belle illustration de ce savoir-faire. La ressemblance confondante entre ce mod&#232;le et ceux de l'atelier de Pierre Favier, fa&#239;encier actif &#224; Montpellier d&#232;s les ann&#233;es 1620, pose la question des mobilit&#233;s des artisans et plus prosa&#239;quement des copies et/ou de la circulation des moules. &lt;br class='autobr' /&gt;
L&#224; encore, de nombreux inventaires mobiliers aixois illustrent la pr&#233;sence tr&#232;s significative de ces produits, dont les principaux sont &#233;num&#233;r&#233;s dans le Tarif du Maximum d'Aix, dat&#233; de 1793.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les fa&#239;ences et pipes de Hollande constituent une nouveaut&#233; dans l'aire de chalandise de la Provence des XVIIe et XVIIIe si&#232;cles. Le grand commerce maritime am&#232;ne jusque dans les riches demeures aixoises quelques belles pi&#232;ces de Delft dans le go&#251;t de la Chine, surtout au XVIIIe si&#232;cle, et des pipes de Gouda blanches arrivent par millions &#224; Marseille avant d'&#234;tre distribu&#233;es dans toutes les couches de la soci&#233;t&#233;, jusqu'aux plus humbles, attach&#233;s aux ivresses du p&#233;tun. Quelques fragments de tuyaux bris&#233;s en sont de modestes t&#233;moignages (ancien Office de Tourisme).&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais les Aixois, comme tous les proven&#231;aux ayant acc&#232;s aux marchandises du monde entier livr&#233;es par le n&#233;goce marseillais, adornent leurs int&#233;rieurs et leurs tables d'objets, charg&#233;s de tous les fantasmes des Orients ; le Levant m&#233;diterran&#233;en au premier chef, qui est l'arri&#232;re cour des marseillais depuis les &#171; Capitulations &#187; conclues entre la Sublime Porte et la France vers 1536, et bien plus myst&#233;rieux et lointains, la Chine et le Japon, avec lesquels pourtant ne se fait aucun commerce direct. Les fouilles n'ont pas livr&#233; pour l'instant de c&#233;ramiques venant du monde ottoman. Cependant, quelques mentions &#233;crites attestent leur pr&#233;sence assez anciennement d'ailleurs, comme au moins une aigui&#232;re de Constantinople chez l'apothicaire Joseph Mille, en 1637.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais ce sont les porcelaines de l'Extr&#234;me Orient qui repr&#233;sentent sans doute le mieux la part d'un r&#234;ve devenu somme toute assez commun, surtout au XVIIIe si&#232;cle, au cours duquel ces produits apparaissent tr&#232;s r&#233;pandus chez de simples particuliers comme dans les plus nobles demeures, &#224; ce paradoxe pr&#232;s qu'ils sont quasi absents des fouilles &#8211; &#224; quelques fragments pr&#232;s &#8211; sans doute en raison d'un souci de transmission qui les voit encore aujourd'hui conserv&#233;es en collection familiale ou disponibles sur le march&#233; des antiquit&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les porcelaines, des plus communes aux plus pr&#233;cieuses, sont pourtant tr&#232;s fr&#233;quemment mentionn&#233;es dans les actes notari&#233;s, et la litanie des citations constituerait un &#233;tonnant inventaire &#224; la Pr&#233;vert. Cela va de quelques pi&#232;ces, comme six assiettes en porcelaine chez le marchand confiseur Jean Jaubert d'Aix en 1748, &#224; des ensembles plus ostentatoires, comme en 1731 chez le conseiller de Lambert o&#249; sont cit&#233;es sept pi&#232;ces de porcelaines hautes en garniture de chemin&#233;e. Il y en a &#224; ne plus savoir o&#249; donner du regard chez le pr&#233;sident de Coriolis &#224; Aix, en 1712. On d&#233;nombre ainsi dans son &#171; cabinet sur les consoles &#187; plus d'une centaine de tasses, jattes, pots, gobelets, urnes et autres dont &#171; quatorze petites tasses en urnes de couleurs peintes avec leur garnitures et pied bois dor&#233; &#187; et encore &#171; deux cornets avec leurs couverts bois dor&#233; &#187; qui viennent de Chine pour la plupart, mais aussi du Japon. Monsieur de la Joyeuse Garde, en 1741, expose dans sa maison du cours d'Aix des urnes en porcelaine de Chine avec leur couvercle, ainsi qu'une jatte en porcelaine bleue avec son pied d'argent dor&#233;. S'y ajoutent chez le pr&#233;sident De Coriolis et monsieur de la Joyeuse Garde, des figurines de lions ou de femmes, des pagodes purement d&#233;coratives, de nombreuses pi&#232;ces blanches, couleur de biche, de caf&#233; d&#233;cor&#233;es de fleurs de diverses couleurs et d'or. Il est &#224; noter que les manufactures europ&#233;ennes n&#233;es de volont&#233;s royales d'imiter l'Empire du Milieu sont aussi repr&#233;sent&#233;es, et que chez certains de ces m&#234;mes aristocrates aixois figurent aussi des porcelaines issues des fabriques de Saxe ou de Saint-Cloud comme chez monsieur de Larmilli&#232;re en 1762.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Aix, les intermittences d'un artisanat </title>
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		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si Aix fut assez chichement dot&#233;e en terme d'artisanat de la c&#233;ramique, mis &#224; part une industrie tuili&#232;re continue et relativement florissante, nous avons vu qu'elle re&#231;ut r&#233;guli&#232;rement des fabricants depuis le Moyen &#194;ge, le plus souvent avec le soutien d'&#233;diles soucieux d'assurer le minimum n&#233;cessaire &#224; leurs concitoyens. Ce sont l&#224; des mentions &#233;crites t&#233;nues qui t&#233;moignent avec une fr&#233;quence suffisante pour que l'on imagine une pr&#233;sence intermittente, mais n&#233;anmoins significative. Ainsi, succ&#233;dant aux potiers form&#233;s &#224; l'&#233;cole de l'Italie qui ont tant &#339;uvr&#233; dans la premi&#232;re moiti&#233; du XVIe si&#232;cle, Fran&#231;ois Auriol, qualifi&#233; de fabricant d'&#233;cuelles qui exer&#231;ait auparavant &#224; Sisteron, s'installe-t-il suffisamment longtemps &#224; Aix pour y prendre, en 1562, un apprenti. Ce professionnel &#233;tait certainement dou&#233; de multiples capacit&#233;s, puisqu'il &#233;tait apte &#224; la confection de banales terres cuites de table, mais aussi de tuyaux verniss&#233;s et de carreaux de fa&#239;ence polychrome.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Artisan gyrovague, comme beaucoup de ses contemporains aux connaissances &#233;tendues, il poursuivit sa carri&#232;re &#224; La Tour-d'Aigues, Pertuis, puis Digne, avant que nous ne perdions sa trace. En l'&#233;tat de la recherche, il n'est plus question de potier de terre &#224; Aix, avant les derni&#232;res d&#233;cennies du XVIIe si&#232;cle. Un testament, dat&#233; de 1683 pass&#233; chez un notaire de Saint-Jean-de-Fos (H&#233;rault), nous apprend qu'Alexandre Hugol, originaire de la ville de Lyon, &#233;tait &#171; de la ville d'Aix o&#249; il avait boutique ouverte de son mestier de potier de terre &#187;, il d&#233;clare en outre &#171; devoir &#224; Pol Causse, la somme de 32 livres &#171; de son travail qu'il a fait chez luy audit Aix &#187;. Il y a donc bien &#224; cette &#233;poque au moins un atelier actif comptant un ma&#238;tre et un ouvrier, dont nous ignorons absolument ce qu'il fabriquait.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelques ann&#233;es plus tard, le registre de la Capitation de 1695, signale la pr&#233;sence de &#171; Henry Longuet potier de terre veuf a quatre gar&#231;ons Jean, Jacques, Joseph et Nicollas &#187; dans &#171; l'Isle Demeric et de Rebuffat cirurgiens &#187; sise au &#171; Faux Bourg des Cordelliers &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est plus que probable qu'il y eut d'autres c&#233;ramistes dont la pr&#233;sence et l'activit&#233; furent intermittentes. Claude Durbec, issu d'une famille de potier de Rians, s'est install&#233; &#224; Aix-en-Provence vers 1740 et y fut actif au moins jusqu'&#224; la fin des ann&#233;es 1770. Consid&#233;r&#233; dans la plupart des actes comme tuilier ou &#171; fabriquant de malons &#187;, cet homme &#224; l'honn&#234;te aisance, avait plus d'une corde &#224; son arc, comme nous l'apprenons &#224; l'occasion d'une mauvaise querelle qui lui est faite en 1748 par le corps des &#171; gipiers et ma&#238;tres ma&#231;ons &#187; qui cherchent &#224; l'imposer sur un m&#233;tier qui &#233;chappe &#224; l'emprise de leur confr&#233;rie. Le 19 ao&#251;t 1748, par devant le Bureau de Police de la ville, ils exigent qu'il paye un droit de ma&#238;trise et demande son agr&#233;gation forc&#233;e &#224; la confr&#233;rie en ces termes : &#171; Les prieurs du corps des Mes tailleurs de pierre, gipiers et mesme metier de cette ville ont presente requete au Bureau le 5 du Cant (courant) contre Claude Durbec et se sont present&#233;s au Bureau et ont dit quils demandent par leur requette quil feu inibe audit Durbec de faire des tuiles et autres ouvrages a paine dune amande et de dommages et interets attand&#251; nen a pas le droit pou netre pas maitre... &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sans surprise, le potier contre-attaque : &#171; Le dit Durbec est compar&#251; et sest raport&#233; au fins de sa requette contraire du (blanc) du meme mois et a requis detre mis hors dinstance sur la requete desdits prieurs &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est &#171; M. Mazet Procureur du Roi &#187; qui tranche la querelle en faveur du potier : &#171; a dit que par les statuts des ma&#231;ons il netoit du tout point parl&#233; des tuiliers et que les status ne souffrent point d&#233;xtantion que la fonction dominante de Durbec etoit de faire de la fayence, des tuyauts pour les fontaines et des malons verniss&#233;s pour les cuves quon lavait engag&#233; a faire une fabrique dans le territoire de cette ville pour linteret public que la fayencerie etoit un art liberal non sujet a maitrise ni a aucune sorte d'imposition que Durbec navoit aucun droit exclusif sur de tels ouvrages qu'on apporte en cette ville soit de St Zacarie de marseilles d'Auriol soit d'autres endroits et que si tous les divers fabriquans ne payoit aucun droit, Durbec ne devoit pas etre de pire condition qu'eux dont la fabrique avoit fait baisser le prix de ces differents ouvrages apport&#233;s en cette ville par lesd forains lui servant les habitans a meilleur comte au moyen de quoi il a conclud a ce que Durbec fut mis hors dinstance sur la requete desdits prieurs et quil leur fut inib&#233; de le troubler dans le service de sa fabrique&#8230; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce document fourmille de d&#233;tails concernant, outre l'approvisionnement de la cit&#233; depuis la vall&#233;e de l'Huveaune, l'organisation du march&#233; des produits c&#233;ramiques, la poursuite de la politique des consuls d'Aix qui soutiennent la pr&#233;sence des artisans dans le but &#233;nonc&#233; de peser sur les co&#251;ts, la libert&#233; compl&#232;te d'exercice de ce m&#233;tier et les capacit&#233;s techniques de Claude Durbec tuilier, certes, mais aussi faiseur de malons, d' &#171; escayes &#187; (tuiles plates) et borneaux (tuyaux) verniss&#233;s et de fa&#239;ence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le maintien de structures de production que l'on imagine modestes, faute peut-&#234;tre d'en conna&#238;tre l'organisation de d&#233;tail, est &#233;galement av&#233;r&#233; &#224; l'&#233;poque contemporaine, dans un contexte g&#233;n&#233;ral de floraison d'entreprises industrielles. Les fouilles conduites par Lucas Martin sur les terrains de l'ancienne Usine &#224; Gaz, rue Irma-Moreau, ont ainsi mis au jour les restes d'un atelier de poterie de la premi&#232;re moiti&#233; du XIXe si&#232;cle, dont des pi&#232;ces timbr&#233;es &#171; Rippert Fr&#232;res &#187; nous donnent la raison sociale de ses propri&#233;taires. Cet atelier fit l'objet en 1857 d'une autorisation qui sugg&#232;re un transfert au Cours Sainte-Anne, dans la propri&#233;t&#233; de la Dame Archambault. Il est tout &#224; fait possible, enfin, que cette installation ait &#233;t&#233; abandonn&#233;e au profit d'une implantation &#224; Martigues, autoris&#233;e en 1866.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Des fa&#239;ences d'Aix-en-Provence ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En sus du document ci-dessus qui laisse &#224; penser que Claude Durbec en avait la capacit&#233; et la pratique, quelques autres mentions &#233;crites laissent &#233;galement entrevoir &#224; Aix l'existence d'une fabrication de fa&#239;ence &#224; l'&#233;poque moderne. En 1695, un rapport d'estime des fruits de la bastide d'un d&#233;nomm&#233; Pierre Bosc, a pour protagoniste principal un certain Pierre Ostat &#171; ouvrier en vesselle de fa&#255;ence d'Aix &#187; dont nous ne savons rien d'autre. En 1788, une fabrique semble exister ou avoir exist&#233; assez longtemps pour &#234;tre identifiable dans le paysage aixois, dans l'actuel quartier de l'Arc de Meyran, pr&#232;s du cabaret du sieur Andr&#233; dit Paquet, ce qu'indique un bref rapport de police : &#171; ... nous Auguste bertrand bourgeois de cette ville d'Aix commissaire de police capitaine de quartier, me trouvant &#224; la promenade au quartier de Meirand au dessous de la fabrique de fayence, ayant apperc&#251; un attroupement de bourgeois &#187;. &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://aixenprovence.fr/Les-ceramiques-miroir-du-quotidien-aixois-2853" rel="directory"&gt;Les c&#233;ramiques, miroir du quotidien aixois &lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Si Aix fut assez chichement dot&#233;e en terme d'artisanat de la c&#233;ramique, mis &#224; part une industrie tuili&#232;re continue et relativement florissante, nous avons vu qu'elle re&#231;ut r&#233;guli&#232;rement des fabricants depuis le Moyen &#194;ge, le plus souvent avec le soutien d'&#233;diles soucieux d'assurer le minimum n&#233;cessaire &#224; leurs concitoyens. Ce sont l&#224; des mentions &#233;crites t&#233;nues qui t&#233;moignent avec une fr&#233;quence suffisante pour que l'on imagine une pr&#233;sence intermittente, mais n&#233;anmoins significative. Ainsi, succ&#233;dant aux potiers form&#233;s &#224; l'&#233;cole de l'Italie qui ont tant &#339;uvr&#233; dans la premi&#232;re moiti&#233; du XVIe si&#232;cle, Fran&#231;ois Auriol, qualifi&#233; de fabricant d'&#233;cuelles qui exer&#231;ait auparavant &#224; Sisteron, s'installe-t-il suffisamment longtemps &#224; Aix pour y prendre, en 1562, un apprenti. Ce professionnel &#233;tait certainement dou&#233; de multiples capacit&#233;s, puisqu'il &#233;tait apte &#224; la confection de banales terres cuites de table, mais aussi de tuyaux verniss&#233;s et de carreaux de fa&#239;ence polychrome.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Artisan gyrovague, comme beaucoup de ses contemporains aux connaissances &#233;tendues, il poursuivit sa carri&#232;re &#224; La Tour-d'Aigues, Pertuis, puis Digne, avant que nous ne perdions sa trace. En l'&#233;tat de la recherche, il n'est plus question de potier de terre &#224; Aix, avant les derni&#232;res d&#233;cennies du XVIIe si&#232;cle. Un testament, dat&#233; de 1683 pass&#233; chez un notaire de Saint-Jean-de-Fos (H&#233;rault), nous apprend qu'Alexandre Hugol, originaire de la ville de Lyon, &#233;tait &#171; de la ville d'Aix o&#249; il avait boutique ouverte de son mestier de potier de terre &#187;, il d&#233;clare en outre &#171; devoir &#224; Pol Causse, la somme de 32 livres &#171; de son travail qu'il a fait chez luy audit Aix &#187;. Il y a donc bien &#224; cette &#233;poque au moins un atelier actif comptant un ma&#238;tre et un ouvrier, dont nous ignorons absolument ce qu'il fabriquait.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quelques ann&#233;es plus tard, le registre de la Capitation de 1695, signale la pr&#233;sence de &#171; Henry Longuet potier de terre veuf a quatre gar&#231;ons Jean, Jacques, Joseph et Nicollas &#187; dans &#171; l'Isle Demeric et de Rebuffat cirurgiens &#187; sise au &#171; Faux Bourg des Cordelliers &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est plus que probable qu'il y eut d'autres c&#233;ramistes dont la pr&#233;sence et l'activit&#233; furent intermittentes. Claude Durbec, issu d'une famille de potier de Rians, s'est install&#233; &#224; Aix-en-Provence vers 1740 et y fut actif au moins jusqu'&#224; la fin des ann&#233;es 1770. Consid&#233;r&#233; dans la plupart des actes comme tuilier ou &#171; fabriquant de malons &#187;, cet homme &#224; l'honn&#234;te aisance, avait plus d'une corde &#224; son arc, comme nous l'apprenons &#224; l'occasion d'une mauvaise querelle qui lui est faite en 1748 par le corps des &#171; gipiers et ma&#238;tres ma&#231;ons &#187; qui cherchent &#224; l'imposer sur un m&#233;tier qui &#233;chappe &#224; l'emprise de leur confr&#233;rie. Le 19 ao&#251;t 1748, par devant le Bureau de Police de la ville, ils exigent qu'il paye un droit de ma&#238;trise et demande son agr&#233;gation forc&#233;e &#224; la confr&#233;rie en ces termes : &#171; Les prieurs du corps des Mes tailleurs de pierre, gipiers et mesme metier de cette ville ont presente requete au Bureau le 5 du Cant (courant) contre Claude Durbec et se sont present&#233;s au Bureau et ont dit quils demandent par leur requette quil feu inibe audit Durbec de faire des tuiles et autres ouvrages a paine dune amande et de dommages et interets attand&#251; nen a pas le droit pou netre pas maitre... &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sans surprise, le potier contre-attaque : &#171; Le dit Durbec est compar&#251; et sest raport&#233; au fins de sa requette contraire du (blanc) du meme mois et a requis detre mis hors dinstance sur la requete desdits prieurs &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est &#171; M. Mazet Procureur du Roi &#187; qui tranche la querelle en faveur du potier : &#171; a dit que par les statuts des ma&#231;ons il netoit du tout point parl&#233; des tuiliers et que les status ne souffrent point d&#233;xtantion que la fonction dominante de Durbec etoit de faire de la fayence, des tuyauts pour les fontaines et des malons verniss&#233;s pour les cuves quon lavait engag&#233; a faire une fabrique dans le territoire de cette ville pour linteret public que la fayencerie etoit un art liberal non sujet a maitrise ni a aucune sorte d'imposition que Durbec navoit aucun droit exclusif sur de tels ouvrages qu'on apporte en cette ville soit de St Zacarie de marseilles d'Auriol soit d'autres endroits et que si tous les divers fabriquans ne payoit aucun droit, Durbec ne devoit pas etre de pire condition qu'eux dont la fabrique avoit fait baisser le prix de ces differents ouvrages apport&#233;s en cette ville par lesd forains lui servant les habitans a meilleur comte au moyen de quoi il a conclud a ce que Durbec fut mis hors dinstance sur la requete desdits prieurs et quil leur fut inib&#233; de le troubler dans le service de sa fabrique&#8230; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce document fourmille de d&#233;tails concernant, outre l'approvisionnement de la cit&#233; depuis la vall&#233;e de l'Huveaune, l'organisation du march&#233; des produits c&#233;ramiques, la poursuite de la politique des consuls d'Aix qui soutiennent la pr&#233;sence des artisans dans le but &#233;nonc&#233; de peser sur les co&#251;ts, la libert&#233; compl&#232;te d'exercice de ce m&#233;tier et les capacit&#233;s techniques de Claude Durbec tuilier, certes, mais aussi faiseur de malons, d' &#171; escayes &#187; (tuiles plates) et borneaux (tuyaux) verniss&#233;s et de fa&#239;ence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le maintien de structures de production que l'on imagine modestes, faute peut-&#234;tre d'en conna&#238;tre l'organisation de d&#233;tail, est &#233;galement av&#233;r&#233; &#224; l'&#233;poque contemporaine, dans un contexte g&#233;n&#233;ral de floraison d'entreprises industrielles. Les fouilles conduites par Lucas Martin sur les terrains de l'ancienne Usine &#224; Gaz, rue Irma-Moreau, ont ainsi mis au jour les restes d'un atelier de poterie de la premi&#232;re moiti&#233; du XIXe si&#232;cle, dont des pi&#232;ces timbr&#233;es &#171; Rippert Fr&#232;res &#187; nous donnent la raison sociale de ses propri&#233;taires. Cet atelier fit l'objet en 1857 d'une autorisation qui sugg&#232;re un transfert au Cours Sainte-Anne, dans la propri&#233;t&#233; de la Dame Archambault. Il est tout &#224; fait possible, enfin, que cette installation ait &#233;t&#233; abandonn&#233;e au profit d'une implantation &#224; Martigues, autoris&#233;e en 1866.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong class=&#034;caractencadre-spip spip&#034;&gt;Des fa&#239;ences d'Aix-en-Provence ?&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
En sus du document ci-dessus qui laisse &#224; penser que Claude Durbec en avait la capacit&#233; et la pratique, quelques autres mentions &#233;crites laissent &#233;galement entrevoir &#224; Aix l'existence d'une fabrication de fa&#239;ence &#224; l'&#233;poque moderne. En 1695, un rapport d'estime des fruits de la bastide d'un d&#233;nomm&#233; Pierre Bosc, a pour protagoniste principal un certain Pierre Ostat &#171; ouvrier en vesselle de fa&#255;ence d'Aix &#187; dont nous ne savons rien d'autre. En 1788, une fabrique semble exister ou avoir exist&#233; assez longtemps pour &#234;tre identifiable dans le paysage aixois, dans l'actuel quartier de l'Arc de Meyran, pr&#232;s du cabaret du sieur Andr&#233; dit Paquet, ce qu'indique un bref rapport de police : &#171; ... nous Auguste bertrand bourgeois de cette ville d'Aix commissaire de police capitaine de quartier, me trouvant &#224; la promenade au quartier de Meirand au dessous de la fabrique de fayence, ayant apperc&#251; un attroupement de bourgeois &#187;. &lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Du go&#251;t de l'Italie &#224; une identit&#233; proven&#231;ale ? XVIe-XVIIIe s.</title>
		<link>https://aixenprovence.fr/Du-gout-de-l-Italie-a-une-identite-provencale-XVIe-XVIIIe-s</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_108159 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44703_89-b4280.png?1777036482' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108159 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Jarre estampill&#233;e &#224; l'&#233;cu de France et cha&#238;ne du Saint-Esprit, Fr&#233;jus, XVIIe s. Bastide d'Aix, coll. part. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;C'est sans doute encore au savoir-faire originaire de l'Italie ligure, du Pi&#233;mont et de la Toscane que se rattachent, peu ou prou, les nouveaux produits livr&#233;s via le commerce international et r&#233;gional, mais aussi ceux de l'industrie proven&#231;ale des XVIe et XVIIe si&#232;cles. Ce succ&#232;s est aussi celui d'une mode, d'un go&#251;t pour des objets de prix modeste, mais aux vernis color&#233;s, dont les variantes les plus appr&#233;ci&#233;es furent assur&#233;ment les terres cuites &#224; d&#233;cor d'engobes marbr&#233;s, imitant les veines des pierres.&lt;br class='autobr' /&gt;
Du point de vue de l'arch&#233;ologue, Fr&#233;jus, centre majeur de l'industrie c&#233;ramique au XVIe si&#232;cle, est le premier fournisseur proven&#231;al de &#171; terrailles &#187;, qui arrivent par bateaux dans le port de Marseille. Celui-ci redistribue dans l'arri&#232;re pays de rustiques bols, &#233;cuelles, jattes, pichets et pots de chambre, qui n'en connurent pas moins un d&#233;bit consid&#233;rable, m&#234;me si &#224; Aix, cette position &#233;minente n'est pas encore d&#233;montr&#233;e. Cette gamme de produits, color&#233;s en vert, orange et jaune, simples mais attrayants, est encore diffus&#233;e, mais en plus petit nombre au XVIIe si&#232;cle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Conjointement, Aix a re&#231;u des jarres estampill&#233;es de Fr&#233;jus comme de Biot, d&#233;di&#233;es principalement &#224; la resserre de l'huile, dont certaines encore conserv&#233;es en r&#233;emploi dans les jardins de ses bastides.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; Aix, comme dans le restant de la Basse-Provence, ce sont d'abord les d&#233;cors structur&#233;s &#224; l'engobe d&#232;s le XVIe si&#232;cle, puis concomitamment avec ceux qualifi&#233;s de jasp&#233;s, peign&#233;s ou marbr&#233;s au XVIIe si&#232;cle qui font flor&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108165 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44703_90-8bbfe.png?1777036482' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108165 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt; Coupe &#224; d&#233;cor d'engobes peign&#233;s, bassin de Saint-Maximin, Fouille des Thermes.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Les ateliers du bassin de Saint-Maximin, du Val de Trets, de Moustiers, puis de la vall&#233;e de l'Huveaune ont excell&#233; dans cette veine. Les ornements r&#233;alis&#233;s au barrolet (poire permettant de dessiner &#224; l'aide d'engobes) ou appliqu&#233;s au verre de lampe et avec des matrices ovales, ne se rattachent &#224; aucune tradition exog&#232;ne connue, et doivent donc &#234;tre consid&#233;r&#233;s, jusqu'&#224; preuve du contraire, comme une innovation m&#233;ridionale et sans doute proven&#231;ale .&lt;br class='autobr' /&gt;
En revanche, les m&#233;langes aux effets chatoyants et pr&#233;cieux sont directement dans la filiation des &#171; marmorizzatte &#187; de Pise, tout comme l'abondance des plats et &#233;cuelles aux ornements incis&#233;s &#224; la pointe &#171; au clou &#187;, rehauss&#233;s de vert de cuivre et de brun de fer, est fille de la &#171; graffita policroma &#187;, dont les fouilles ont livr&#233; et les originaux et leurs interpr&#233;tations r&#233;gionales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les sources historiques n'apportent que fort peu d'indices corroborant ce constat qui d&#233;coule pour l'essentiel des donn&#233;es de fouille. &#192; l'occasion cependant, quelques actes notari&#233;s font &#233;tat de &#171; terre jasp&#233;e &#187; ou indiquent une relation sans doute privil&#233;gi&#233;e entre la capitale de la Provence et le premier centre de la vall&#233;e de l'Huveaune, Saint-Zacharie, fondation d'artisans de Moustiers dans les premi&#232;res d&#233;cennies du XVIIe si&#232;cle.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la fin du XVIIe si&#232;cle encore, la dot d'Anne Gallois, femme de Barth&#233;l&#233;my Barriere, revendeur d'Aix r&#233;sidant dans la Maison du Sr Passaire place du march&#233;, deuxi&#232;me &#233;tage, &#233;num&#232;re &#171; Plus trois charges de terraille de St Zacarie consistant en potz platz assiettes et escuelles compos&#233;e de six nombres la charge quavons estim&#233; et apreti&#233; a neuf livres neuf sols qui est a raison de sept sols le nombre et trois livres trois solz la charche... &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108161 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44703_91-52a71.png?1777036482' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108161 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Pot de chambre &#224; d&#233;cor d'engobe appliqu&#233; et &#233;cuelle &#224; d&#233;cor d'engobe appliqu&#233;, atelier r&#233;gional, Rue de Littera. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La multiplication des ateliers dans le Midi, qui indique une adaptation &#224; un march&#233; &#233;largi, fa&#231;onne peu &#224; peu un vaisselier tr&#232;s enrichi au sein duquel les ateliers r&#233;gionaux tiennent une place de premier plan. Toutes les gammes de produits sont repr&#233;sent&#233;es sur la place aixoise et donc logiquement dans les fouilles.&lt;br class='autobr' /&gt;
La c&#233;ramique allant au feu se partage entre les marmites, toupins et po&#234;lons de Vallauris qui devient, &#224; partir du d&#233;but du XVIe si&#232;cle et au fil du temps, le g&#233;ant de l'industrie culinaire que l'on sait, aux d&#233;pens de Saint-Quentin qui figure pourtant encore dans le Tarif du maximum d'Aix de 1793 sous l'appellation Arles (point d'entr&#233;e en Provence). Celui-ci diff&#233;rencie neuf formes &#171; assiettes, plats, cruche, pots dit toupins en cinq tailles, gamelles dites tian en 4 tailles, les plats en 4, usine dit pechi&#233;, pot de chambre, Beringui&#232;re &#187;. Ce texte pr&#233;cieux &#233;num&#232;re &#233;galement tout ce qui peut arriver de Dieulefit, de Biot et Vallauris, regroup&#233;s sous la d&#233;nomination de leur port d'arriv&#233;e, Marseille.&lt;br class='autobr' /&gt;
En revanche, les sources sont bien moins prolixes en ce qui concerne les terres r&#233;fractaires de haute qualit&#233;, tourn&#233;es par les nombreux artisans de B&#233;doin en Vaucluse qui fut, d&#232;s le Moyen &#194;ge et jusqu'au XIXe si&#232;cle, un des grands centres de fabrication de poterie culinaire de la Provence, &#224; la diffusion mal reconnue, assur&#233;ment comtadine et sans doute au-del&#224;. Quelques rebords de marmite &#224; ressaut pourraient appartenir &#224; ce groupe m&#233;connu. Une &#171; oule &#187; noire &#224; p&#226;te grossi&#232;re, cuite en r&#233;duction, trouv&#233;e au 8, rue de Littera, prouve l'&#233;trange p&#233;rennit&#233; de techniques h&#233;rit&#233;es du Moyen &#194;ge, qui semblent s'&#234;tre prolong&#233;es dans la pratique de certains ateliers du Haut Var, sans doute &#224; Comps et peut-&#234;tre ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108163 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44703_92-a8a5b.png?1777036482' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108163 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Terrine verniss&#233;e et moul&#233;e de fleurs de lys, atelier r&#233;gional, Rue de Littera, XVIIe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Cette affirmation d'une identit&#233; proven&#231;ale aux contours impr&#233;cis se fait aussi par l'adoption des fa&#239;ences r&#233;gionales et au chef d'un des plus glorieux centres de production fran&#231;ais : Moustiers et ses satellites, dont le plus important est Varages. Quelques fragments t&#233;moignent de l'usage de produits plut&#244;t communs, les plus beaux &#233;tant encore conserv&#233;s en collection.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour l'anecdote, il convient enfin de signaler la d&#233;couverte d'un tr&#232;s modeste tesson de &#171; terres m&#234;l&#233;es &#187; d'Apt, sans doute de la fin du XVIIIe si&#232;cle, qui atteste n&#233;anmoins de la diffusion des fabriques vauclusiennes, tout comme quelques inventaires recelant des objets identifi&#233;s comme d'Apt ou du Castellet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://aixenprovence.fr/Les-ceramiques-miroir-du-quotidien-aixois-2853" rel="directory"&gt;Les c&#233;ramiques, miroir du quotidien aixois &lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_108159 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44703_89-b61f8.png?1776862012' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108159 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Jarre estampill&#233;e &#224; l'&#233;cu de France et cha&#238;ne du Saint-Esprit, Fr&#233;jus, XVIIe s. Bastide d'Aix, coll. part. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;C'est sans doute encore au savoir-faire originaire de l'Italie ligure, du Pi&#233;mont et de la Toscane que se rattachent, peu ou prou, les nouveaux produits livr&#233;s via le commerce international et r&#233;gional, mais aussi ceux de l'industrie proven&#231;ale des XVIe et XVIIe si&#232;cles. Ce succ&#232;s est aussi celui d'une mode, d'un go&#251;t pour des objets de prix modeste, mais aux vernis color&#233;s, dont les variantes les plus appr&#233;ci&#233;es furent assur&#233;ment les terres cuites &#224; d&#233;cor d'engobes marbr&#233;s, imitant les veines des pierres.&lt;br class='autobr' /&gt;
Du point de vue de l'arch&#233;ologue, Fr&#233;jus, centre majeur de l'industrie c&#233;ramique au XVIe si&#232;cle, est le premier fournisseur proven&#231;al de &#171; terrailles &#187;, qui arrivent par bateaux dans le port de Marseille. Celui-ci redistribue dans l'arri&#232;re pays de rustiques bols, &#233;cuelles, jattes, pichets et pots de chambre, qui n'en connurent pas moins un d&#233;bit consid&#233;rable, m&#234;me si &#224; Aix, cette position &#233;minente n'est pas encore d&#233;montr&#233;e. Cette gamme de produits, color&#233;s en vert, orange et jaune, simples mais attrayants, est encore diffus&#233;e, mais en plus petit nombre au XVIIe si&#232;cle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Conjointement, Aix a re&#231;u des jarres estampill&#233;es de Fr&#233;jus comme de Biot, d&#233;di&#233;es principalement &#224; la resserre de l'huile, dont certaines encore conserv&#233;es en r&#233;emploi dans les jardins de ses bastides.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; Aix, comme dans le restant de la Basse-Provence, ce sont d'abord les d&#233;cors structur&#233;s &#224; l'engobe d&#232;s le XVIe si&#232;cle, puis concomitamment avec ceux qualifi&#233;s de jasp&#233;s, peign&#233;s ou marbr&#233;s au XVIIe si&#232;cle qui font flor&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108165 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44703_90-a205e.png?1776862012' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108165 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt; Coupe &#224; d&#233;cor d'engobes peign&#233;s, bassin de Saint-Maximin, Fouille des Thermes.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Les ateliers du bassin de Saint-Maximin, du Val de Trets, de Moustiers, puis de la vall&#233;e de l'Huveaune ont excell&#233; dans cette veine. Les ornements r&#233;alis&#233;s au barrolet (poire permettant de dessiner &#224; l'aide d'engobes) ou appliqu&#233;s au verre de lampe et avec des matrices ovales, ne se rattachent &#224; aucune tradition exog&#232;ne connue, et doivent donc &#234;tre consid&#233;r&#233;s, jusqu'&#224; preuve du contraire, comme une innovation m&#233;ridionale et sans doute proven&#231;ale .&lt;br class='autobr' /&gt;
En revanche, les m&#233;langes aux effets chatoyants et pr&#233;cieux sont directement dans la filiation des &#171; marmorizzatte &#187; de Pise, tout comme l'abondance des plats et &#233;cuelles aux ornements incis&#233;s &#224; la pointe &#171; au clou &#187;, rehauss&#233;s de vert de cuivre et de brun de fer, est fille de la &#171; graffita policroma &#187;, dont les fouilles ont livr&#233; et les originaux et leurs interpr&#233;tations r&#233;gionales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les sources historiques n'apportent que fort peu d'indices corroborant ce constat qui d&#233;coule pour l'essentiel des donn&#233;es de fouille. &#192; l'occasion cependant, quelques actes notari&#233;s font &#233;tat de &#171; terre jasp&#233;e &#187; ou indiquent une relation sans doute privil&#233;gi&#233;e entre la capitale de la Provence et le premier centre de la vall&#233;e de l'Huveaune, Saint-Zacharie, fondation d'artisans de Moustiers dans les premi&#232;res d&#233;cennies du XVIIe si&#232;cle.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la fin du XVIIe si&#232;cle encore, la dot d'Anne Gallois, femme de Barth&#233;l&#233;my Barriere, revendeur d'Aix r&#233;sidant dans la Maison du Sr Passaire place du march&#233;, deuxi&#232;me &#233;tage, &#233;num&#232;re &#171; Plus trois charges de terraille de St Zacarie consistant en potz platz assiettes et escuelles compos&#233;e de six nombres la charge quavons estim&#233; et apreti&#233; a neuf livres neuf sols qui est a raison de sept sols le nombre et trois livres trois solz la charche... &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108161 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44703_91-f71e1.png?1776862012' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108161 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Pot de chambre &#224; d&#233;cor d'engobe appliqu&#233; et &#233;cuelle &#224; d&#233;cor d'engobe appliqu&#233;, atelier r&#233;gional, Rue de Littera. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La multiplication des ateliers dans le Midi, qui indique une adaptation &#224; un march&#233; &#233;largi, fa&#231;onne peu &#224; peu un vaisselier tr&#232;s enrichi au sein duquel les ateliers r&#233;gionaux tiennent une place de premier plan. Toutes les gammes de produits sont repr&#233;sent&#233;es sur la place aixoise et donc logiquement dans les fouilles.&lt;br class='autobr' /&gt;
La c&#233;ramique allant au feu se partage entre les marmites, toupins et po&#234;lons de Vallauris qui devient, &#224; partir du d&#233;but du XVIe si&#232;cle et au fil du temps, le g&#233;ant de l'industrie culinaire que l'on sait, aux d&#233;pens de Saint-Quentin qui figure pourtant encore dans le Tarif du maximum d'Aix de 1793 sous l'appellation Arles (point d'entr&#233;e en Provence). Celui-ci diff&#233;rencie neuf formes &#171; assiettes, plats, cruche, pots dit toupins en cinq tailles, gamelles dites tian en 4 tailles, les plats en 4, usine dit pechi&#233;, pot de chambre, Beringui&#232;re &#187;. Ce texte pr&#233;cieux &#233;num&#232;re &#233;galement tout ce qui peut arriver de Dieulefit, de Biot et Vallauris, regroup&#233;s sous la d&#233;nomination de leur port d'arriv&#233;e, Marseille.&lt;br class='autobr' /&gt;
En revanche, les sources sont bien moins prolixes en ce qui concerne les terres r&#233;fractaires de haute qualit&#233;, tourn&#233;es par les nombreux artisans de B&#233;doin en Vaucluse qui fut, d&#232;s le Moyen &#194;ge et jusqu'au XIXe si&#232;cle, un des grands centres de fabrication de poterie culinaire de la Provence, &#224; la diffusion mal reconnue, assur&#233;ment comtadine et sans doute au-del&#224;. Quelques rebords de marmite &#224; ressaut pourraient appartenir &#224; ce groupe m&#233;connu. Une &#171; oule &#187; noire &#224; p&#226;te grossi&#232;re, cuite en r&#233;duction, trouv&#233;e au 8, rue de Littera, prouve l'&#233;trange p&#233;rennit&#233; de techniques h&#233;rit&#233;es du Moyen &#194;ge, qui semblent s'&#234;tre prolong&#233;es dans la pratique de certains ateliers du Haut Var, sans doute &#224; Comps et peut-&#234;tre ailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108163 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44703_92-5045c.png?1776862012' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
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&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Cette affirmation d'une identit&#233; proven&#231;ale aux contours impr&#233;cis se fait aussi par l'adoption des fa&#239;ences r&#233;gionales et au chef d'un des plus glorieux centres de production fran&#231;ais : Moustiers et ses satellites, dont le plus important est Varages. Quelques fragments t&#233;moignent de l'usage de produits plut&#244;t communs, les plus beaux &#233;tant encore conserv&#233;s en collection.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour l'anecdote, il convient enfin de signaler la d&#233;couverte d'un tr&#232;s modeste tesson de &#171; terres m&#234;l&#233;es &#187; d'Apt, sans doute de la fin du XVIIIe si&#232;cle, qui atteste n&#233;anmoins de la diffusion des fabriques vauclusiennes, tout comme quelques inventaires recelant des objets identifi&#233;s comme d'Apt ou du Castellet.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'installation de potiers &#224; Aix : une politique d'accueil et un savoir-faire italien </title>
		<link>https://aixenprovence.fr/L-installation-de-potiers-a-Aix-une-politique-d-accueil-et-un-savoir-faire-44701</link>
		<guid isPermaLink="true">https://aixenprovence.fr/L-installation-de-potiers-a-Aix-une-politique-d-accueil-et-un-savoir-faire-44701</guid>
		<dc:date>2026-04-24T13:13:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_108155 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44701_87-530a7.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108155 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Bol &#224; d&#233;cor de fleur de lys incis&#233;e, Rue de Littera, Aix ou Manosque ? XVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Au milieu du XVe si&#232;cle, la situation change, dans un contexte &#233;conomique t&#233;moignant sans doute d'un besoin nouveau et d'une &#233;l&#233;vation du niveau de vie des Aixois. Dans la logique des approvisionnements de la ville qui re&#231;oit au XVe si&#232;cle r&#233;guli&#232;rement, nous disent les textes, des &#171; oules &#187; et autres &#171; terrailles &#187; confectionn&#233;es &#224; Apt, la communaut&#233; intervient directement pour &#233;tablir des potiers dans la ville et favorise leur installation gr&#226;ce &#224; une politique d'accueil. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi une convention est pass&#233;e en 1448 en faveur d'Antoine Gausi, originaire d'Apt justement. Au terme de cet accord, le potier s'engage &#224; r&#233;sider &#224; Aix et &#224; y exercer son art pendant deux ans. En &#233;change de quoi, la ville lui assure une location de logement et une avance pour l'achat de l'alquifoux pour la confection du vernis et la r&#233;paration de la couverture du four. Une boutique lui est en outre conc&#233;d&#233;e sur la place du march&#233;. On ignore si Antoine Gausi &#233;tait le seul potier &#224; exercer son m&#233;tier entre 1450 et 1470, mais d&#232;s 1474, c'est un potier italien venu d'un grand centre d'artisanat c&#233;ramique, Petrus de Pisa, qui profite &#224; son tour d'avantages et de subventions pour s'installer dans la ville au sein d'une soci&#233;t&#233; qu'il partage avec Antoine Giraud. L'acte &#233;num&#233;rant les objets produits est r&#233;v&#233;lateur des mutations en cours dans l'instrumentum domestique proven&#231;al. On y d&#233;nombre des marmites, mais aussi des &#233;cuelles et des pichets, formes nouvelles qui se retrouvent en abondance dans les contextes arch&#233;ologiques de la fin du XVe s. et du si&#232;cle suivant. Un autre personnage central, Andreas Nico, artisan pisano-ligure, fait son apparition en 1505. Ce &#171; p&#232;re &#187; de la c&#233;ramique moderne en Provence partage son activit&#233; entre Manosque et Aix o&#249; il r&#233;side &#224; temps partiel, se faisant seconder par des compatriotes, tel que Pierre de M&#233;riado de Savone. Dans un contrat d&#233;cennal qu'il conclut avec la ville, il lui faut assurer l'entretien des fontaines et tenir une boutique de son art. La localisation de son atelier est incertaine, apparemment intra-muros, confrontant les remparts, une rue publique, une tour de l'enceinte et le cimeti&#232;re Saint-Sauveur selon des actes pass&#233;s entre 1512 et 1525. Ce potier, commer&#231;ant et fort actif, faisait des ouvrages en terre engob&#233;e et verniss&#233;e, mais il pratiquait aussi l'art de la fa&#239;ence qu'il enseigna &#224; Avignon. Cette connaissance de l'art des couleurs est attest&#233;e par une commande d'ogives et de carreaux azurs pour les Carmes de Manosque.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108157 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44701_88-69984.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108157 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;M&#233;daillon en fa&#239;ence moul&#233;e dans le style Della Robbia, Maison du Chapitre, fin XVe-d&#233;but XVIe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;&#192; la fin de sa vie, son atelier fut lou&#233; en 1512 &#224; Nicolas Marini et &#224; son d&#233;c&#232;s en 1517, sa veuve poursuit l'ensemble de ses activit&#233;s. Nicolas Marini tient aussi un atelier dans le voisinage de celui de Nico entre 1513 et 1545. Ainsi, au d&#233;but du XVIe si&#232;cle, il semble bien qu'un petit &#238;lot artisanal se soit constitu&#233; dans la zone du cimeti&#232;re Saint-Sauveur, avec la pr&#233;sence d'autres artisans form&#233;s &#224; Manosque dont Laurent Borelli, probablement italien, faiseur d'&#233;cuelles de Fr&#233;jus. Il reste cependant &#224; attribuer &#224; l'un de ces artisans aixois ou manosquin, les s&#233;ries arch&#233;ologiques de bols et autres ouvrages engob&#233;s et gla&#231;ur&#233;s, si fr&#233;quents dans les contextes proven&#231;aux de cette &#233;poque. Tr&#232;s semblables dans leur forme comme dans les motifs incis&#233;s ou peints &#224; la croix vert de cuivre et brun de fer, seules des analyses de p&#226;tes en laboratoire peuvent les s&#233;parer avec certitude. &lt;br class='autobr' /&gt;
In fine, le savoir-faire italien est encore illustr&#233; sur la fa&#231;ade de la maison du Chapitre, mise au jour en 1987. Deux m&#233;daillons, plac&#233;s de part et d'autre d'une grande fen&#234;tre &#224; meneaux, sont dans le style des ateliers Della Robbia du dernier tiers du XVe si&#232;cle - premiers tiers du XVIe si&#232;cle. Sur l'un, d&#233;pos&#233; au mus&#233;e Lapidaire de la cath&#233;drale Saint-Sauveur, le buste d'une figure f&#233;minine en robe bleue est bord&#233; de feuillages en guirlandes et de fruits. Ces motifs moul&#233;s et simplifi&#233;s, pourraient avoir &#233;t&#233; import&#233;s ou imit&#233;s localement par des potiers venus d'Italie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://aixenprovence.fr/Les-ceramiques-miroir-du-quotidien-aixois-2853" rel="directory"&gt;Les c&#233;ramiques, miroir du quotidien aixois &lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_108155 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44701_87-ab3d1.png?1776861387' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108155 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Bol &#224; d&#233;cor de fleur de lys incis&#233;e, Rue de Littera, Aix ou Manosque ? XVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Au milieu du XVe si&#232;cle, la situation change, dans un contexte &#233;conomique t&#233;moignant sans doute d'un besoin nouveau et d'une &#233;l&#233;vation du niveau de vie des Aixois. Dans la logique des approvisionnements de la ville qui re&#231;oit au XVe si&#232;cle r&#233;guli&#232;rement, nous disent les textes, des &#171; oules &#187; et autres &#171; terrailles &#187; confectionn&#233;es &#224; Apt, la communaut&#233; intervient directement pour &#233;tablir des potiers dans la ville et favorise leur installation gr&#226;ce &#224; une politique d'accueil. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi une convention est pass&#233;e en 1448 en faveur d'Antoine Gausi, originaire d'Apt justement. Au terme de cet accord, le potier s'engage &#224; r&#233;sider &#224; Aix et &#224; y exercer son art pendant deux ans. En &#233;change de quoi, la ville lui assure une location de logement et une avance pour l'achat de l'alquifoux pour la confection du vernis et la r&#233;paration de la couverture du four. Une boutique lui est en outre conc&#233;d&#233;e sur la place du march&#233;. On ignore si Antoine Gausi &#233;tait le seul potier &#224; exercer son m&#233;tier entre 1450 et 1470, mais d&#232;s 1474, c'est un potier italien venu d'un grand centre d'artisanat c&#233;ramique, Petrus de Pisa, qui profite &#224; son tour d'avantages et de subventions pour s'installer dans la ville au sein d'une soci&#233;t&#233; qu'il partage avec Antoine Giraud. L'acte &#233;num&#233;rant les objets produits est r&#233;v&#233;lateur des mutations en cours dans l'instrumentum domestique proven&#231;al. On y d&#233;nombre des marmites, mais aussi des &#233;cuelles et des pichets, formes nouvelles qui se retrouvent en abondance dans les contextes arch&#233;ologiques de la fin du XVe s. et du si&#232;cle suivant. Un autre personnage central, Andreas Nico, artisan pisano-ligure, fait son apparition en 1505. Ce &#171; p&#232;re &#187; de la c&#233;ramique moderne en Provence partage son activit&#233; entre Manosque et Aix o&#249; il r&#233;side &#224; temps partiel, se faisant seconder par des compatriotes, tel que Pierre de M&#233;riado de Savone. Dans un contrat d&#233;cennal qu'il conclut avec la ville, il lui faut assurer l'entretien des fontaines et tenir une boutique de son art. La localisation de son atelier est incertaine, apparemment intra-muros, confrontant les remparts, une rue publique, une tour de l'enceinte et le cimeti&#232;re Saint-Sauveur selon des actes pass&#233;s entre 1512 et 1525. Ce potier, commer&#231;ant et fort actif, faisait des ouvrages en terre engob&#233;e et verniss&#233;e, mais il pratiquait aussi l'art de la fa&#239;ence qu'il enseigna &#224; Avignon. Cette connaissance de l'art des couleurs est attest&#233;e par une commande d'ogives et de carreaux azurs pour les Carmes de Manosque.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108157 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44701_88-0f137.png?1776861387' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108157 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;M&#233;daillon en fa&#239;ence moul&#233;e dans le style Della Robbia, Maison du Chapitre, fin XVe-d&#233;but XVIe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;&#192; la fin de sa vie, son atelier fut lou&#233; en 1512 &#224; Nicolas Marini et &#224; son d&#233;c&#232;s en 1517, sa veuve poursuit l'ensemble de ses activit&#233;s. Nicolas Marini tient aussi un atelier dans le voisinage de celui de Nico entre 1513 et 1545. Ainsi, au d&#233;but du XVIe si&#232;cle, il semble bien qu'un petit &#238;lot artisanal se soit constitu&#233; dans la zone du cimeti&#232;re Saint-Sauveur, avec la pr&#233;sence d'autres artisans form&#233;s &#224; Manosque dont Laurent Borelli, probablement italien, faiseur d'&#233;cuelles de Fr&#233;jus. Il reste cependant &#224; attribuer &#224; l'un de ces artisans aixois ou manosquin, les s&#233;ries arch&#233;ologiques de bols et autres ouvrages engob&#233;s et gla&#231;ur&#233;s, si fr&#233;quents dans les contextes proven&#231;aux de cette &#233;poque. Tr&#232;s semblables dans leur forme comme dans les motifs incis&#233;s ou peints &#224; la croix vert de cuivre et brun de fer, seules des analyses de p&#226;tes en laboratoire peuvent les s&#233;parer avec certitude. &lt;br class='autobr' /&gt;
In fine, le savoir-faire italien est encore illustr&#233; sur la fa&#231;ade de la maison du Chapitre, mise au jour en 1987. Deux m&#233;daillons, plac&#233;s de part et d'autre d'une grande fen&#234;tre &#224; meneaux, sont dans le style des ateliers Della Robbia du dernier tiers du XVe si&#232;cle - premiers tiers du XVIe si&#232;cle. Sur l'un, d&#233;pos&#233; au mus&#233;e Lapidaire de la cath&#233;drale Saint-Sauveur, le buste d'une figure f&#233;minine en robe bleue est bord&#233; de feuillages en guirlandes et de fruits. Ces motifs moul&#233;s et simplifi&#233;s, pourraient avoir &#233;t&#233; import&#233;s ou imit&#233;s localement par des potiers venus d'Italie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;nigme de Bougie : entre Moyen-Age et &#233;poque Moderne</title>
		<link>https://aixenprovence.fr/L-enigme-de-Bougie-entre-Moyen-Age-et-epoque-Moderne</link>
		<guid isPermaLink="true">https://aixenprovence.fr/L-enigme-de-Bougie-entre-Moyen-Age-et-epoque-Moderne</guid>
		<dc:date>2026-04-24T13:13:17Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les mentions de c&#233;ramiques dites en terre de Bougie (Bugeya, Bugia) ou de B&#233;gier, pr&#233;sentes dans des inventaires mobiliers apr&#232;s d&#233;c&#232;s ou dans les comptes et tarifs de p&#233;ages proven&#231;aux et ligures, restent &#224; ce jour, &#233;nigmatiques. Il n'en demeure pas moins qu'elles figurent chez des gens ais&#233;s et &#233;voquent de la belle vaisselle, venue de Bougie (Beja&#239;a) dans ce qu'il est convenu d'appeler alors la Barbarie. Les liens commerciaux avec Marseille en sont bien connus depuis le XIIIe s. jusqu'au XVe s. o&#249; le Foundouk des marseillais &#224; Bougie est un lieu tr&#232;s actif. Cette c&#233;ramique, identifi&#233;e clairement par les notaires, est signal&#233;e plusieurs fois &#224; Aix, en 1436 dans l'inventaire de tutelle pour les enfants de Plantalion de Molin, en 1460, &#224; Puyricard apr&#232;s le d&#233;c&#232;s de Noble Jean Bonilis, ou en 1504 dans l'inventaire des biens d'Antoine de Rive. Le pichet que poss&#232;de Louis Audibert, pl&#226;trier d'Aix en 1458, est un objet de prix rang&#233; dans une caisse fermant &#224; clef ; la tasse d'Antoine de Rive, boulanger ou les trois pots de Pierre Basilhe en 1500, sont signal&#233;s comme des &#339;uvres de qualit&#233;. Mais &#224; quelles trouvailles arch&#233;ologiques correspondent ces ouvrages ? S'agit-il de c&#233;ramiques &#224; lustre m&#233;tallique d'origine espagnole ayant transit&#233; par Bougie ou d'une appellation g&#233;n&#233;rique recouvrant des r&#233;alit&#233;s orientales ? Il n'en demeure pas moins, que ces mentions perdurent jusqu'au XVIIe si&#232;cle et qu'un pr&#234;tre aixois, Louis Trouihas, en 1648, compte parmi ses meubles &#171; un grand plat de terre de constantinople apelle begier &#187; et &#171; ung pot de terre de pize appelle begier &#187; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://aixenprovence.fr/Les-ceramiques-miroir-du-quotidien-aixois-2853" rel="directory"&gt;Les c&#233;ramiques, miroir du quotidien aixois &lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les mentions de c&#233;ramiques dites en terre de Bougie (Bugeya, Bugia) ou de B&#233;gier, pr&#233;sentes dans des inventaires mobiliers apr&#232;s d&#233;c&#232;s ou dans les comptes et tarifs de p&#233;ages proven&#231;aux et ligures, restent &#224; ce jour, &#233;nigmatiques. Il n'en demeure pas moins qu'elles figurent chez des gens ais&#233;s et &#233;voquent de la belle vaisselle, venue de Bougie (Beja&#239;a) dans ce qu'il est convenu d'appeler alors la Barbarie. Les liens commerciaux avec Marseille en sont bien connus depuis le XIIIe s. jusqu'au XVe s. o&#249; le Foundouk des marseillais &#224; Bougie est un lieu tr&#232;s actif. Cette c&#233;ramique, identifi&#233;e clairement par les notaires, est signal&#233;e plusieurs fois &#224; Aix, en 1436 dans l'inventaire de tutelle pour les enfants de Plantalion de Molin, en 1460, &#224; Puyricard apr&#232;s le d&#233;c&#232;s de Noble Jean Bonilis, ou en 1504 dans l'inventaire des biens d'Antoine de Rive. Le pichet que poss&#232;de Louis Audibert, pl&#226;trier d'Aix en 1458, est un objet de prix rang&#233; dans une caisse fermant &#224; clef ; la tasse d'Antoine de Rive, boulanger ou les trois pots de Pierre Basilhe en 1500, sont signal&#233;s comme des &#339;uvres de qualit&#233;. Mais &#224; quelles trouvailles arch&#233;ologiques correspondent ces ouvrages ? S'agit-il de c&#233;ramiques &#224; lustre m&#233;tallique d'origine espagnole ayant transit&#233; par Bougie ou d'une appellation g&#233;n&#233;rique recouvrant des r&#233;alit&#233;s orientales ? Il n'en demeure pas moins, que ces mentions perdurent jusqu'au XVIIe si&#232;cle et qu'un pr&#234;tre aixois, Louis Trouihas, en 1648, compte parmi ses meubles &#171; un grand plat de terre de constantinople apelle begier &#187; et &#171; ung pot de terre de pize appelle begier &#187; !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Aix et la M&#233;diterran&#233;e : entre Moyen &#194;ge et &#201;poque moderne</title>
		<link>https://aixenprovence.fr/Aix-et-la-Mediterranee-entre-Moyen-Age-et-Epoque-moderne</link>
		<guid isPermaLink="true">https://aixenprovence.fr/Aix-et-la-Mediterranee-entre-Moyen-Age-et-Epoque-moderne</guid>
		<dc:date>2026-04-24T13:13:14Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_108133 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://aixenprovence.fr/IMG/png/archeo44695_81.png' title='Coupelle &#233;maill&#233;e, d&#233;cor bleu et brun, Tunisie, Palais &#233;piscopal, XIIIe s. ' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_81-1ca31-f8db0.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108133 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Coupelle &#233;maill&#233;e, d&#233;cor bleu et brun, Tunisie, Palais &#233;piscopal, XIIIe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La ville d'Aix b&#233;n&#233;ficie amplement du grand commerce m&#233;diterran&#233;en, par le truchement du port de Marseille. Les comptages et &#233;valuations &#171; en nombre minimum d'individus &#187; qui rendent compte du nombre d'objets arch&#233;ologiquement complets, r&#233;alis&#233;s &#224; partir des contextes de fouilles, montrent dans la plupart des cas une belle proportion d'importations qui atteint son maximum, soit les trois-quarts des pi&#232;ces, dans le couvent des nobles dames de Nazareth. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais tous les sites n'ont pas connus, entre le XIIe et le XIVe si&#232;cle, ce riche achalandage, bien que de plus modestes s&#233;ries, sur d'autres sites aixois refl&#232;tent cependant des arrivages de m&#234;me origine, venus des quatre coins de la M&#233;diterran&#233;e, en particulier dans le palais de l'Archev&#234;ch&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
La M&#233;diterran&#233;e arabe livre un petit lot de c&#233;ramiques identifiables seulement &#224; partir de la fin du XIIe si&#232;cle. &#192; l'image de la plupart des contextes proven&#231;aux contemporains, on y d&#233;nombre des pichets, des coupelles et une seule lampe &#224; gla&#231;ure verte originaires de Sicile ou du Maghreb, ainsi que des fa&#239;ences peintes en bleu de cobalt et en brun venus de l'Ifriqiya (actuelle Tunisie). Parall&#232;lement, de rares majoliques de Sicile, peintes selon la m&#234;me bichromie sont aussi recens&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108135 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_82-e6238.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108135 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Margelle de puits &#224; d&#233;cor imprim&#233;, Andalousie, couvent des dominicaines de Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;De grandes jarres pour contenir de l'eau, dont des fragments ont &#233;t&#233; exhum&#233;s au Prieur&#233; de la Sainte-Victoire ainsi qu'une exceptionnelle margelle de puits &#224; pans coup&#233;s dans la cour du couvent de Notre-Dame de Nazareth, illustrent ces grands contenants d'une superbe qualit&#233; plastique. Leur d&#233;cor islamisant divis&#233; en registres, imprim&#233; au tampon sous gla&#231;ure, renvoie &#224; des mod&#232;les almoravides et almohades du Maghreb. Mais ces motifs tr&#232;s st&#233;r&#233;otyp&#233;s, sont aussi tr&#232;s proches de ceux produits dans la p&#233;ninsule hispanique, en Andalousie et au Portugal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des vases tout aussi luxueux, en p&#226;te siliceuse rev&#234;tue de gla&#231;ure alcaline, sont parvenus de la vall&#233;e de l'Euphrate ou de la Syrie jusqu'au couvent de Notre-Dame de Nazareth, sans doute par le relais chypriote qui n'est repr&#233;sent&#233;, pour sa part, que par un fragment de coupelle engob&#233;e sous gla&#231;ure orn&#233; de palmettes en champlev&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108139 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_83-0fd9e.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108139 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;oupes &#224; d&#233;cor &#171; a sgraffito &#187;, Ligurie, couvent des dominicaines de Notre-Dame de Nazareth, XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Mais le vrai march&#233; de la c&#233;ramique au bas Moyen &#194;ge est &#233;cartel&#233; entre les deux p&#233;ninsules, l'Italie et l'Espagne, qui fournissent des th&#233;ories de terres cuites, des plus communes aux plus sophistiqu&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
La proche Ligurie fournit, d&#232;s la fin du XIIe et pendant tout le XIIIe si&#232;cle, des c&#233;ramiques de table et de cuisine. L'origine de jattes et marmites en argile model&#233;e gla&#231;ur&#233;e, consid&#233;r&#233;es comme ligures d'apr&#232;s leur concentration et diffusion en zone littorale, est aujourd'hui remise en question au vu des analyses p&#233;trographiques des p&#226;tes. N&#233;anmoins aucune comparaison ne permet de les attribuer &#224; un centre italique, &#233;g&#233;en ou espagnol ayant produit ce type de vases culinaires &#224; gros tenons de pr&#233;hension, certes frustes mais n&#233;anmoins verniss&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'origine de la vaisselle engob&#233;e et incis&#233;e, dite &#171; graffita arcaica tirrenica &#187;, est par contre bien assur&#233;e et de beaux services, essentiellement des formes ouvertes, produites &#224; Savone sont tr&#232;s pr&#233;sentes sur les tables aixoises. La Toscane livre pour sa part des majoliques de Pise, peintes en vert et brun, des bols, des coupes et des pichets, avec alternance de rev&#234;tement au plomb donnant une couleur rouge &#224; l'int&#233;rieur ou &#224; l'ext&#233;rieur des formes. D'autres mod&#232;les peu fr&#233;quents, peints en bleu et brun sur &#233;mail sont produits dans le val d'Arno &#224; Montelupo.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108141 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_84-93300.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108141 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Coupes en fa&#239;ence, d&#233;cor vert et brun, Barcelone, couvent des dominicaines de Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; l'Espagne redevenue chr&#233;tienne, elle livre depuis la Catalogne, des formes utilitaires telles que de grands bassins ou de grosses cruches simplement verniss&#233;s en jaune miel ou vert, produits dans les ateliers de Barcelone. Les services &#233;maill&#233;s et peints en vert et brun qui les accompagnent, regroupent des &#233;cuelles, bols, coupes, ainsi que des lampes &#224; coupelle et anneau de suspension.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les importations les plus luxueuses proviennent des ateliers andalous de Malaga et Valence qui ont rivalis&#233; de virtuosit&#233;. La documentation recueillie &#224; Aix, dans le couvent royal, constitue &#224; ce jour le plus extraordinaire r&#233;pertoire de bols, coupes, lampes, pichets &#224; d&#233;cor bleu de cobalt rehauss&#233; de lustre m&#233;tallique de la fin du XIIIe si&#232;cle et du d&#233;but du XIVe si&#232;cle. Cette quantit&#233; d'artefacts de grande qualit&#233; est unique en Provence, tout comme les s&#233;ries peintes en vert et brun, issues des officines valenciennes.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la fin du Moyen &#194;ge, si la Catalogne continue d'approvisionner en contenants verniss&#233;s, Valence devient en revanche l'unique fournisseur de &#171; loza daurada &#187;, produite alors en masse et qui envahit tout le march&#233; pendant les XVe et XVIe si&#232;cle .&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108145 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_85-339d4.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108145 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;vaisselle d&#233;cor&#233;e en bleu et lustre, Valence, couvent des dominicaines de Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les sources &#233;crites concernant les produits d'apothicairerie en rendent compte &#224; leur fa&#231;on, elliptique. Elles &#233;voquent cependant bien la r&#233;alit&#233; des &#233;changes avec l'Espagne. L'inventaire de l'apothicaire d'Aix-en-Provence, Jean Salvatoris, dat&#233; de 1443 mentionne ainsi des pots &#171; operis cathalonie &#187; (ouvrage de Catalogne). Jean Raynerii, apothicaire en 1466, poss&#232;de des pots peints de bleu et d'autres peints de vert dans sa boutique o&#249; sont pr&#233;sents d'autres vases et des bo&#238;tes identifi&#233;es comme valenciennes &#171; dor&#233;es &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Toujours &#224; Aix, en 1506, un &#233;tat d'apothicairerie enregistre plus de 59 pi&#232;ces de Valence et de &#171; terre de pays &#187; dont on ignore ce qu'elles furent une fois de plus. En 1539, il est encore fait mention d'achat d'un pot de confiture de Valence qui pourrait correspondre aux pots larges et bas, d&#233;cor&#233;s en bleu et lustre, fr&#233;quents dans les contextes arch&#233;ologiques aixois de la fin du XVe si&#232;cle et du d&#233;but du XVIe si&#232;cle, en particulier dans la fouille du parking Pasteur et du 8, rue de Littera.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		

-
&lt;a href="https://aixenprovence.fr/Les-ceramiques-miroir-du-quotidien-aixois-2853" rel="directory"&gt;Les c&#233;ramiques, miroir du quotidien aixois &lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_108133 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href='https://aixenprovence.fr/IMG/png/archeo44695_81.png' title='Coupelle &#233;maill&#233;e, d&#233;cor bleu et brun, Tunisie, Palais &#233;piscopal, XIIIe s. ' type=&#034;image/png&#034;&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_81-1ca31-55ed0.png?1776859363' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108133 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Coupelle &#233;maill&#233;e, d&#233;cor bleu et brun, Tunisie, Palais &#233;piscopal, XIIIe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La ville d'Aix b&#233;n&#233;ficie amplement du grand commerce m&#233;diterran&#233;en, par le truchement du port de Marseille. Les comptages et &#233;valuations &#171; en nombre minimum d'individus &#187; qui rendent compte du nombre d'objets arch&#233;ologiquement complets, r&#233;alis&#233;s &#224; partir des contextes de fouilles, montrent dans la plupart des cas une belle proportion d'importations qui atteint son maximum, soit les trois-quarts des pi&#232;ces, dans le couvent des nobles dames de Nazareth. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais tous les sites n'ont pas connus, entre le XIIe et le XIVe si&#232;cle, ce riche achalandage, bien que de plus modestes s&#233;ries, sur d'autres sites aixois refl&#232;tent cependant des arrivages de m&#234;me origine, venus des quatre coins de la M&#233;diterran&#233;e, en particulier dans le palais de l'Archev&#234;ch&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
La M&#233;diterran&#233;e arabe livre un petit lot de c&#233;ramiques identifiables seulement &#224; partir de la fin du XIIe si&#232;cle. &#192; l'image de la plupart des contextes proven&#231;aux contemporains, on y d&#233;nombre des pichets, des coupelles et une seule lampe &#224; gla&#231;ure verte originaires de Sicile ou du Maghreb, ainsi que des fa&#239;ences peintes en bleu de cobalt et en brun venus de l'Ifriqiya (actuelle Tunisie). Parall&#232;lement, de rares majoliques de Sicile, peintes selon la m&#234;me bichromie sont aussi recens&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108135 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_82-9b2ab.png?1776859363' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108135 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Margelle de puits &#224; d&#233;cor imprim&#233;, Andalousie, couvent des dominicaines de Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;De grandes jarres pour contenir de l'eau, dont des fragments ont &#233;t&#233; exhum&#233;s au Prieur&#233; de la Sainte-Victoire ainsi qu'une exceptionnelle margelle de puits &#224; pans coup&#233;s dans la cour du couvent de Notre-Dame de Nazareth, illustrent ces grands contenants d'une superbe qualit&#233; plastique. Leur d&#233;cor islamisant divis&#233; en registres, imprim&#233; au tampon sous gla&#231;ure, renvoie &#224; des mod&#232;les almoravides et almohades du Maghreb. Mais ces motifs tr&#232;s st&#233;r&#233;otyp&#233;s, sont aussi tr&#232;s proches de ceux produits dans la p&#233;ninsule hispanique, en Andalousie et au Portugal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des vases tout aussi luxueux, en p&#226;te siliceuse rev&#234;tue de gla&#231;ure alcaline, sont parvenus de la vall&#233;e de l'Euphrate ou de la Syrie jusqu'au couvent de Notre-Dame de Nazareth, sans doute par le relais chypriote qui n'est repr&#233;sent&#233;, pour sa part, que par un fragment de coupelle engob&#233;e sous gla&#231;ure orn&#233; de palmettes en champlev&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108139 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_83-fc072.png?1776859363' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108139 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;oupes &#224; d&#233;cor &#171; a sgraffito &#187;, Ligurie, couvent des dominicaines de Notre-Dame de Nazareth, XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Mais le vrai march&#233; de la c&#233;ramique au bas Moyen &#194;ge est &#233;cartel&#233; entre les deux p&#233;ninsules, l'Italie et l'Espagne, qui fournissent des th&#233;ories de terres cuites, des plus communes aux plus sophistiqu&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
La proche Ligurie fournit, d&#232;s la fin du XIIe et pendant tout le XIIIe si&#232;cle, des c&#233;ramiques de table et de cuisine. L'origine de jattes et marmites en argile model&#233;e gla&#231;ur&#233;e, consid&#233;r&#233;es comme ligures d'apr&#232;s leur concentration et diffusion en zone littorale, est aujourd'hui remise en question au vu des analyses p&#233;trographiques des p&#226;tes. N&#233;anmoins aucune comparaison ne permet de les attribuer &#224; un centre italique, &#233;g&#233;en ou espagnol ayant produit ce type de vases culinaires &#224; gros tenons de pr&#233;hension, certes frustes mais n&#233;anmoins verniss&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'origine de la vaisselle engob&#233;e et incis&#233;e, dite &#171; graffita arcaica tirrenica &#187;, est par contre bien assur&#233;e et de beaux services, essentiellement des formes ouvertes, produites &#224; Savone sont tr&#232;s pr&#233;sentes sur les tables aixoises. La Toscane livre pour sa part des majoliques de Pise, peintes en vert et brun, des bols, des coupes et des pichets, avec alternance de rev&#234;tement au plomb donnant une couleur rouge &#224; l'int&#233;rieur ou &#224; l'ext&#233;rieur des formes. D'autres mod&#232;les peu fr&#233;quents, peints en bleu et brun sur &#233;mail sont produits dans le val d'Arno &#224; Montelupo.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108141 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_84-df586.png?1776859363' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108141 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Coupes en fa&#239;ence, d&#233;cor vert et brun, Barcelone, couvent des dominicaines de Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; l'Espagne redevenue chr&#233;tienne, elle livre depuis la Catalogne, des formes utilitaires telles que de grands bassins ou de grosses cruches simplement verniss&#233;s en jaune miel ou vert, produits dans les ateliers de Barcelone. Les services &#233;maill&#233;s et peints en vert et brun qui les accompagnent, regroupent des &#233;cuelles, bols, coupes, ainsi que des lampes &#224; coupelle et anneau de suspension.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les importations les plus luxueuses proviennent des ateliers andalous de Malaga et Valence qui ont rivalis&#233; de virtuosit&#233;. La documentation recueillie &#224; Aix, dans le couvent royal, constitue &#224; ce jour le plus extraordinaire r&#233;pertoire de bols, coupes, lampes, pichets &#224; d&#233;cor bleu de cobalt rehauss&#233; de lustre m&#233;tallique de la fin du XIIIe si&#232;cle et du d&#233;but du XIVe si&#232;cle. Cette quantit&#233; d'artefacts de grande qualit&#233; est unique en Provence, tout comme les s&#233;ries peintes en vert et brun, issues des officines valenciennes.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; la fin du Moyen &#194;ge, si la Catalogne continue d'approvisionner en contenants verniss&#233;s, Valence devient en revanche l'unique fournisseur de &#171; loza daurada &#187;, produite alors en masse et qui envahit tout le march&#233; pendant les XVe et XVIe si&#232;cle .&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108145 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_85-f4c77.png?1776859363' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108145 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;vaisselle d&#233;cor&#233;e en bleu et lustre, Valence, couvent des dominicaines de Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les sources &#233;crites concernant les produits d'apothicairerie en rendent compte &#224; leur fa&#231;on, elliptique. Elles &#233;voquent cependant bien la r&#233;alit&#233; des &#233;changes avec l'Espagne. L'inventaire de l'apothicaire d'Aix-en-Provence, Jean Salvatoris, dat&#233; de 1443 mentionne ainsi des pots &#171; operis cathalonie &#187; (ouvrage de Catalogne). Jean Raynerii, apothicaire en 1466, poss&#232;de des pots peints de bleu et d'autres peints de vert dans sa boutique o&#249; sont pr&#233;sents d'autres vases et des bo&#238;tes identifi&#233;es comme valenciennes &#171; dor&#233;es &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Toujours &#224; Aix, en 1506, un &#233;tat d'apothicairerie enregistre plus de 59 pi&#232;ces de Valence et de &#171; terre de pays &#187; dont on ignore ce qu'elles furent une fois de plus. En 1539, il est encore fait mention d'achat d'un pot de confiture de Valence qui pourrait correspondre aux pots larges et bas, d&#233;cor&#233;s en bleu et lustre, fr&#233;quents dans les contextes arch&#233;ologiques aixois de la fin du XVe si&#232;cle et du d&#233;but du XVIe si&#232;cle, en particulier dans la fouille du parking Pasteur et du 8, rue de Littera.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Aix et sa r&#233;gion : entre Moyen &#194;ge et &#201;poque moderne</title>
		<link>https://aixenprovence.fr/Aix-et-sa-region-entre-Moyen-Age-et-Epoque-moderne</link>
		<guid isPermaLink="true">https://aixenprovence.fr/Aix-et-sa-region-entre-Moyen-Age-et-Epoque-moderne</guid>
		<dc:date>2026-04-24T13:13:12Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_108113 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_1-72c00.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108113 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Pot &#224; bec tubulaire en c&#233;ramique grise r&#233;gionale, Palais &#233;piscopal, XIIIe s.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Tourn&#233;e vers l'arri&#232;re-pays, la ville re&#231;oit essentiellement des ouvrages r&#233;alis&#233;s dans les ateliers r&#233;gionaux les plus proches. Depuis le haut Moyen &#194;ge, les vases de cuisson plac&#233;s dans les foyers, ou les pots pour r&#233;chauffer les liquides devant les braises, sont totalement gris. Cette couleur de l'argile r&#233;sulte de la cuisson effectu&#233;e en atmosph&#232;re r&#233;ductrice dans les fours qui sont litt&#233;ralement &#171; &#233;touff&#233;s &#187; en fin de chauffe, ce qui provoque, entre autres, une migration des ions carbones qui donnent une palette de teintes allant du gris au noir. De gros pots &#224; bec verseur, des petits pots &#224; anse trouv&#233;s dans le Bourg Saint-Sauveur tout comme les godets de noria du Palais Monclar en p&#226;te fine micac&#233;e ou r&#233;fractaire, pourraient provenir, entre les XIe et XIIIe si&#232;cles, des ateliers de Mimet, du val de l'Arc, voire de Cabasse dans le Var.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108117 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_2-1cc61.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108117 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Godets de noria en c&#233;ramique grise r&#233;gionale, Palais Monclar, XIe-XIIe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Ces officines artisanales qui alimentaient Aix et Marseille sont tr&#232;s vite concurrenc&#233;es par le grand centre varois d'Olli&#232;res, dans le bassin de Saint-Maximin. En effet, la qualit&#233; de ses argiles r&#233;fractaires, de type kaolinitique ferrugineuse, ont permis de produire en quantit&#233; une gamme de produits r&#233;sistant au feu, toujours en gris. &lt;br class='autobr' /&gt;
La batterie de cuisine se diversifie au tournant des XIIe et XIIIe si&#232;cles et de nouvelles formes apparaissent telles que les marmites &#224; anses horizontales, les &#171; p&#233;gaus &#187; &#224; fond plat, les jattes et les couvercles, orn&#233;s de bandes imprim&#233;es &#224; la roulette ou &#224; la molette. Une mutation technique radicale visant &#224; imperm&#233;abiliser les r&#233;cipients intervient au tournant du XIIIe si&#232;cle avec l'apparition de la gla&#231;ure plombif&#232;re et de l'&#233;mail, li&#233;s &#224; la cuisson oxydante. Ce ph&#233;nom&#232;ne est bien reconnu par la d&#233;couverte &#224; Marseille, des ateliers du bourg des olliers dans le quartier Sainte-Barbe.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108123 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_4-b6e9a.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108123 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Cruche &#224; bec pinc&#233; en p&#226;te claire verniss&#233;e r&#233;gionale, Palais &#233;piscopal, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Ces innovations ont &#233;t&#233;, de toute &#233;vidence, introduites par des potiers ext&#233;rieurs &#224; la Provence et sans doute originaires de la p&#233;ninsule ib&#233;rique, de &#171; al-andalus &#187;. La plus ancienne diffusion de ce mat&#233;riel, pour les artefacts &#233;maill&#233;s en vert monochrome ou peints en vert et brun a &#233;t&#233; identifi&#233;e dans les niveaux du Palais de l'Archev&#234;ch&#233;, de la fin du XIIe / d&#233;but XIIIe si&#232;cle, en association avec les c&#233;ramiques grises d'Olli&#232;res. Ces transmissions de savoir-faire gagnent progressivement les ateliers circonvoisins tels que ceux d'Olli&#232;res, dont la diffusion se poursuit, mais avec une nouvelle gamme de produits plus attrayants, en argile rouge cuite en atmosph&#232;re oxydante et rev&#234;tue de vernis &#224; l'alquifoux, un sulfure de plomb.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108125 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_5-c0feb.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108125 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plat &#224; marli &#233;maill&#233; et d&#233;cor zoomorphe vert et brun, atelier de Marseille ou Avignon, Couvent Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Les r&#233;cipients culinaires conservent des formes comparables &#224; celles produites auparavant en gris et la vaisselle de table, simplement verniss&#233;e, s'enrichit de cruches et de pichets de couleur brun rouge pour le service des liquides. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais le grand centre dominant en mati&#232;re de culinaire, au Moyen &#194;ge, est Saint-Quentin dans l'Uz&#232;ge, terre d'&#233;lection de la poterie r&#233;fractaire, dont l'argile blanche fine est renomm&#233;e pour sa capacit&#233; &#224; supporter des chocs thermiques. La virtuosit&#233; des artisans et une concentration exceptionnelle de savoir-faire ont favoris&#233; la diffusion de ses marmites, po&#234;lons, pichets, jattes et couvercles, dans tout le Midi et au del&#224; des fronti&#232;res, loin en M&#233;diterran&#233;e. Les cuisines du couvent royal des nobles dames de Nazareth t&#233;moignent de ce succ&#232;s, lesquelles comptaient plusieurs centaines de ces pi&#232;ces, d&#233;clin&#233;es dans toutes les tailles.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108127 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_6-9cd4a.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108127 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;figurine zoomorphe &#233;maill&#233;e atelier de Marseille ou Avignon, Couvent Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les services, qui ne n&#233;cessitaient pas d'argile sp&#233;cifique, proviennent essentiellement des ateliers de Marseille, jusqu'au d&#233;but du XIVe si&#232;cle. Avec l'abandon progressif du bourg des olliers &#224; partir de 1320 et sa destruction vers 1350, les potiers de la cit&#233; phoc&#233;enne ont pu rejoindre la cit&#233; pontificale, nouveau centre du pouvoir et de la finance. De ce fait, certaines formes en argile calcaire &#233;maill&#233;e sont difficiles &#224; s&#233;parer des mod&#232;les marseillais tardifs, en l'absence d'analyses de p&#226;te syst&#233;matiques. Ainsi, un r&#233;pertoire de d&#233;cors communs aux ateliers du Bas-Rh&#244;ne en activit&#233; &#224; cette &#233;poque (Avignon et Beaucaire), se retrouve sur les bols, les plats &#224; marli, les jattes, les coupes, les albarelles et les cruches, peints en vert de cuivre et brun de mangan&#232;se sur fond d'&#233;mail blanc. Tr&#232;s souvent perc&#233;s de trous de suspension au pied, ces amples compositions g&#233;om&#233;triques, florales et parfois zoomorphes, que l'on trouvait dans les demeures aixoises poss&#233;daient une double fonction, utilitaire et ornementale.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108129 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44695_7-17616.png?1777036483' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108129 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Lampe sur pied gla&#231;ur&#233;e atelier de Marseille ou Avignon, Couvent Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Une figurine model&#233;e, zoomorphe est plus inattendue ; elle a pu servir de pr&#233;hension, pour un couvercle ou un objet, ou d'applique sur un vase d&#233;coratif. Parmi les produits en argile calcaire simplement recouverts de gla&#231;ure monochrome verte ou jaune, des cruches &#224; bec pinc&#233; et un grand nombre de lampes &#224; r&#233;servoir et coupelle sur pied dans la tradition andalouse, de fabrication marseillaise sont &#233;galement reconnus &#224; Aix, tout comme des petites coupelles, des &#233;cuelles basses, des pots de fleurs, des bassins ou des mesures en argile sans rev&#234;tement qui &#233;taient r&#233;serv&#233;s &#224; des usages plus quotidiens.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://aixenprovence.fr/Les-ceramiques-miroir-du-quotidien-aixois-2853" rel="directory"&gt;Les c&#233;ramiques, miroir du quotidien aixois &lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_108113 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_1-d7a2c.png?1776853465' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108113 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Pot &#224; bec tubulaire en c&#233;ramique grise r&#233;gionale, Palais &#233;piscopal, XIIIe s.&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Tourn&#233;e vers l'arri&#232;re-pays, la ville re&#231;oit essentiellement des ouvrages r&#233;alis&#233;s dans les ateliers r&#233;gionaux les plus proches. Depuis le haut Moyen &#194;ge, les vases de cuisson plac&#233;s dans les foyers, ou les pots pour r&#233;chauffer les liquides devant les braises, sont totalement gris. Cette couleur de l'argile r&#233;sulte de la cuisson effectu&#233;e en atmosph&#232;re r&#233;ductrice dans les fours qui sont litt&#233;ralement &#171; &#233;touff&#233;s &#187; en fin de chauffe, ce qui provoque, entre autres, une migration des ions carbones qui donnent une palette de teintes allant du gris au noir. De gros pots &#224; bec verseur, des petits pots &#224; anse trouv&#233;s dans le Bourg Saint-Sauveur tout comme les godets de noria du Palais Monclar en p&#226;te fine micac&#233;e ou r&#233;fractaire, pourraient provenir, entre les XIe et XIIIe si&#232;cles, des ateliers de Mimet, du val de l'Arc, voire de Cabasse dans le Var.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108117 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_2-58732.png?1776853465' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108117 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Godets de noria en c&#233;ramique grise r&#233;gionale, Palais Monclar, XIe-XIIe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Ces officines artisanales qui alimentaient Aix et Marseille sont tr&#232;s vite concurrenc&#233;es par le grand centre varois d'Olli&#232;res, dans le bassin de Saint-Maximin. En effet, la qualit&#233; de ses argiles r&#233;fractaires, de type kaolinitique ferrugineuse, ont permis de produire en quantit&#233; une gamme de produits r&#233;sistant au feu, toujours en gris. &lt;br class='autobr' /&gt;
La batterie de cuisine se diversifie au tournant des XIIe et XIIIe si&#232;cles et de nouvelles formes apparaissent telles que les marmites &#224; anses horizontales, les &#171; p&#233;gaus &#187; &#224; fond plat, les jattes et les couvercles, orn&#233;s de bandes imprim&#233;es &#224; la roulette ou &#224; la molette. Une mutation technique radicale visant &#224; imperm&#233;abiliser les r&#233;cipients intervient au tournant du XIIIe si&#232;cle avec l'apparition de la gla&#231;ure plombif&#232;re et de l'&#233;mail, li&#233;s &#224; la cuisson oxydante. Ce ph&#233;nom&#232;ne est bien reconnu par la d&#233;couverte &#224; Marseille, des ateliers du bourg des olliers dans le quartier Sainte-Barbe.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108123 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_4-cb509.png?1776858421' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108123 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Cruche &#224; bec pinc&#233; en p&#226;te claire verniss&#233;e r&#233;gionale, Palais &#233;piscopal, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Ces innovations ont &#233;t&#233;, de toute &#233;vidence, introduites par des potiers ext&#233;rieurs &#224; la Provence et sans doute originaires de la p&#233;ninsule ib&#233;rique, de &#171; al-andalus &#187;. La plus ancienne diffusion de ce mat&#233;riel, pour les artefacts &#233;maill&#233;s en vert monochrome ou peints en vert et brun a &#233;t&#233; identifi&#233;e dans les niveaux du Palais de l'Archev&#234;ch&#233;, de la fin du XIIe / d&#233;but XIIIe si&#232;cle, en association avec les c&#233;ramiques grises d'Olli&#232;res. Ces transmissions de savoir-faire gagnent progressivement les ateliers circonvoisins tels que ceux d'Olli&#232;res, dont la diffusion se poursuit, mais avec une nouvelle gamme de produits plus attrayants, en argile rouge cuite en atmosph&#232;re oxydante et rev&#234;tue de vernis &#224; l'alquifoux, un sulfure de plomb.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108125 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_5-0f5d2.png?1776857920' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108125 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Plat &#224; marli &#233;maill&#233; et d&#233;cor zoomorphe vert et brun, atelier de Marseille ou Avignon, Couvent Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Les r&#233;cipients culinaires conservent des formes comparables &#224; celles produites auparavant en gris et la vaisselle de table, simplement verniss&#233;e, s'enrichit de cruches et de pichets de couleur brun rouge pour le service des liquides. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais le grand centre dominant en mati&#232;re de culinaire, au Moyen &#194;ge, est Saint-Quentin dans l'Uz&#232;ge, terre d'&#233;lection de la poterie r&#233;fractaire, dont l'argile blanche fine est renomm&#233;e pour sa capacit&#233; &#224; supporter des chocs thermiques. La virtuosit&#233; des artisans et une concentration exceptionnelle de savoir-faire ont favoris&#233; la diffusion de ses marmites, po&#234;lons, pichets, jattes et couvercles, dans tout le Midi et au del&#224; des fronti&#232;res, loin en M&#233;diterran&#233;e. Les cuisines du couvent royal des nobles dames de Nazareth t&#233;moignent de ce succ&#232;s, lesquelles comptaient plusieurs centaines de ces pi&#232;ces, d&#233;clin&#233;es dans toutes les tailles.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108127 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_6-9b395.png?1776857920' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108127 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;figurine zoomorphe &#233;maill&#233;e atelier de Marseille ou Avignon, Couvent Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les services, qui ne n&#233;cessitaient pas d'argile sp&#233;cifique, proviennent essentiellement des ateliers de Marseille, jusqu'au d&#233;but du XIVe si&#232;cle. Avec l'abandon progressif du bourg des olliers &#224; partir de 1320 et sa destruction vers 1350, les potiers de la cit&#233; phoc&#233;enne ont pu rejoindre la cit&#233; pontificale, nouveau centre du pouvoir et de la finance. De ce fait, certaines formes en argile calcaire &#233;maill&#233;e sont difficiles &#224; s&#233;parer des mod&#232;les marseillais tardifs, en l'absence d'analyses de p&#226;te syst&#233;matiques. Ainsi, un r&#233;pertoire de d&#233;cors communs aux ateliers du Bas-Rh&#244;ne en activit&#233; &#224; cette &#233;poque (Avignon et Beaucaire), se retrouve sur les bols, les plats &#224; marli, les jattes, les coupes, les albarelles et les cruches, peints en vert de cuivre et brun de mangan&#232;se sur fond d'&#233;mail blanc. Tr&#232;s souvent perc&#233;s de trous de suspension au pied, ces amples compositions g&#233;om&#233;triques, florales et parfois zoomorphes, que l'on trouvait dans les demeures aixoises poss&#233;daient une double fonction, utilitaire et ornementale.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_108129 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44695_7-30a80.png?1776858098' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-108129 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Lampe sur pied gla&#231;ur&#233;e atelier de Marseille ou Avignon, Couvent Notre-Dame de Nazareth, d&#233;but du XIVe s. &lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Une figurine model&#233;e, zoomorphe est plus inattendue ; elle a pu servir de pr&#233;hension, pour un couvercle ou un objet, ou d'applique sur un vase d&#233;coratif. Parmi les produits en argile calcaire simplement recouverts de gla&#231;ure monochrome verte ou jaune, des cruches &#224; bec pinc&#233; et un grand nombre de lampes &#224; r&#233;servoir et coupelle sur pied dans la tradition andalouse, de fabrication marseillaise sont &#233;galement reconnus &#224; Aix, tout comme des petites coupelles, des &#233;cuelles basses, des pots de fleurs, des bassins ou des mesures en argile sans rev&#234;tement qui &#233;taient r&#233;serv&#233;s &#224; des usages plus quotidiens.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'arriv&#233;e du train &#224; vapeur (1840-1920)</title>
		<link>https://aixenprovence.fr/L-arrivee-du-train-a-vapeur-1840-1920</link>
		<guid isPermaLink="true">https://aixenprovence.fr/L-arrivee-du-train-a-vapeur-1840-1920</guid>
		<dc:date>2026-04-24T08:21:08Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107525 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43963_2-67ff8.png?1777019037' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107525 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Gare d'Aix-en-Provence - 1856&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Si le chemin de fer a constitu&#233; un des vecteurs les plus importants de la politique d'am&#233;nagement de la ville d'Aix au XIXe si&#232;cle, son arriv&#233;e r&#233;sulte d'une histoire contrari&#233;e qui puise sa source dans l'&#233;chec de la fin des ann&#233;es 1830. &lt;a href='https://aixenprovence.fr/IMG/pdf/9_5_le_chemin_de_fer_arrive_a_aix.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Le trac&#233; de la grande ligne ferroviaire PLM&lt;/a&gt; a alors, en effet, &#233;vit&#233; Aix-en-Provence au profit de la ville d'Arles, en d&#233;pit de l'implication du maire Aude aupr&#232;s du gouvernement. Et bien que l'influent d&#233;put&#233; d'Aix Thiers ait relay&#233; sans succ&#232;s la mobilisation en faveur du projet Montricher par Salon-Aix-Marseille, Talabot, concessionnaire priv&#233; de la future ligne, a ignor&#233; la requ&#234;te aixoise. L'axe du Rh&#244;ne s'est impos&#233; en raison de l'importance du trafic fluvial de marchandises &#224; destination d'Arles, des facilit&#233;s techniques et du moindre co&#251;t de r&#233;alisation d'un trac&#233; m&#233;ridien empruntant le site de la vall&#233;e du Rh&#244;ne. Dans ce dossier, il faut dire que la crise de l'industrie textile et la stabilit&#233; d&#233;mographique que conna&#238;t alors Aix-en-Provence n'ont pas pes&#233; favorablement en sa faveur d'autant que le compartimentage du relief avec un bassin aixois adoss&#233; &#224; des plateaux ou &#224; des cha&#238;nons ne facilite pas des trac&#233;s nord-sud. L'axe le plus favorable &#224; la r&#233;alisation d'une ligne ferroviaire emprunte la vall&#233;e de l'Arc en direction de l'&#233;tang de Berre, selon une orientation ouest-est. La pression exerc&#233;e aupr&#232;s du pouvoir central par Aude, maire de 1835 &#224; 1848, se traduit par l'obtention d'un embranchement de Rognac &#224; Aix empruntant la vall&#233;e de l'Arc en 1845, connect&#233; &#224; la ligne principale Avignon-Marseille ouverte en 1849. Les premiers travaux de la ligne secondaire d&#233;butent en 1846 et sont achev&#233;s en 1852. En 1856, l'inauguration de la gare construite en contrebas de la place de la Rotonde, &#224; l'ouest, permet l'ouverture de la ligne. D&#233;pourvue de salle d'attente, la gare comprend un quai de d&#233;chargement des marchandises, un quai &#224; bestiaux et un quai pour les voyageurs.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107527 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43963_1-5f21b.png?1777019037' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107527 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;B&#226;timent des voyageurs - 1873&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Confront&#233;e au probl&#232;me de son insertion dans une armature urbaine r&#233;gionale privil&#233;giant Avignon et Arles, l'ancienne capitale de la Provence mise d&#233;sormais sur des embranchements &#224; partir des lignes principales, pour rattraper son retard. En 1857, la Compagnie PLM ayant obtenu une ligne d'Avignon &#224; Gap par le val de Durance qui &#233;vite la ville d'Aix, la municipalit&#233; Rigaud affirme la n&#233;cessit&#233; d'un embranchement vers Aix, &#224; partir de cette ligne d&#232;s le 5 mars 1861. Le tron&#231;on Aix-Meyrargues, d&#233;cid&#233; en 1866, est inaugur&#233; en 1870. Trois stations de marchandises et de voyageurs sont cr&#233;&#233;es : La Calade, Venelles, Meyrargues. Rest&#233; en suspend de 1862 &#224; 1867 malgr&#233; la forte mobilisation locale, le projet de ligne directe Aix-Marseille, en remplacement du trac&#233; indirect par Rognac, aboutit en 1877, mais cette ligne, &#224; voie unique, ne facilite pas les &#233;changes de marchandises entre les deux villes. La loi Freycinet aboutit &#224; la cr&#233;ation de deux autres lignes au nord du pays d'Aix entre 1878 et 1903. La premi&#232;re, d&#233;cid&#233;e et financ&#233;e en 1878 par le d&#233;partement des Bouches-du-Rh&#244;ne, emprunte la rive gauche de la Durance. Raccord&#233;e aux lignes des Alpes et d'Aix-Marseille, elle relie Meyrargues &#224; Salon-de-Provence par Le-Puy-Sainte-R&#233;parade et double la ligne principale d'Avignon &#224; Gap construite sur la rive droite de la Durance. Cr&#233;&#233;e en 1903, la seconde ligne reliant Aix &#224; Salon-de-Provence par Lambesc et Saint-Cannat ach&#232;ve la mise en place d'un r&#233;seau secondaire. Greff&#233;e sur la ligne des Alpes, &#224; partir de la gare de la Calade au nord d'Aix, elle ne parvient pas &#224; modifier la situation de la ville. Le n&#339;ud ferroviaire aixois exerce toujours une faible polarisation &#224; l'&#233;chelle r&#233;gionale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la faveur de la construction de la ligne des Alpes, la gare initiale se sp&#233;cialise dans le fret et les bestiaux. Occupant un site m&#233;ridional de prairies achet&#233;es par la Ville &#224; la famille Grignan puis c&#233;d&#233;es &#224; la Compagnie PLM, la seconde gare r&#233;serv&#233;e aux voyageurs, comprenant petit jardin et salle d'attente, oriente, d&#232;s 1873, la structuration du tissu urbain en faisant &#233;merger un quartier neuf, polaris&#233; autour du doublet gare / avenue. Le chantier de la gare s'accompagne de la r&#233;alisation de l'avenue &#233;ponyme et, en 1880, la d&#233;cision prise par B&#233;darride de d&#233;molir l'enceinte m&#233;ridionale facilite la convergence des lignes de trafic en direction de cette nouvelle gare gr&#226;ce &#224; l'am&#233;nagement des boulevards. Elle impose une modification du trac&#233; de la RN 7 qui emprunte d&#233;sormais l'avenue Victor-Hugo puis le boulevard du Roi-Ren&#233;. Illustr&#233;e par l'ouverture de deux gares, la naissance d'une ville contemporaine est associ&#233;e &#224; l'apparition de nouvelles infrastructures qui ne se limitent pas aux seuls h&#233;ritages de la ville classique, en contradiction avec les repr&#233;sentations fig&#233;es, diffus&#233;es par les &#233;lites intellectuelles de l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107531 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43963_5-319f9.png?1777019037' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107531 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Fabrique de Calissons Parli, avenue de la Gare depuis 1880&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Consacrant l'&#233;mergence d'un quartier neuf li&#233; &#224; la gare de voyageurs, l'arr&#234;t&#233; pr&#233;fectoral du 5 d&#233;cembre 1884 ouvre officiellement une phase de lotissements &#224; l'initiative de n&#233;gociants. Si les nouveaux projets port&#233;s par des particuliers participent au d&#233;veloppement et &#224; l'essor &#233;conomique de la ville, ils suscitent aussi des nuisances en raison de l'absence de r&#233;seau d'assainissement notamment. Depoussier, agent g&#233;n&#233;ral de la Compagnie Occidentale d'Afrique, b&#233;n&#233;ficiaire du morcellement de la propri&#233;t&#233; Grignan, b&#226;tit ainsi, entre 1884 et 1887, une fabrique de fruits confits avec magasin de vente, du c&#244;t&#233; de l'avenue Victor-Hugo. Comme cette activit&#233; produit des rejets polluants en amont de la gare, la ville s'engage &#224; &#233;tablir un &#233;gout couvert, qui n'est toutefois r&#233;alis&#233; qu'en 1901. De 1890 &#224; 1900, l'insalubrit&#233; de l'avenue de la Gare, en l'absence de collecteurs, contribue &#224; diffuser une image n&#233;gative d'Aix-en-Provence parmi les voyageurs. Elle correspond &#224; l'&#233;tat des rues, jusqu'&#224; l'ach&#232;vement du r&#233;seau g&#233;n&#233;ral d'&#233;gouts, au lendemain de la Grande Guerre. &lt;br class='autobr' /&gt;
La ville est aussi confront&#233;e au ph&#233;nom&#232;ne de l'urbanisation ill&#233;gale. En 1906, ayant achet&#233; la parcelle au n&#233;gociant Laforest en vue de la cr&#233;ation de magasins, le n&#233;gociant Bremond &#233;difie un immeuble &#224; l'angle des avenue de la Gare et Victor-Hugo, dans des conditions irr&#233;guli&#232;res. Ces travaux entra&#238;nent une r&#233;action imm&#233;diate du maire Cabassol qui souligne leur caract&#232;re ill&#233;gal. C'est la premi&#232;re fois que la ville admet officiellement l'existence d'une urbanisation &#233;chappant &#224; son autorit&#233;. Choisissant la strat&#233;gie de la fermet&#233; vis-&#224;-vis du propri&#233;taire fautif, elle envisage la d&#233;molition des b&#226;timents d&#233;j&#224; construits en l'absence de permis de construire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but du XXe si&#232;cle, Bremond, install&#233; auparavant rue des Tanneurs, au c&#339;ur de la ville ancienne, confirme le red&#233;ploiement du groupe des marchands dans le noyau urbain r&#233;cent. Le fabricant de calissons Parli installe sa fabrique et son magasin de vente au d&#233;tail, en face de la gare, d&#232;s le d&#233;but des ann&#233;es 1880. M&#234;lant fonction r&#233;sidentielle et commercial,e le quartier neuf b&#233;n&#233;ficie d'une excellente accessibilit&#233; qui constitue un atout majeur &#224; l'origine de son essor rapide.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://aixenprovence.fr/Aix-a-l-Epoque-contemporaine" rel="directory"&gt;Aix &#224; l'Epoque contemporaine&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107525 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43963_2-60064.png?1775047792' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107525 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Gare d'Aix-en-Provence - 1856&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Si le chemin de fer a constitu&#233; un des vecteurs les plus importants de la politique d'am&#233;nagement de la ville d'Aix au XIXe si&#232;cle, son arriv&#233;e r&#233;sulte d'une histoire contrari&#233;e qui puise sa source dans l'&#233;chec de la fin des ann&#233;es 1830. &lt;a href='https://aixenprovence.fr/IMG/pdf/9_5_le_chemin_de_fer_arrive_a_aix.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Le trac&#233; de la grande ligne ferroviaire PLM&lt;/a&gt; a alors, en effet, &#233;vit&#233; Aix-en-Provence au profit de la ville d'Arles, en d&#233;pit de l'implication du maire Aude aupr&#232;s du gouvernement. Et bien que l'influent d&#233;put&#233; d'Aix Thiers ait relay&#233; sans succ&#232;s la mobilisation en faveur du projet Montricher par Salon-Aix-Marseille, Talabot, concessionnaire priv&#233; de la future ligne, a ignor&#233; la requ&#234;te aixoise. L'axe du Rh&#244;ne s'est impos&#233; en raison de l'importance du trafic fluvial de marchandises &#224; destination d'Arles, des facilit&#233;s techniques et du moindre co&#251;t de r&#233;alisation d'un trac&#233; m&#233;ridien empruntant le site de la vall&#233;e du Rh&#244;ne. Dans ce dossier, il faut dire que la crise de l'industrie textile et la stabilit&#233; d&#233;mographique que conna&#238;t alors Aix-en-Provence n'ont pas pes&#233; favorablement en sa faveur d'autant que le compartimentage du relief avec un bassin aixois adoss&#233; &#224; des plateaux ou &#224; des cha&#238;nons ne facilite pas des trac&#233;s nord-sud. L'axe le plus favorable &#224; la r&#233;alisation d'une ligne ferroviaire emprunte la vall&#233;e de l'Arc en direction de l'&#233;tang de Berre, selon une orientation ouest-est. La pression exerc&#233;e aupr&#232;s du pouvoir central par Aude, maire de 1835 &#224; 1848, se traduit par l'obtention d'un embranchement de Rognac &#224; Aix empruntant la vall&#233;e de l'Arc en 1845, connect&#233; &#224; la ligne principale Avignon-Marseille ouverte en 1849. Les premiers travaux de la ligne secondaire d&#233;butent en 1846 et sont achev&#233;s en 1852. En 1856, l'inauguration de la gare construite en contrebas de la place de la Rotonde, &#224; l'ouest, permet l'ouverture de la ligne. D&#233;pourvue de salle d'attente, la gare comprend un quai de d&#233;chargement des marchandises, un quai &#224; bestiaux et un quai pour les voyageurs.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107527 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43963_1-164b5.png?1775047792' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107527 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;B&#226;timent des voyageurs - 1873&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Confront&#233;e au probl&#232;me de son insertion dans une armature urbaine r&#233;gionale privil&#233;giant Avignon et Arles, l'ancienne capitale de la Provence mise d&#233;sormais sur des embranchements &#224; partir des lignes principales, pour rattraper son retard. En 1857, la Compagnie PLM ayant obtenu une ligne d'Avignon &#224; Gap par le val de Durance qui &#233;vite la ville d'Aix, la municipalit&#233; Rigaud affirme la n&#233;cessit&#233; d'un embranchement vers Aix, &#224; partir de cette ligne d&#232;s le 5 mars 1861. Le tron&#231;on Aix-Meyrargues, d&#233;cid&#233; en 1866, est inaugur&#233; en 1870. Trois stations de marchandises et de voyageurs sont cr&#233;&#233;es : La Calade, Venelles, Meyrargues. Rest&#233; en suspend de 1862 &#224; 1867 malgr&#233; la forte mobilisation locale, le projet de ligne directe Aix-Marseille, en remplacement du trac&#233; indirect par Rognac, aboutit en 1877, mais cette ligne, &#224; voie unique, ne facilite pas les &#233;changes de marchandises entre les deux villes. La loi Freycinet aboutit &#224; la cr&#233;ation de deux autres lignes au nord du pays d'Aix entre 1878 et 1903. La premi&#232;re, d&#233;cid&#233;e et financ&#233;e en 1878 par le d&#233;partement des Bouches-du-Rh&#244;ne, emprunte la rive gauche de la Durance. Raccord&#233;e aux lignes des Alpes et d'Aix-Marseille, elle relie Meyrargues &#224; Salon-de-Provence par Le-Puy-Sainte-R&#233;parade et double la ligne principale d'Avignon &#224; Gap construite sur la rive droite de la Durance. Cr&#233;&#233;e en 1903, la seconde ligne reliant Aix &#224; Salon-de-Provence par Lambesc et Saint-Cannat ach&#232;ve la mise en place d'un r&#233;seau secondaire. Greff&#233;e sur la ligne des Alpes, &#224; partir de la gare de la Calade au nord d'Aix, elle ne parvient pas &#224; modifier la situation de la ville. Le n&#339;ud ferroviaire aixois exerce toujours une faible polarisation &#224; l'&#233;chelle r&#233;gionale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la faveur de la construction de la ligne des Alpes, la gare initiale se sp&#233;cialise dans le fret et les bestiaux. Occupant un site m&#233;ridional de prairies achet&#233;es par la Ville &#224; la famille Grignan puis c&#233;d&#233;es &#224; la Compagnie PLM, la seconde gare r&#233;serv&#233;e aux voyageurs, comprenant petit jardin et salle d'attente, oriente, d&#232;s 1873, la structuration du tissu urbain en faisant &#233;merger un quartier neuf, polaris&#233; autour du doublet gare / avenue. Le chantier de la gare s'accompagne de la r&#233;alisation de l'avenue &#233;ponyme et, en 1880, la d&#233;cision prise par B&#233;darride de d&#233;molir l'enceinte m&#233;ridionale facilite la convergence des lignes de trafic en direction de cette nouvelle gare gr&#226;ce &#224; l'am&#233;nagement des boulevards. Elle impose une modification du trac&#233; de la RN 7 qui emprunte d&#233;sormais l'avenue Victor-Hugo puis le boulevard du Roi-Ren&#233;. Illustr&#233;e par l'ouverture de deux gares, la naissance d'une ville contemporaine est associ&#233;e &#224; l'apparition de nouvelles infrastructures qui ne se limitent pas aux seuls h&#233;ritages de la ville classique, en contradiction avec les repr&#233;sentations fig&#233;es, diffus&#233;es par les &#233;lites intellectuelles de l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107531 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43963_5-1511a.png?1775047925' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107531 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Fabrique de Calissons Parli, avenue de la Gare depuis 1880&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Consacrant l'&#233;mergence d'un quartier neuf li&#233; &#224; la gare de voyageurs, l'arr&#234;t&#233; pr&#233;fectoral du 5 d&#233;cembre 1884 ouvre officiellement une phase de lotissements &#224; l'initiative de n&#233;gociants. Si les nouveaux projets port&#233;s par des particuliers participent au d&#233;veloppement et &#224; l'essor &#233;conomique de la ville, ils suscitent aussi des nuisances en raison de l'absence de r&#233;seau d'assainissement notamment. Depoussier, agent g&#233;n&#233;ral de la Compagnie Occidentale d'Afrique, b&#233;n&#233;ficiaire du morcellement de la propri&#233;t&#233; Grignan, b&#226;tit ainsi, entre 1884 et 1887, une fabrique de fruits confits avec magasin de vente, du c&#244;t&#233; de l'avenue Victor-Hugo. Comme cette activit&#233; produit des rejets polluants en amont de la gare, la ville s'engage &#224; &#233;tablir un &#233;gout couvert, qui n'est toutefois r&#233;alis&#233; qu'en 1901. De 1890 &#224; 1900, l'insalubrit&#233; de l'avenue de la Gare, en l'absence de collecteurs, contribue &#224; diffuser une image n&#233;gative d'Aix-en-Provence parmi les voyageurs. Elle correspond &#224; l'&#233;tat des rues, jusqu'&#224; l'ach&#232;vement du r&#233;seau g&#233;n&#233;ral d'&#233;gouts, au lendemain de la Grande Guerre. &lt;br class='autobr' /&gt;
La ville est aussi confront&#233;e au ph&#233;nom&#232;ne de l'urbanisation ill&#233;gale. En 1906, ayant achet&#233; la parcelle au n&#233;gociant Laforest en vue de la cr&#233;ation de magasins, le n&#233;gociant Bremond &#233;difie un immeuble &#224; l'angle des avenue de la Gare et Victor-Hugo, dans des conditions irr&#233;guli&#232;res. Ces travaux entra&#238;nent une r&#233;action imm&#233;diate du maire Cabassol qui souligne leur caract&#232;re ill&#233;gal. C'est la premi&#232;re fois que la ville admet officiellement l'existence d'une urbanisation &#233;chappant &#224; son autorit&#233;. Choisissant la strat&#233;gie de la fermet&#233; vis-&#224;-vis du propri&#233;taire fautif, elle envisage la d&#233;molition des b&#226;timents d&#233;j&#224; construits en l'absence de permis de construire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but du XXe si&#232;cle, Bremond, install&#233; auparavant rue des Tanneurs, au c&#339;ur de la ville ancienne, confirme le red&#233;ploiement du groupe des marchands dans le noyau urbain r&#233;cent. Le fabricant de calissons Parli installe sa fabrique et son magasin de vente au d&#233;tail, en face de la gare, d&#232;s le d&#233;but des ann&#233;es 1880. M&#234;lant fonction r&#233;sidentielle et commercial,e le quartier neuf b&#233;n&#233;ficie d'une excellente accessibilit&#233; qui constitue un atout majeur &#224; l'origine de son essor rapide.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le d&#233;veloppement touristique</title>
		<link>https://aixenprovence.fr/Le-developpement-touristique</link>
		<guid isPermaLink="true">https://aixenprovence.fr/Le-developpement-touristique</guid>
		<dc:date>2026-04-24T08:21:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107533 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43965_1-0208b.png?1777019037' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107533 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Piscine des Thermes Sextius 1935&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;L'appareil h&#244;telier, en mati&#232;re d'offre qualitative, demeure insuffisant pour accueillir de riches touristes d'Europe du Nord et rivaliser avec des stations thermales de m&#234;me taille. L'h&#244;tel des Princes, construit en 1785 sur le cours Mirabeau, seul h&#244;tel de luxe accueillant une client&#232;le anglaise, souffrant de l'absence de chemin de fer, cesse son activit&#233; en 1874. Situ&#233; sur le cours Mirabeau, l'h&#244;tel N&#232;gre-Coste, &#224; l'origine un garni ouvert en 1822, prend son relais jusqu'en 1928, date de l'ouverture du palace du Roi Ren&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Port&#233; par les radicaux Abram et Bertrand, le projet &#171; Aix, ville d'eaux &#187; de la p&#233;riode 1890-1920 pose les bases d'un d&#233;veloppement thermal. En 1895, Abram reprend l'analyse du docteur Bourguet, publi&#233;e en 1880. L'excellence de la station hydromin&#233;rale aixoise proc&#232;de, non point de la nature de ses eaux, mais plut&#244;t de ses atouts touristiques. Entretenant un silence habile sur la temp&#233;rature insuffisante des eaux thermales, il parie sur l'impact de l'excursionnisme. Le tourisme devient d&#232;s lors l'&#233;l&#233;ment d'impulsion de la r&#233;volution thermale, couronn&#233;e par l'ouverture du casino municipal en 1924. La fabrication d'une station thermale renvoyant &#224; la ville d'art, construction id&#233;ologique compl&#233;mentaire de la ville d'eaux, la synth&#232;se de ces deux concepts forge le slogan moderniste de &#171; ville d'eaux et d'art &#187;, fer de lance du discours municipal d&#233;fendant un mod&#232;le distingu&#233; de d&#233;veloppement touristique durant tout le XXe si&#232;cle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Alors que l'impulsion ferroviaire reste d&#233;connect&#233;e &#224; Aix de l'&#233;mergence du thermalisme, &#224; la diff&#233;rence des autres villes d'eaux, la structuration du fait touristique offre la possibilit&#233; de compl&#233;ter les articulations manquantes gr&#226;ce &#224; la cr&#233;ation d'un Office de Tourisme.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107535 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43965_2-22872.png?1777019037' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107535 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Office du tourisme - 1930&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La ville souffre, en effet, du faible rayonnement d'un syndicat d'initiative apparu tardivement en 1919. L'Acad&#233;mie d'Aix ayant proclam&#233; en 1923, que &#171; le tourisme constitue une id&#233;e directrice de l'activit&#233; &#233;conomique au profit possible et d&#233;sirable de la ville d'Aix &#187;, en avril 1925, le conservateur Jourdan soutient le projet d'un pavillon de tourisme, place de la Rotonde, et propose &#224; l'architecte Liautaud de construire &#171; un pavillon dans le style du XVIIe ou du XVIIIe pour &#234;tre en harmonie avec le style particulier de la ville &#187;. De style n&#233;o-classique, alliant la pierre de taille et de larges ouvertures vitr&#233;es, l'&#233;difice est surmont&#233; par une vaste toiture-terrasse . L'id&#233;e qui pr&#233;vaut alors est que le renouveau d'Aix doit passer par l'essor de la fonction touristique, vecteur de croissance des villes qui n'ont pas profit&#233; des dividendes de la R&#233;volution Industrielle. Edifi&#233; sur la place de la Rotonde au carrefour de la RN 8 de Paris &#224; Marseille et de la RN 7 de Paris &#224; Nice, le pavillon de tourisme, achev&#233; en juillet 1928, est destin&#233; &#224; diffuser le mythe de la &#171; ville d'eaux et d'art &#187;. Les nouvelles installations h&#244;teli&#232;res proches de la gare, l'h&#244;tel Moderne, avenue de la Gare, et l'h&#244;tel du Roi Ren&#233; sur le boulevard &#233;ponyme, plaident en faveur d'une solution connect&#233;e avec le chemin de fer. Comme le transport de voyageurs en direction de Marseille sur une ligne de chemin de fer unique constitue un handicap important, en 1930, Jourdan &#233;met le v&#339;u d'un doublement de la voie profitable au tourisme. Cependant, la modernisation de la ligne n'est pas retenue par le puissant directeur de la Compagnie PLM qui justifie son refus par une politique de travaux visant &#224; &#171; augmenter le d&#233;bit [des] grandes art&#232;res &#187;. La recherche de la rentabilit&#233; par les compagnies priv&#233;es aboutit depuis 1914 &#224; une contraction du r&#233;seau ferr&#233; secondaire au b&#233;n&#233;fice des axes majeurs.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107537 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43965_3-ebb19.png?1777019037' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107537 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Premi&#232;re couverture du programme du Festival d'art lyrique 1948&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En juillet 1948, le tourisme culturel profite d'une initiative priv&#233;e, la cr&#233;ation du Festival de musique par Dussurget dans la cour du palais de l'Archev&#234;ch&#233;. L'&#233;v&#232;nement rencontre un grand succ&#232;s si bien qu'en novembre 1949, s&#233;duite par une manifestation consolidant son image &#233;litiste, la ville propose de collaborer &#224; son organisation. Le syndicat des h&#244;teliers aixois met 500 chambres &#224; la disposition des participants. Cette capacit&#233; h&#244;teli&#232;re importante constitue, en apparence, un atout du p&#244;le aixois. Mais le directeur du comit&#233; du Festival Bigonnet insiste, en 1949, sur la n&#233;cessit&#233; urgente de r&#233;gler la question du logement des festivaliers. Devant la commission du Festival, il &#233;voque le probl&#232;me pos&#233; par l'insuffisance qualitative de l'appareil h&#244;telier dans le cadre d'un tourisme haut de gamme. L'offre de luxe se limite &#224; l'h&#244;tel N&#232;gre-Coste, &#224; l'h&#244;tel du Roi Ren&#233; et &#224; l'h&#244;tel PLM, sur la route de Marseille, dont la capacit&#233; totale d'h&#233;bergement repr&#233;sente pr&#232;s de cent lits, soit le cinqui&#232;me d'une offre dispers&#233;e en de multiples h&#244;tels vieillissants. Ainsi, si les trois h&#244;tels de luxe contribuent &#224; la r&#233;ussite de l'&#233;v&#232;nement, ils ne gomment pas les d&#233;ficiences de l'infrastructure d'accueil dans les ann&#233;es 1950.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://aixenprovence.fr/Aix-a-l-Epoque-contemporaine" rel="directory"&gt;Aix &#224; l'Epoque contemporaine&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107533 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43965_1-25484.png?1775048459' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107533 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Piscine des Thermes Sextius 1935&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;L'appareil h&#244;telier, en mati&#232;re d'offre qualitative, demeure insuffisant pour accueillir de riches touristes d'Europe du Nord et rivaliser avec des stations thermales de m&#234;me taille. L'h&#244;tel des Princes, construit en 1785 sur le cours Mirabeau, seul h&#244;tel de luxe accueillant une client&#232;le anglaise, souffrant de l'absence de chemin de fer, cesse son activit&#233; en 1874. Situ&#233; sur le cours Mirabeau, l'h&#244;tel N&#232;gre-Coste, &#224; l'origine un garni ouvert en 1822, prend son relais jusqu'en 1928, date de l'ouverture du palace du Roi Ren&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Port&#233; par les radicaux Abram et Bertrand, le projet &#171; Aix, ville d'eaux &#187; de la p&#233;riode 1890-1920 pose les bases d'un d&#233;veloppement thermal. En 1895, Abram reprend l'analyse du docteur Bourguet, publi&#233;e en 1880. L'excellence de la station hydromin&#233;rale aixoise proc&#232;de, non point de la nature de ses eaux, mais plut&#244;t de ses atouts touristiques. Entretenant un silence habile sur la temp&#233;rature insuffisante des eaux thermales, il parie sur l'impact de l'excursionnisme. Le tourisme devient d&#232;s lors l'&#233;l&#233;ment d'impulsion de la r&#233;volution thermale, couronn&#233;e par l'ouverture du casino municipal en 1924. La fabrication d'une station thermale renvoyant &#224; la ville d'art, construction id&#233;ologique compl&#233;mentaire de la ville d'eaux, la synth&#232;se de ces deux concepts forge le slogan moderniste de &#171; ville d'eaux et d'art &#187;, fer de lance du discours municipal d&#233;fendant un mod&#232;le distingu&#233; de d&#233;veloppement touristique durant tout le XXe si&#232;cle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Alors que l'impulsion ferroviaire reste d&#233;connect&#233;e &#224; Aix de l'&#233;mergence du thermalisme, &#224; la diff&#233;rence des autres villes d'eaux, la structuration du fait touristique offre la possibilit&#233; de compl&#233;ter les articulations manquantes gr&#226;ce &#224; la cr&#233;ation d'un Office de Tourisme.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107535 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43965_2-286b4.png?1775048459' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107535 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Office du tourisme - 1930&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La ville souffre, en effet, du faible rayonnement d'un syndicat d'initiative apparu tardivement en 1919. L'Acad&#233;mie d'Aix ayant proclam&#233; en 1923, que &#171; le tourisme constitue une id&#233;e directrice de l'activit&#233; &#233;conomique au profit possible et d&#233;sirable de la ville d'Aix &#187;, en avril 1925, le conservateur Jourdan soutient le projet d'un pavillon de tourisme, place de la Rotonde, et propose &#224; l'architecte Liautaud de construire &#171; un pavillon dans le style du XVIIe ou du XVIIIe pour &#234;tre en harmonie avec le style particulier de la ville &#187;. De style n&#233;o-classique, alliant la pierre de taille et de larges ouvertures vitr&#233;es, l'&#233;difice est surmont&#233; par une vaste toiture-terrasse . L'id&#233;e qui pr&#233;vaut alors est que le renouveau d'Aix doit passer par l'essor de la fonction touristique, vecteur de croissance des villes qui n'ont pas profit&#233; des dividendes de la R&#233;volution Industrielle. Edifi&#233; sur la place de la Rotonde au carrefour de la RN 8 de Paris &#224; Marseille et de la RN 7 de Paris &#224; Nice, le pavillon de tourisme, achev&#233; en juillet 1928, est destin&#233; &#224; diffuser le mythe de la &#171; ville d'eaux et d'art &#187;. Les nouvelles installations h&#244;teli&#232;res proches de la gare, l'h&#244;tel Moderne, avenue de la Gare, et l'h&#244;tel du Roi Ren&#233; sur le boulevard &#233;ponyme, plaident en faveur d'une solution connect&#233;e avec le chemin de fer. Comme le transport de voyageurs en direction de Marseille sur une ligne de chemin de fer unique constitue un handicap important, en 1930, Jourdan &#233;met le v&#339;u d'un doublement de la voie profitable au tourisme. Cependant, la modernisation de la ligne n'est pas retenue par le puissant directeur de la Compagnie PLM qui justifie son refus par une politique de travaux visant &#224; &#171; augmenter le d&#233;bit [des] grandes art&#232;res &#187;. La recherche de la rentabilit&#233; par les compagnies priv&#233;es aboutit depuis 1914 &#224; une contraction du r&#233;seau ferr&#233; secondaire au b&#233;n&#233;fice des axes majeurs.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107537 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43965_3-e3892.png?1775048459' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107537 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Premi&#232;re couverture du programme du Festival d'art lyrique 1948&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En juillet 1948, le tourisme culturel profite d'une initiative priv&#233;e, la cr&#233;ation du Festival de musique par Dussurget dans la cour du palais de l'Archev&#234;ch&#233;. L'&#233;v&#232;nement rencontre un grand succ&#232;s si bien qu'en novembre 1949, s&#233;duite par une manifestation consolidant son image &#233;litiste, la ville propose de collaborer &#224; son organisation. Le syndicat des h&#244;teliers aixois met 500 chambres &#224; la disposition des participants. Cette capacit&#233; h&#244;teli&#232;re importante constitue, en apparence, un atout du p&#244;le aixois. Mais le directeur du comit&#233; du Festival Bigonnet insiste, en 1949, sur la n&#233;cessit&#233; urgente de r&#233;gler la question du logement des festivaliers. Devant la commission du Festival, il &#233;voque le probl&#232;me pos&#233; par l'insuffisance qualitative de l'appareil h&#244;telier dans le cadre d'un tourisme haut de gamme. L'offre de luxe se limite &#224; l'h&#244;tel N&#232;gre-Coste, &#224; l'h&#244;tel du Roi Ren&#233; et &#224; l'h&#244;tel PLM, sur la route de Marseille, dont la capacit&#233; totale d'h&#233;bergement repr&#233;sente pr&#232;s de cent lits, soit le cinqui&#232;me d'une offre dispers&#233;e en de multiples h&#244;tels vieillissants. Ainsi, si les trois h&#244;tels de luxe contribuent &#224; la r&#233;ussite de l'&#233;v&#232;nement, ils ne gomment pas les d&#233;ficiences de l'infrastructure d'accueil dans les ann&#233;es 1950.&lt;/p&gt;
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&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les politiques publiques d'am&#233;nagement urbain</title>
		<link>https://aixenprovence.fr/Les-politiques-publiques-d-amenagement-urbain</link>
		<guid isPermaLink="true">https://aixenprovence.fr/Les-politiques-publiques-d-amenagement-urbain</guid>
		<dc:date>2026-04-24T08:21:04Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En d&#233;pit de l'&#233;mergence de classes moyennes, largement issues de la fonction publique, les orientations urbanistiques restent dict&#233;es par le monde de la robe, surrepr&#233;sent&#233; au sein des &#233;lites politiques. La d&#233;marche des ann&#233;es 1920, visant &#224; subordonner la planification &#224; l'emprise fonctionnelle du thermalisme, constitue un contresens de taille, corrig&#233; partiellement durant la d&#233;cennie suivante. La planification des ann&#233;es 1930-50 est un outil conceptuel de l&#233;gitimation des conservateurs au pouvoir. Ce n'est pas un hasard si la relance du plan d'extension, interrompu par les radicaux entre 1935 et 1940, intervient &#224; l'initiative de la municipalit&#233; vichyste de Coq. D&#233;couvrant la crise des quartiers populaires, l'approche urbanistique, orient&#233;e vers la d&#233;finition d'une ville centrale de prestige, aboutit au p&#233;rim&#232;tre distinctif du Vieil Aix en 1942. L'&#233;mergence de la politique sociale, principal enjeu d'apr&#232;s-guerre, introduit une nouvelle &#233;chelle de valeurs. La croissance rapide de 46 053 habitants en 1946, 54 217 habitants en 1954 puis 72 696 habitants en 1962 scelle la fin du mythe de la ville finie et immobile. Le mod&#232;le retenu par la municipalit&#233; Mouret de centre-droit, entre 1945 et 1965, ne remet pas en cause le tripode universit&#233; / tourisme culturel / patrimoine. En 1952, la construction innovante du programme des 200 logements, cours des Alpes, par l'architecte Pouillon pose les jalons d'une requalification des espaces centraux profitant aux classes moyennes plut&#244;t qu'aux pauvres du centre taudifi&#233;. Le curetage de l'&#238;lot des Cardeurs apr&#232;s 1957, concomitant de la cr&#233;ation des premi&#232;res cit&#233;s HLM en p&#233;riph&#233;rie, esquisse une politique de relogement des populations d&#233;favoris&#233;es. La r&#233;alisation de la couronne de cit&#233;s &#224; habitat collectif de type HLM en p&#233;riph&#233;rie lointaine, au nord, &#224; l'est et &#224; l'ouest du noyau urbanis&#233;, fonde une autre ville dans les ann&#233;es 1960-70.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'acceptation d'une p&#233;riph&#233;rie &#224; dimension sociale, celle des ZAC impliquant des continuit&#233;s et des interconnexions avec le noyau historique &#233;largi &#224; la ville du XIXe si&#232;cle, constitue le grand chantier de la seconde moiti&#233; du XXe si&#232;cle. Le grand projet public de la ZAC Sextius Mirabeau des ann&#233;es 1992-2001 restructure en profondeur le site de la gare de marchandises et celui du faubourg industriel du XIXe si&#232;cle. Il constitue le symbole d'une politique ambitieuse de transformation urbaine qui parvient &#224; d&#233;placer le centre de gravit&#233; de la ville centrale &#224; l'ouest du cours Mirabeau, prolongement tardif du projet Jourdan de 1930 ordonn&#233; autour du simple d&#233;placement de la gare et de la cr&#233;ation d'un jardin p&#233;ricentral. Il pose les bases d'une continuit&#233; entre deux espaces disjoints, la ville historique attractive et la p&#233;riph&#233;rie occidentale r&#233;cente masqu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://aixenprovence.fr/Aix-a-l-Epoque-contemporaine" rel="directory"&gt;Aix &#224; l'Epoque contemporaine&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En d&#233;pit de l'&#233;mergence de classes moyennes, largement issues de la fonction publique, les orientations urbanistiques restent dict&#233;es par le monde de la robe, surrepr&#233;sent&#233; au sein des &#233;lites politiques. La d&#233;marche des ann&#233;es 1920, visant &#224; subordonner la planification &#224; l'emprise fonctionnelle du thermalisme, constitue un contresens de taille, corrig&#233; partiellement durant la d&#233;cennie suivante. La planification des ann&#233;es 1930-50 est un outil conceptuel de l&#233;gitimation des conservateurs au pouvoir. Ce n'est pas un hasard si la relance du plan d'extension, interrompu par les radicaux entre 1935 et 1940, intervient &#224; l'initiative de la municipalit&#233; vichyste de Coq. D&#233;couvrant la crise des quartiers populaires, l'approche urbanistique, orient&#233;e vers la d&#233;finition d'une ville centrale de prestige, aboutit au p&#233;rim&#232;tre distinctif du Vieil Aix en 1942. L'&#233;mergence de la politique sociale, principal enjeu d'apr&#232;s-guerre, introduit une nouvelle &#233;chelle de valeurs. La croissance rapide de 46 053 habitants en 1946, 54 217 habitants en 1954 puis 72 696 habitants en 1962 scelle la fin du mythe de la ville finie et immobile. Le mod&#232;le retenu par la municipalit&#233; Mouret de centre-droit, entre 1945 et 1965, ne remet pas en cause le tripode universit&#233; / tourisme culturel / patrimoine. En 1952, la construction innovante du programme des 200 logements, cours des Alpes, par l'architecte Pouillon pose les jalons d'une requalification des espaces centraux profitant aux classes moyennes plut&#244;t qu'aux pauvres du centre taudifi&#233;. Le curetage de l'&#238;lot des Cardeurs apr&#232;s 1957, concomitant de la cr&#233;ation des premi&#232;res cit&#233;s HLM en p&#233;riph&#233;rie, esquisse une politique de relogement des populations d&#233;favoris&#233;es. La r&#233;alisation de la couronne de cit&#233;s &#224; habitat collectif de type HLM en p&#233;riph&#233;rie lointaine, au nord, &#224; l'est et &#224; l'ouest du noyau urbanis&#233;, fonde une autre ville dans les ann&#233;es 1960-70.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'acceptation d'une p&#233;riph&#233;rie &#224; dimension sociale, celle des ZAC impliquant des continuit&#233;s et des interconnexions avec le noyau historique &#233;largi &#224; la ville du XIXe si&#232;cle, constitue le grand chantier de la seconde moiti&#233; du XXe si&#232;cle. Le grand projet public de la ZAC Sextius Mirabeau des ann&#233;es 1992-2001 restructure en profondeur le site de la gare de marchandises et celui du faubourg industriel du XIXe si&#232;cle. Il constitue le symbole d'une politique ambitieuse de transformation urbaine qui parvient &#224; d&#233;placer le centre de gravit&#233; de la ville centrale &#224; l'ouest du cours Mirabeau, prolongement tardif du projet Jourdan de 1930 ordonn&#233; autour du simple d&#233;placement de la gare et de la cr&#233;ation d'un jardin p&#233;ricentral. Il pose les bases d'une continuit&#233; entre deux espaces disjoints, la ville historique attractive et la p&#233;riph&#233;rie occidentale r&#233;cente masqu&#233;e.&lt;/p&gt;
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