<?xml 
version="1.0" encoding="utf-8"?><?xml-stylesheet title="XSL formatting" type="text/xsl" href="https://aixenprovence.fr/spip.php?page=backend.xslt" ?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>Mairie d'Aix-en-Provence</title>
	<link>https://www.aixenprovence.fr/</link>
	<description>Aix-en-Provence : Actualit&#233;s de la ville d'Aix-en-Provence, agenda des manifestations, d&#233;marches administratives, cartes interactives...</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://aixenprovence.fr/spip.php?id_rubrique=2831&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>Mairie d'Aix-en-Provence</title>
		<url>https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L144xH144/logo_aix_2-add69.png?1680095562</url>
		<link>https://www.aixenprovence.fr/</link>
		<height>144</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Au second &#226;ge du Fer (fin du Ve-d&#233;but du Ier s. av. J.-C.)</title>
		<link>https://aixenprovence.fr/Au-second-age-du-Fer-fin-du-Ve-debut-du-Ier-s-av-J-C</link>
		<guid isPermaLink="true">https://aixenprovence.fr/Au-second-age-du-Fer-fin-du-Ve-debut-du-Ier-s-av-J-C</guid>
		<dc:date>2026-04-24T08:18:28Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107369 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44305_1-7b339.png?1777019044' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107369 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Restes de l'&#233;quid&#233; d&#233;pos&#233; dans une fosse - Clos Marie-Louise, Aix-en-Provence&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Pour le second &#226;ge du Fer, l'absence de n&#233;cropoles &#224; incin&#233;ration est un &#233;l&#233;ment remarquable de cette partie orientale du d&#233;partement, malgr&#233; l'existence d'agglom&#233;rations importantes. &#192; ce jour, seuls deux ensembles de documents sont vraiment exploitables. D'abord la d&#233;couverte du site de La Coulade &#224; Rognes, qui laisserait envisager l'existence, en ce lieu, d'une ou plusieurs s&#233;pultures de la fin du IIIe s. ou des trois premiers quarts du IIe s. av. J.-C. Ensuite, l'inscription fun&#233;raire en gallo-grec remploy&#233;e dans le village d'Alleins, qui fournit deux noms indig&#232;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs documents de la fin du second &#226;ge du Fer soulignent la force des pratiques cultuelles des Celtes r&#233;gionaux. Ainsi, &#224; Aix-en-Provence, le foss&#233; fouill&#233; sur le terrain Coq, pourrait t&#233;moigner, pour la premi&#232;re fois en Gaule m&#233;diterran&#233;enne, de l'existence de banquets ritualis&#233;s autour de la consommation du vin, durant le dernier tiers du IIe s. av. J.-C., aux portes m&#234;me de &lt;a href='https://aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_1_aux_origines_de_la_ville_un_fosse_a_amphores.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;la nouvelle fondation romaine d'Aquae Sextiae&lt;/a&gt;. Si les traces de ces pratiques, bien connues en Gaule int&#233;rieure, ont pu surprendre par leur position dans la p&#233;riph&#233;rie imm&#233;diate de la r&#233;cente implantation italienne, nous serions tent&#233;s de lier aujourd'hui ces reliquats sacralis&#233;s &#224; une action symbolique. Peut-&#234;tre &#224; la tenue d'une grande manifestation collective &#224; la suite de l'&#233;radication de l'aristocratie salyenne au lendemain de la prise d'Entremont, puis de la restauration de cette m&#234;me agglom&#233;ration sur d'autres bases politiques, incarn&#233;es par le fameux Craton du r&#233;cit de Diodore de Sicile. Nous sommes peut-&#234;tre l&#224;, vers 120 av. J.-C., face &#224; un exceptionnel exemple de c&#233;l&#233;bration d'un rapprochement entre les dirigeants du dernier &#233;tat de l'oppidum indig&#232;ne restaur&#233; et les nouveaux venus italiens, relations cordiales bien attest&#233;es durant une g&#233;n&#233;ration par la dynamique &#233;conomique de l'agglom&#233;ration. &#192; Aix-en-Provence, il faut peut-&#234;tre &#233;galement compter aussi parmi les expressions rituelles le d&#233;p&#244;t, dans une fosse, des restes d'un &#233;quid&#233; environn&#233; de vases en c&#233;ramique et d'objets en bronze, d&#233;couvert dans l'Abri des Fours .&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107371 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44305_2-670bf.png?1777019044' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107371 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Inscription gallo-grecque sur col d'amphore - Le Baou-Roux, Bouc-bel-air&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La force des pratiques religieuses et de leurs rites d&#233;votionnels transpara&#238;t aussi dans l'&#233;pigraphie r&#233;gionale d'&#233;poque romaine : de Gr&#233;asque provient une d&#233;dicace &#224; Belenos, divinit&#233; majeure du panth&#233;on celtique et, de Venelles, une autre &#224; Sylvain. Les cultes li&#233;s &#224; des divinit&#233;s topiques sont &#233;galement bien illustr&#233;s par les d&#233;dicaces &#224; Borbano provenant d'Aix-en-Provence, &#224; Ibo&#239;ta, au quartier de la Font-d'Arles &#224; Lambesc et aux Vroicae et A[&#8230;]inenses pr&#232;s du ch&#226;teau de Beaulieu &#224; Rognes. La toponymie est parfois tr&#232;s explicite : le nom m&#234;me du massif de la Sainte-Victoire est une &#233;volution christianis&#233;e d'une r&#233;f&#233;rence &#224; la divinit&#233; ouranienne Vintur(os), plusieurs fois attest&#233;e en Provence. Dans l'agglom&#233;ration m&#234;me du Baou-Roux une d&#233;dicace sur c&#233;ramique montre la r&#233;alit&#233; d'offrandes &#224; la divinit&#233; Aeiouitia, au cours du IIe s. av. J.-C. .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, au sein des habitats, outre la certitude de pratiques votives familiales, existent des lieux cultuels plus importants. Dans la r&#233;gion, seule &lt;a href='https://aixenprovence.fr/IMG/pdf/5.4_entremont_-_le_temps_du_bilan.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;l'agglom&#233;ration d'Entremont&lt;/a&gt; fournit au IIe s. quelques informations sur un probable lieu votif et l'&#233;dification d'espaces collectifs monumentalis&#233;s. La fouille d'une cour dans l'&#238;lot 29, montre les restes d'une activit&#233; m&#233;tallurgique du bronze sous la forme de plusieurs petites plaques perc&#233;es, lamelles repli&#233;es, petits disques aux rebords perl&#233;s, etc, mais &#233;galement de nombreux &#233;l&#233;ments de parures en verre (bracelets, perles surtout), le tout associ&#233; &#224; des restes c&#233;ramiques et osseux (faune). Si le caract&#232;re profane de ces d&#233;p&#244;ts a pu &#234;tre soulign&#233;, la typologie des vestiges en bronze et leur &#233;tat sp&#233;cifique (percement) induisent obligatoirement d'autres r&#233;ponses, entre autres celle d'un ancien lieu cultuel d&#233;truit mais prot&#233;g&#233;. Par ailleurs, d'autres vestiges c&#233;l&#232;bres dans l'habitat 2 de cet oppidum r&#233;v&#232;lent des espaces plus monumentaux &#224; caract&#232;re collectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, l'affirmation d'une classe sociale dominante, bien pr&#233;sente d&#232;s le Ve s. av. J.-C., transpara&#238;t dans quelques habitats du second &#226;ge du Fer, dont, encore, l'agglom&#233;ration d'Entremont. &#192; l'entr&#233;e principale de cette derni&#232;re est dispos&#233;, vers 150 av. J.-C., un lot d'au moins vingt statues pr&#233;sent&#233;es isol&#233;es ou group&#233;es, sous la protection de petits b&#226;tis. Le message premier de cette iconographie est li&#233; aux valeurs h&#233;ro&#239;ques propres &#224; l'aristocratie, des personnages de haut rang, assis en tailleur et entour&#233;s des simulacres de troph&#233;es de victoire que sont les t&#234;tes coup&#233;es. Autour d'eux figurent des guerriers arm&#233;s et mont&#233;s sur des &#233;quid&#233;s d'assez petite taille, avec la pr&#233;sence de femmes, assises, en tenue d'apparat. Les situles, pr&#233;sent&#233;es par ces derni&#232;res &#224; bout de bras, attestent leur participation active aux rituels des libations. La r&#233;p&#233;tition de cette trilogie th&#233;matique, la multiplicit&#233; des mains d'artisans, la longue chronologie propos&#233;e pour leur r&#233;alisation (entre le d&#233;but du IIIe s. et le d&#233;but du IIe s. av. J.-C.), comme leur concentration en bordure de la voie principale, sugg&#232;rent un double ph&#233;nom&#232;ne : cette statuaire &#233;tait initialement dispers&#233;e en plusieurs points du territoire, puis a &#233;t&#233; r&#233;unie &#224; l'abri la fortification &#224; l'amorce des conflits &#224; r&#233;p&#233;tition avec Marseille et son alli&#233; italien. Les donn&#233;es stratigraphiques montrent sans ambigu&#239;t&#233; que ces &#339;uvres ont &#233;t&#233; volontairement d&#233;truites &#224; l'issue de la premi&#232;re attaque de l'oppidum, en 124-123. De fait, ces symboles en grandeur naturelle, v&#233;ritables images des &#233;lites au pouvoir, n'&#233;taient initialement pas destin&#233;s &#224; &#234;tre pr&#233;sent&#233;s dans une agglom&#233;ration, mais bien davantage au sein de sanctuaires territoriaux li&#233;s &#224; des domaines ruraux directement d&#233;pendant des plus grandes familles de la classe aristocratique.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		

-
&lt;a href="https://aixenprovence.fr/Lieux-funeraires-et-cultuels" rel="directory"&gt;Lieux fun&#233;raires et cultuels&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107369 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44305_1-45e1e.png?1774940067' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107369 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Restes de l'&#233;quid&#233; d&#233;pos&#233; dans une fosse - Clos Marie-Louise, Aix-en-Provence&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Pour le second &#226;ge du Fer, l'absence de n&#233;cropoles &#224; incin&#233;ration est un &#233;l&#233;ment remarquable de cette partie orientale du d&#233;partement, malgr&#233; l'existence d'agglom&#233;rations importantes. &#192; ce jour, seuls deux ensembles de documents sont vraiment exploitables. D'abord la d&#233;couverte du site de La Coulade &#224; Rognes, qui laisserait envisager l'existence, en ce lieu, d'une ou plusieurs s&#233;pultures de la fin du IIIe s. ou des trois premiers quarts du IIe s. av. J.-C. Ensuite, l'inscription fun&#233;raire en gallo-grec remploy&#233;e dans le village d'Alleins, qui fournit deux noms indig&#232;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs documents de la fin du second &#226;ge du Fer soulignent la force des pratiques cultuelles des Celtes r&#233;gionaux. Ainsi, &#224; Aix-en-Provence, le foss&#233; fouill&#233; sur le terrain Coq, pourrait t&#233;moigner, pour la premi&#232;re fois en Gaule m&#233;diterran&#233;enne, de l'existence de banquets ritualis&#233;s autour de la consommation du vin, durant le dernier tiers du IIe s. av. J.-C., aux portes m&#234;me de &lt;a href='https://aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_1_aux_origines_de_la_ville_un_fosse_a_amphores.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;la nouvelle fondation romaine d'Aquae Sextiae&lt;/a&gt;. Si les traces de ces pratiques, bien connues en Gaule int&#233;rieure, ont pu surprendre par leur position dans la p&#233;riph&#233;rie imm&#233;diate de la r&#233;cente implantation italienne, nous serions tent&#233;s de lier aujourd'hui ces reliquats sacralis&#233;s &#224; une action symbolique. Peut-&#234;tre &#224; la tenue d'une grande manifestation collective &#224; la suite de l'&#233;radication de l'aristocratie salyenne au lendemain de la prise d'Entremont, puis de la restauration de cette m&#234;me agglom&#233;ration sur d'autres bases politiques, incarn&#233;es par le fameux Craton du r&#233;cit de Diodore de Sicile. Nous sommes peut-&#234;tre l&#224;, vers 120 av. J.-C., face &#224; un exceptionnel exemple de c&#233;l&#233;bration d'un rapprochement entre les dirigeants du dernier &#233;tat de l'oppidum indig&#232;ne restaur&#233; et les nouveaux venus italiens, relations cordiales bien attest&#233;es durant une g&#233;n&#233;ration par la dynamique &#233;conomique de l'agglom&#233;ration. &#192; Aix-en-Provence, il faut peut-&#234;tre &#233;galement compter aussi parmi les expressions rituelles le d&#233;p&#244;t, dans une fosse, des restes d'un &#233;quid&#233; environn&#233; de vases en c&#233;ramique et d'objets en bronze, d&#233;couvert dans l'Abri des Fours .&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107371 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44305_2-3f56a.png?1774940067' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107371 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Inscription gallo-grecque sur col d'amphore - Le Baou-Roux, Bouc-bel-air&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La force des pratiques religieuses et de leurs rites d&#233;votionnels transpara&#238;t aussi dans l'&#233;pigraphie r&#233;gionale d'&#233;poque romaine : de Gr&#233;asque provient une d&#233;dicace &#224; Belenos, divinit&#233; majeure du panth&#233;on celtique et, de Venelles, une autre &#224; Sylvain. Les cultes li&#233;s &#224; des divinit&#233;s topiques sont &#233;galement bien illustr&#233;s par les d&#233;dicaces &#224; Borbano provenant d'Aix-en-Provence, &#224; Ibo&#239;ta, au quartier de la Font-d'Arles &#224; Lambesc et aux Vroicae et A[&#8230;]inenses pr&#232;s du ch&#226;teau de Beaulieu &#224; Rognes. La toponymie est parfois tr&#232;s explicite : le nom m&#234;me du massif de la Sainte-Victoire est une &#233;volution christianis&#233;e d'une r&#233;f&#233;rence &#224; la divinit&#233; ouranienne Vintur(os), plusieurs fois attest&#233;e en Provence. Dans l'agglom&#233;ration m&#234;me du Baou-Roux une d&#233;dicace sur c&#233;ramique montre la r&#233;alit&#233; d'offrandes &#224; la divinit&#233; Aeiouitia, au cours du IIe s. av. J.-C. .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, au sein des habitats, outre la certitude de pratiques votives familiales, existent des lieux cultuels plus importants. Dans la r&#233;gion, seule &lt;a href='https://aixenprovence.fr/IMG/pdf/5.4_entremont_-_le_temps_du_bilan.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;l'agglom&#233;ration d'Entremont&lt;/a&gt; fournit au IIe s. quelques informations sur un probable lieu votif et l'&#233;dification d'espaces collectifs monumentalis&#233;s. La fouille d'une cour dans l'&#238;lot 29, montre les restes d'une activit&#233; m&#233;tallurgique du bronze sous la forme de plusieurs petites plaques perc&#233;es, lamelles repli&#233;es, petits disques aux rebords perl&#233;s, etc, mais &#233;galement de nombreux &#233;l&#233;ments de parures en verre (bracelets, perles surtout), le tout associ&#233; &#224; des restes c&#233;ramiques et osseux (faune). Si le caract&#232;re profane de ces d&#233;p&#244;ts a pu &#234;tre soulign&#233;, la typologie des vestiges en bronze et leur &#233;tat sp&#233;cifique (percement) induisent obligatoirement d'autres r&#233;ponses, entre autres celle d'un ancien lieu cultuel d&#233;truit mais prot&#233;g&#233;. Par ailleurs, d'autres vestiges c&#233;l&#232;bres dans l'habitat 2 de cet oppidum r&#233;v&#232;lent des espaces plus monumentaux &#224; caract&#232;re collectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, l'affirmation d'une classe sociale dominante, bien pr&#233;sente d&#232;s le Ve s. av. J.-C., transpara&#238;t dans quelques habitats du second &#226;ge du Fer, dont, encore, l'agglom&#233;ration d'Entremont. &#192; l'entr&#233;e principale de cette derni&#232;re est dispos&#233;, vers 150 av. J.-C., un lot d'au moins vingt statues pr&#233;sent&#233;es isol&#233;es ou group&#233;es, sous la protection de petits b&#226;tis. Le message premier de cette iconographie est li&#233; aux valeurs h&#233;ro&#239;ques propres &#224; l'aristocratie, des personnages de haut rang, assis en tailleur et entour&#233;s des simulacres de troph&#233;es de victoire que sont les t&#234;tes coup&#233;es. Autour d'eux figurent des guerriers arm&#233;s et mont&#233;s sur des &#233;quid&#233;s d'assez petite taille, avec la pr&#233;sence de femmes, assises, en tenue d'apparat. Les situles, pr&#233;sent&#233;es par ces derni&#232;res &#224; bout de bras, attestent leur participation active aux rituels des libations. La r&#233;p&#233;tition de cette trilogie th&#233;matique, la multiplicit&#233; des mains d'artisans, la longue chronologie propos&#233;e pour leur r&#233;alisation (entre le d&#233;but du IIIe s. et le d&#233;but du IIe s. av. J.-C.), comme leur concentration en bordure de la voie principale, sugg&#232;rent un double ph&#233;nom&#232;ne : cette statuaire &#233;tait initialement dispers&#233;e en plusieurs points du territoire, puis a &#233;t&#233; r&#233;unie &#224; l'abri la fortification &#224; l'amorce des conflits &#224; r&#233;p&#233;tition avec Marseille et son alli&#233; italien. Les donn&#233;es stratigraphiques montrent sans ambigu&#239;t&#233; que ces &#339;uvres ont &#233;t&#233; volontairement d&#233;truites &#224; l'issue de la premi&#232;re attaque de l'oppidum, en 124-123. De fait, ces symboles en grandeur naturelle, v&#233;ritables images des &#233;lites au pouvoir, n'&#233;taient initialement pas destin&#233;s &#224; &#234;tre pr&#233;sent&#233;s dans une agglom&#233;ration, mais bien davantage au sein de sanctuaires territoriaux li&#233;s &#224; des domaines ruraux directement d&#233;pendant des plus grandes familles de la classe aristocratique.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Au premier &#226;ge du Fer (fin VIIe-Ve s. av. J.-C.)</title>
		<link>https://aixenprovence.fr/Au-premier-age-du-Fer-fin-VIIe-Ve-s-av-J-C</link>
		<guid isPermaLink="true">https://aixenprovence.fr/Au-premier-age-du-Fer-fin-VIIe-Ve-s-av-J-C</guid>
		<dc:date>2026-04-24T08:18:26Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107363 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44303_1-bb50d.png?1777019044' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107363 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;S&#233;pulture &#224; cr&#233;mation de la plaine des Milles-Luynes -Bigaron, Aix-en-Provence&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Hormis la s&#233;pulture &#224; incin&#233;ration des F&#233;rauds, dispos&#233;e en fosse et signal&#233;e par un b&#233;tyle fruste, les autres t&#233;moignages fun&#233;raires du premier &#226;ge du Fer provenaient, jusqu'&#224; tr&#232;s peu, d'inhumations en caisson, sous tumulus de pierres et de terre. Mais la d&#233;couverte r&#233;cente &#224; flanc de coteaux de deux riches s&#233;pultures &#224; incin&#233;ration &lt;a href='https://aixenprovence.fr/IMG/pdf/5_3_un_ensemble_funeraire_du_premier_age_du_fer.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;dans la plaine de Luynes, &#224; Aix-en-Provence&lt;/a&gt;, dat&#233;es entre le milieu du VIe et le milieu du Ve s. av. J.-C., modifie nos informations. &#192; cette exception pr&#232;s, la distribution des s&#233;pultures est essentiellement d&#233;pendante de zones montagneuses r&#233;gionales, cha&#238;ne du R&#233;gagnas au sud (n&#233;cropole de la S&#233;rignane : 28 tumulus) et alentours du massif de la Sainte-Victoire au nord : &#224; Vauvenargues, n&#233;cropole de Claps et tumulus isol&#233;, non fouill&#233;, de La Sinne, voire quelques sites fun&#233;raires plus anciens signal&#233;s pr&#232;s de la Citadelle ; &#224; Puyloubier, n&#233;cropole du Pouchon. L'anciennet&#233; des recherches et les bouleversements qui ont affect&#233; ces tertres depuis un si&#232;cle, sont les causes essentielles de notre m&#233;connaissance tant des rites pratiqu&#233;s lors de l'inhumation que des objets, peu nombreux, qui accompagnent les d&#233;funts. D'autres tumulus &#224; inhumation (ou de rite non pr&#233;cis&#233;), anciennement fouill&#233;s ou rep&#233;r&#233;s plus r&#233;cemment, sont &#233;galement signal&#233;s dans des secteurs peu &#233;lev&#233;s, comme la vall&#233;e de l'Arc, &#224; Aix-en-Provence (Saint-Pons) et &#224; Trets (pr&#232;s de Pourri&#232;res). Toujours au premier &#226;ge du Fer, se rattachent aussi les d&#233;couvertes anciennes d'inhumations en coffres de pierre ou en pleine terre, apparemment sans recouvrement tumulaire (la Cascade de Si&#232;ge &#224; Simiane-Collongue). C'est &#224; l'extr&#234;me fin du premier &#226;ge du Fer, que peut &#234;tre attribu&#233;e l'inhumation en coffre de lauzes de la Grande Duranne, sur les bords de la Jouine &#224; Aix-en-Provence (avec un lot d'armilles).&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107367 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44303_2-2-b855b.png?1777019044' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107367 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Urne en c&#233;ramique de type suspendien d&#233;couverte dans un des tumulus - La S&#233;rignane, Peynier&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;D'autres d&#233;couvertes d'objets isol&#233;s ne sont pas sans poser probl&#232;me : cachettes de fondeur ou d&#233;p&#244;ts rituels ? Ainsi, ceux trouv&#233;s sur le pi&#233;mont m&#233;ridional de la Sainte-Victoire sont-ils les vestiges d'offrandes cultuelles dispers&#233;es ? La boucle d'oreille torsad&#233;e et le bracelet du Bronze final ou du tout d&#233;but de l'&#226;ge du Fer d&#233;couverts &#224; 820 m d'altitude au Pas de la Savonnette, &#224; Saint-Antonin-sur-Bayon, en faisaient-ils partie ou proviennent-ils de s&#233;pultures boulevers&#233;es ? M&#234;me interrogation pour le lot de bracelets bris&#233;s et tordus, de la commune du Tholonet aux Espinades. La m&#234;me difficult&#233; de caract&#233;risation et d'interpr&#233;tation recouvre les objets m&#233;talliques signal&#233;s &#224; Aix-en-Provence, sur la colline des Pauvres du quartier de Bibemus : une hachette en cuivre, une &#233;p&#233;e et des bracelets en bronze ont &#233;t&#233; retrouv&#233;s dans des anfractuosit&#233;s naturelles du substrat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ajoutera &#224; ces trouvailles probl&#233;matiques celles faites sur d'autres sites &#224; vocation cultuelle bien plus explicite, comme les portiques peints et les st&#232;les mis au jour sur &lt;a href='https://aixenprovence.fr/IMG/pdf/5.4_entremont_-_le_temps_du_bilan.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;le plateau d'Entremont&lt;/a&gt;, dont on sait qu'ils sont ant&#233;rieurs au premier habitat. L'interpr&#233;tation de ces &#233;l&#233;ments, avec la pr&#233;sence d'entailles c&#233;phaliformes dans un dernier &#233;tat, a &#233;t&#233; li&#233;e &#224; un lieu cultuel d&#233;di&#233; aux m&#226;nes des anc&#234;tres.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		

-
&lt;a href="https://aixenprovence.fr/Lieux-funeraires-et-cultuels" rel="directory"&gt;Lieux fun&#233;raires et cultuels&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107363 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44303_1-d4d83.png?1774939498' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107363 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;S&#233;pulture &#224; cr&#233;mation de la plaine des Milles-Luynes -Bigaron, Aix-en-Provence&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Hormis la s&#233;pulture &#224; incin&#233;ration des F&#233;rauds, dispos&#233;e en fosse et signal&#233;e par un b&#233;tyle fruste, les autres t&#233;moignages fun&#233;raires du premier &#226;ge du Fer provenaient, jusqu'&#224; tr&#232;s peu, d'inhumations en caisson, sous tumulus de pierres et de terre. Mais la d&#233;couverte r&#233;cente &#224; flanc de coteaux de deux riches s&#233;pultures &#224; incin&#233;ration &lt;a href='https://aixenprovence.fr/IMG/pdf/5_3_un_ensemble_funeraire_du_premier_age_du_fer.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;dans la plaine de Luynes, &#224; Aix-en-Provence&lt;/a&gt;, dat&#233;es entre le milieu du VIe et le milieu du Ve s. av. J.-C., modifie nos informations. &#192; cette exception pr&#232;s, la distribution des s&#233;pultures est essentiellement d&#233;pendante de zones montagneuses r&#233;gionales, cha&#238;ne du R&#233;gagnas au sud (n&#233;cropole de la S&#233;rignane : 28 tumulus) et alentours du massif de la Sainte-Victoire au nord : &#224; Vauvenargues, n&#233;cropole de Claps et tumulus isol&#233;, non fouill&#233;, de La Sinne, voire quelques sites fun&#233;raires plus anciens signal&#233;s pr&#232;s de la Citadelle ; &#224; Puyloubier, n&#233;cropole du Pouchon. L'anciennet&#233; des recherches et les bouleversements qui ont affect&#233; ces tertres depuis un si&#232;cle, sont les causes essentielles de notre m&#233;connaissance tant des rites pratiqu&#233;s lors de l'inhumation que des objets, peu nombreux, qui accompagnent les d&#233;funts. D'autres tumulus &#224; inhumation (ou de rite non pr&#233;cis&#233;), anciennement fouill&#233;s ou rep&#233;r&#233;s plus r&#233;cemment, sont &#233;galement signal&#233;s dans des secteurs peu &#233;lev&#233;s, comme la vall&#233;e de l'Arc, &#224; Aix-en-Provence (Saint-Pons) et &#224; Trets (pr&#232;s de Pourri&#232;res). Toujours au premier &#226;ge du Fer, se rattachent aussi les d&#233;couvertes anciennes d'inhumations en coffres de pierre ou en pleine terre, apparemment sans recouvrement tumulaire (la Cascade de Si&#232;ge &#224; Simiane-Collongue). C'est &#224; l'extr&#234;me fin du premier &#226;ge du Fer, que peut &#234;tre attribu&#233;e l'inhumation en coffre de lauzes de la Grande Duranne, sur les bords de la Jouine &#224; Aix-en-Provence (avec un lot d'armilles).&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107367 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44303_2-2-2ec7b.png?1774939498' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107367 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Urne en c&#233;ramique de type suspendien d&#233;couverte dans un des tumulus - La S&#233;rignane, Peynier&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;D'autres d&#233;couvertes d'objets isol&#233;s ne sont pas sans poser probl&#232;me : cachettes de fondeur ou d&#233;p&#244;ts rituels ? Ainsi, ceux trouv&#233;s sur le pi&#233;mont m&#233;ridional de la Sainte-Victoire sont-ils les vestiges d'offrandes cultuelles dispers&#233;es ? La boucle d'oreille torsad&#233;e et le bracelet du Bronze final ou du tout d&#233;but de l'&#226;ge du Fer d&#233;couverts &#224; 820 m d'altitude au Pas de la Savonnette, &#224; Saint-Antonin-sur-Bayon, en faisaient-ils partie ou proviennent-ils de s&#233;pultures boulevers&#233;es ? M&#234;me interrogation pour le lot de bracelets bris&#233;s et tordus, de la commune du Tholonet aux Espinades. La m&#234;me difficult&#233; de caract&#233;risation et d'interpr&#233;tation recouvre les objets m&#233;talliques signal&#233;s &#224; Aix-en-Provence, sur la colline des Pauvres du quartier de Bibemus : une hachette en cuivre, une &#233;p&#233;e et des bracelets en bronze ont &#233;t&#233; retrouv&#233;s dans des anfractuosit&#233;s naturelles du substrat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ajoutera &#224; ces trouvailles probl&#233;matiques celles faites sur d'autres sites &#224; vocation cultuelle bien plus explicite, comme les portiques peints et les st&#232;les mis au jour sur &lt;a href='https://aixenprovence.fr/IMG/pdf/5.4_entremont_-_le_temps_du_bilan.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;le plateau d'Entremont&lt;/a&gt;, dont on sait qu'ils sont ant&#233;rieurs au premier habitat. L'interpr&#233;tation de ces &#233;l&#233;ments, avec la pr&#233;sence d'entailles c&#233;phaliformes dans un dernier &#233;tat, a &#233;t&#233; li&#233;e &#224; un lieu cultuel d&#233;di&#233; aux m&#226;nes des anc&#234;tres.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ruptures brutales et tentatives de continuit&#233; (fin du IIe s. et d&#233;but du Ier s. av. J.-C.)</title>
		<link>https://aixenprovence.fr/Ruptures-brutales-et-tentatives-de-continuite-fin-du-IIe-s-et-debut-du-Ier-s-av</link>
		<guid isPermaLink="true">https://aixenprovence.fr/Ruptures-brutales-et-tentatives-de-continuite-fin-du-IIe-s-et-debut-du-Ier-s-av</guid>
		<dc:date>2026-04-24T08:18:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les sources historiques li&#233;es aux interventions militaires romaines en Provence au cours du IIe s. sont r&#233;guli&#232;rement sollicit&#233;es, depuis le XIXe s., pour rattacher plusieurs des destructions violentes observ&#233;es sur des oppidums r&#233;gionaux aux campagnes des consuls Fulvius Flaccus et Sextius Calvinus, entre 125 et 123 av. J.-C. Mais la r&#233;alit&#233; est bien plus complexe, m&#234;me si ces interventions se soldent par la fondation rapide d'un poste militaire et d'une premi&#232;re agglom&#233;ration &#224; Aquae Sextiae. Cette installation marque un tournant d&#233;cisif dans l'organisation des soci&#233;t&#233;s liguro-celtes, avec la disparition d'une large part de sa classe aristocratique guerri&#232;re et la spoliation tr&#232;s probable de territoires autour de l'agglom&#233;ration naissante. Les habitats group&#233;s indig&#232;nes post&#233;rieurs soulignent bien les difficult&#233;s de l'&#233;poque, avec autant de ruptures que de continuit&#233;s dans l'occupation des implantations majeures ant&#233;rieures, mais aussi avec l'apparition de nouveaux sites sur d'autres territoires agricoles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques habitats importants disparaissent totalement d&#232;s le dernier quart du si&#232;cle, tel le Baou-Roux. Ceux de l'Infernet, de Notre-Dame-de-Consolation, de la Quille ou de Meynes pourraient avoir connu un sort similaire. D'autres, en revanche, se sont relev&#233;s rapidement de ces conflits. Ainsi &#171; Entremont 2 &#187;, situ&#233; &#224; seulement 3 km d'Aquae Sextiae, conna&#238;t d&#232;s 120 une nouvelle occupation, dynamique aux plans &#233;conomique et architectural, avec des rev&#234;tements de voies r&#233;nov&#233;s, dont une rue principale monumentalis&#233;e qui aboutit &#224; une salle hypostyle &#224; vocation collective. Par contre, on ne sait pas grand-chose de la r&#233;alit&#233; d&#233;fensive de l'enceinte ant&#233;rieure du site. Une nouvelle attaque militaire romaine ruinera d&#233;finitivement l'agglom&#233;ration vers 100, plut&#244;t m&#234;me vers 90 av. J.-C. Il pourrait en &#234;tre de m&#234;me pour la T&#234;te de l'Ost &#224; Mimet et pour Pierredon, &#224; &#201;guilles.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107357 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43909_1-b6731.png?1777019044' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107357 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Le pas de Magnan - Saint-Antonin-sur-Bayon&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le dernier quart du IIe s. est aussi le moment de la cr&#233;ation ou de la refondation d'autres habitats group&#233;s, qui furent fr&#233;quent&#233;s &#224; une date plus ancienne. Outre qu'ils marquent, en cette fin de la Protohistoire m&#233;ridionale, le maintien des modes de vie traditionnels des communaut&#233;s indig&#232;nes, ils rendent compte &#233;galement, par leur localisation, de probables d&#233;placements de populations. Le mouvement le plus &#233;vident est sans doute celui qui a affect&#233; les territoires entourant la nouvelle fondation romaine d'Aix-en-Provence, en faveur d'autres secteurs plus recul&#233;s comme le plateau du Cengle et plus g&#233;n&#233;ralement le pourtour de la Sainte-Victoire. La commune de Saint-Antonin-sur-Bayon pr&#233;sente ainsi trois exemples d'in&#233;gale importance et r&#233;v&#233;lateurs du maintien d'une hi&#233;rarchisation, au moins fonctionnelle, des habitats group&#233;s. Deux d'entre eux sont fortifi&#233;s. Le plus petit est celui de La Roque Vaoutade I, dens&#233;ment occup&#233; sur une superficie de 0,7 ha et durant une courte p&#233;riode (entre 130/125 et 100/90 av. J.-C.). Le Pas de Magnan, en appui de falaises, est plus vaste (2 ha) et le mobilier retrouv&#233; en prospection montre une installation tout aussi dense, li&#233;e au stockage comme &#224; la transformation des produits de l'agriculture. Occup&#233; sur 4,5 ha, entre 125 et 50 av. J.-C, l'habitat du Bayon montre, lui aussi, une forte activit&#233; agricole et une pratique de l'&#233;change limit&#233;e avec une petite activit&#233; m&#233;tallurgique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le site de Bramefan &#224; Puyloubier est le seul exemple autour de la cha&#238;ne de la Sainte-Victoire d'un ample habitat de 5,5 ha, dens&#233;ment fr&#233;quent&#233;, restructur&#233; et fortifi&#233; dans le dernier quart du IIe s. av. J.-C. Son occupation se prolonge jusqu'au d&#233;but de l'&#233;poque august&#233;enne, avec l'apparition, au milieu du Ier s. av. J.-C., des premi&#232;res habitations couvertes de tuiles en c&#233;ramique. La fortification et les activit&#233;s &#233;conomiques sont ici autant d'indices r&#233;v&#233;lateurs du maintien de quelques communaut&#233;s indig&#232;nes bien structur&#233;es autour de la fondation romaine d'Aix-en-Provence.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		

-
&lt;a href="https://aixenprovence.fr/Habitats-et-territoires" rel="directory"&gt;Habitats et territoires&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les sources historiques li&#233;es aux interventions militaires romaines en Provence au cours du IIe s. sont r&#233;guli&#232;rement sollicit&#233;es, depuis le XIXe s., pour rattacher plusieurs des destructions violentes observ&#233;es sur des oppidums r&#233;gionaux aux campagnes des consuls Fulvius Flaccus et Sextius Calvinus, entre 125 et 123 av. J.-C. Mais la r&#233;alit&#233; est bien plus complexe, m&#234;me si ces interventions se soldent par la fondation rapide d'un poste militaire et d'une premi&#232;re agglom&#233;ration &#224; Aquae Sextiae. Cette installation marque un tournant d&#233;cisif dans l'organisation des soci&#233;t&#233;s liguro-celtes, avec la disparition d'une large part de sa classe aristocratique guerri&#232;re et la spoliation tr&#232;s probable de territoires autour de l'agglom&#233;ration naissante. Les habitats group&#233;s indig&#232;nes post&#233;rieurs soulignent bien les difficult&#233;s de l'&#233;poque, avec autant de ruptures que de continuit&#233;s dans l'occupation des implantations majeures ant&#233;rieures, mais aussi avec l'apparition de nouveaux sites sur d'autres territoires agricoles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques habitats importants disparaissent totalement d&#232;s le dernier quart du si&#232;cle, tel le Baou-Roux. Ceux de l'Infernet, de Notre-Dame-de-Consolation, de la Quille ou de Meynes pourraient avoir connu un sort similaire. D'autres, en revanche, se sont relev&#233;s rapidement de ces conflits. Ainsi &#171; Entremont 2 &#187;, situ&#233; &#224; seulement 3 km d'Aquae Sextiae, conna&#238;t d&#232;s 120 une nouvelle occupation, dynamique aux plans &#233;conomique et architectural, avec des rev&#234;tements de voies r&#233;nov&#233;s, dont une rue principale monumentalis&#233;e qui aboutit &#224; une salle hypostyle &#224; vocation collective. Par contre, on ne sait pas grand-chose de la r&#233;alit&#233; d&#233;fensive de l'enceinte ant&#233;rieure du site. Une nouvelle attaque militaire romaine ruinera d&#233;finitivement l'agglom&#233;ration vers 100, plut&#244;t m&#234;me vers 90 av. J.-C. Il pourrait en &#234;tre de m&#234;me pour la T&#234;te de l'Ost &#224; Mimet et pour Pierredon, &#224; &#201;guilles.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107357 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43909_1-1f656.png?1774938299' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107357 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Le pas de Magnan - Saint-Antonin-sur-Bayon&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Le dernier quart du IIe s. est aussi le moment de la cr&#233;ation ou de la refondation d'autres habitats group&#233;s, qui furent fr&#233;quent&#233;s &#224; une date plus ancienne. Outre qu'ils marquent, en cette fin de la Protohistoire m&#233;ridionale, le maintien des modes de vie traditionnels des communaut&#233;s indig&#232;nes, ils rendent compte &#233;galement, par leur localisation, de probables d&#233;placements de populations. Le mouvement le plus &#233;vident est sans doute celui qui a affect&#233; les territoires entourant la nouvelle fondation romaine d'Aix-en-Provence, en faveur d'autres secteurs plus recul&#233;s comme le plateau du Cengle et plus g&#233;n&#233;ralement le pourtour de la Sainte-Victoire. La commune de Saint-Antonin-sur-Bayon pr&#233;sente ainsi trois exemples d'in&#233;gale importance et r&#233;v&#233;lateurs du maintien d'une hi&#233;rarchisation, au moins fonctionnelle, des habitats group&#233;s. Deux d'entre eux sont fortifi&#233;s. Le plus petit est celui de La Roque Vaoutade I, dens&#233;ment occup&#233; sur une superficie de 0,7 ha et durant une courte p&#233;riode (entre 130/125 et 100/90 av. J.-C.). Le Pas de Magnan, en appui de falaises, est plus vaste (2 ha) et le mobilier retrouv&#233; en prospection montre une installation tout aussi dense, li&#233;e au stockage comme &#224; la transformation des produits de l'agriculture. Occup&#233; sur 4,5 ha, entre 125 et 50 av. J.-C, l'habitat du Bayon montre, lui aussi, une forte activit&#233; agricole et une pratique de l'&#233;change limit&#233;e avec une petite activit&#233; m&#233;tallurgique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le site de Bramefan &#224; Puyloubier est le seul exemple autour de la cha&#238;ne de la Sainte-Victoire d'un ample habitat de 5,5 ha, dens&#233;ment fr&#233;quent&#233;, restructur&#233; et fortifi&#233; dans le dernier quart du IIe s. av. J.-C. Son occupation se prolonge jusqu'au d&#233;but de l'&#233;poque august&#233;enne, avec l'apparition, au milieu du Ier s. av. J.-C., des premi&#232;res habitations couvertes de tuiles en c&#233;ramique. La fortification et les activit&#233;s &#233;conomiques sont ici autant d'indices r&#233;v&#233;lateurs du maintien de quelques communaut&#233;s indig&#232;nes bien structur&#233;es autour de la fondation romaine d'Aix-en-Provence.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#192; la fin du second &#226;ge du Fer (second quart du IIe s. au d&#233;but du Ier s. av. J.-C.)</title>
		<link>https://aixenprovence.fr/A-la-fin-du-second-age-du-Fer-second-quart-du-IIe-s-au-debut-du-Ier-s-av-J-C</link>
		<guid isPermaLink="true">https://aixenprovence.fr/A-la-fin-du-second-age-du-Fer-second-quart-du-IIe-s-au-debut-du-Ier-s-av-J-C</guid>
		<dc:date>2026-04-24T08:18:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107341 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43907_1_1_-63946.png?1777019044' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107341 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Vaste plate-forme rocheuse accueillant un habitat du second &#226;ge du Fer - La Quille, Le Puy-Sainte-R&#233;parade&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Dans la premi&#232;re moiti&#233; du IIe s. av. J.-C., le ph&#233;nom&#232;ne lanc&#233; &#224; la fin du si&#232;cle pr&#233;c&#233;dent s'accentue fortement, avec l'&#233;mergence de nouvelles installations qui sont toujours des regroupements d'agriculteurs, veillant sur le stockage de leurs r&#233;coltes. Il en est ainsi de la &lt;a href='https://aixenprovence.fr/IMG/pdf/5.4_entremont_-_le_temps_du_bilan.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;premi&#232;re implantation d'Entremont&lt;/a&gt;. Les fouilles n'y ont pas reconnu de vestiges d'une installation p&#233;renne ant&#233;rieure, &#224; l'exception de ceux remploy&#233;s d'un sanctuaire, signe r&#233;v&#233;lateur de la notori&#233;t&#233; cultuelle du lieu, en tout cas de sa position strat&#233;gique dans les rapports politiques de la r&#233;gion. La construction d'une enceinte &#224; bastions quadrangulaires rapproch&#233;s, d&#233;limite un habitat restreint de 0,9 ha, int&#233;rieurement structur&#233; avec une remarquable r&#233;gularit&#233;, due &#224; l'usage tr&#232;s probable de principes m&#233;trologiques. Dispos&#233;es en &#238;lots quadrangulaires ou en files, les pi&#232;ces d'habitations sont petites et s'ouvrent sur des voies de desserte. Toutes les constructions sont &#224; murs porteurs, peut-&#234;tre en briques de terre cru, sur solins en pierres s&#232;ches. Les toitures sont &#233;galement toujours en terre. Il n'est pas &#233;tabli qu'un premier &#233;tage compl&#233;tait, &#224; cette &#233;poque, les pi&#232;ces du rez-de-chauss&#233;e destin&#233;es essentiellement &#224; la vie domestique (foyers), au stockage (doliums, silos), ainsi qu'&#224; un petit artisanat utilitaire dont celui du m&#233;tal. Par son ampleur limit&#233;e et ses activit&#233;s artisanales restreintes, cet habitat (dit &#171; Entremont 1 &#187;) se place dans la continuit&#233; des petites agglom&#233;rations de la fin du IIIe s. Il montre cependant un souci de r&#233;gularisation de l'espace, certes encourag&#233;e par une topographie favorable, mais relevant aussi d'une volont&#233; politique de valorisation des &#233;lites r&#233;gionales au travers des habitats group&#233;s fortifi&#233;s dont elles ont la charge, v&#233;ritables places fortes tr&#232;s identitaires sur les territoires. M&#234;me si cette petite agglom&#233;ration a &#233;t&#233; remani&#233;e peu apr&#232;s, elle appara&#238;t embl&#233;matique d'une premi&#232;re &#233;tape de restructuration de la r&#233;gion aixoise apr&#232;s la p&#233;riode conflictuelle de la g&#233;n&#233;ration pr&#233;c&#233;dente.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107343 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43907_1-ab870.png?1777019044' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107343 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Vue a&#233;rienne - Meynes, Aix-en-Provence&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les autres habitats group&#233;s cr&#233;&#233;s dans le courant du second quart et au milieu du IIe s. ont des ant&#233;c&#233;dents vari&#233;s. Ils peuvent se r&#233;partir en deux grandes cat&#233;gories : les nouvelles fondations et celles qui se placent dans la continuit&#233; des occupations imm&#233;diatement ant&#233;rieures. Les habitats fortifi&#233;s &#224; cette &#233;poque, qui ont &#233;t&#233; fouill&#233;s sur des superficies plus ou moins &#233;tendues, fournissent tous des informations sur les &#233;tapes de leurs am&#233;nagements, de leur abandon ou de leur destruction, sur les formes du b&#226;ti et leurs technologies architecturales, sur certains agencements collectifs ainsi que sur les pratiques domestiques, les activit&#233;s culturales, vivri&#232;res et artisanales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Se rattachent &#224; la premi&#232;re cat&#233;gorie les oppidums de la T&#234;te de l'Ost &#224; Mimet (de l'ordre d'un hectare) ou de la Quille au Puy-Sainte-R&#233;parade qui surplombe plusieurs sites de plaine attest&#233;s d&#232;s le premier &#226;ge du Fer (100). Ce site, seulement prospect&#233;, montre une fortification soign&#233;e en moyen appareil qui d&#233;limiterait une superficie de 1,8 ha au cours du IIe s. av. J.-C. On peut &#233;galement ajouter ceux du Mont Olympe &#224; Trets (seconde enceinte de 2 ha, avec bastions quadrangulaires et porte &#224; recouvrement), du Puech de Valoni &#224; Vern&#232;gues (3,7 ha), de l'Infernet au Tholonet (2 ha, avec vestiges d'une enceinte soign&#233;e et &#233;l&#233;ment de bastion quadrangulaire), voire de Meynes &#224; Aix-en-Provence (sur une dizaine d'hectares ?). Il est int&#233;ressant d'associer &#224; ce mouvement de r&#233;g&#233;n&#233;rescence des habitats group&#233;s de hauteur, les rassemblements de population plus modestes, sur sites non fortifi&#233;s, et qui &#233;taient d&#233;j&#224; actifs au cours du premier &#226;ge du Fer (le Col Sainte-Anne &#224; Simiane-Collongue, sur la cr&#234;te de la cha&#238;ne de l'&#201;toile, ou rep&#233;r&#233;es &#224; Saint-Jean-du-Puy sur la commune de Trets, &#224; 657 m d'altitude).&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107345 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43907_4-1b937.png?1777019044' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107345 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Habitations &#233;tablies contre le rempart - Le Baou-Roux, Bouc-bel-Air&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les sites de la seconde cat&#233;gorie se caract&#233;risent par une brusque augmentation de leur population. C'est le cas pour le Baou-Roux, cit&#233; pr&#233;c&#233;demment. D&#232;s les alentours de 175, l'occupation de ce plateau conna&#238;t sa plus grande extension, sur pr&#232;s de 4 ha, avec une fortification &#224; bastions quadrangulaires du c&#244;t&#233; sud-sud-est. Les secteurs fouill&#233;s montrent partout un regroupement des pi&#232;ces et des espaces d'habitation en &#238;lots rectangulaires ou en files, s&#233;par&#233;s par des voies de desserte de diff&#233;rentes largeurs, mais selon une r&#233;partition hi&#233;rarchis&#233;e. En fin de p&#233;riode, des espaces b&#226;tis pr&#233;alablement isol&#233;s se regroupent, accaparant m&#234;me des tron&#231;ons de voies, pour former des habitations &#224; plusieurs pi&#232;ces communicantes, ce qui para&#238;t traduire une complexification de la vie sociale, avec l'amorce d'une s&#233;paration des activit&#233;s domestiques de celles de l'artisanat ou du stockage. Une petite placette est probable, mais aucun vaste b&#226;timent de nature collective ou cultuelle n'a &#233;t&#233; reconnu, m&#234;me si par ailleurs une d&#233;dicace domestique &#224; une divinit&#233; indig&#232;ne a &#233;t&#233; grav&#233;e sur le col d'une cruche en c&#233;ramique. L'ensemble de l'habitat est violemment d&#233;truit lors d'une intervention militaire, rattach&#233;e aux campagnes romaines de 124-123 av. J.-C. En d&#233;finitive, par sa superficie, l'organisation du b&#226;ti, ses techniques et son syst&#232;me d&#233;fensif, cette agglom&#233;ration s'int&#232;gre dans les habitudes et le savoir-faire des populations proven&#231;ales depuis la fin du premier &#226;ge du Fer. Son &#233;tendue, alors plus vaste qu'auparavant, n'a cependant rien d'exceptionnel, en regard de celles d'autres agglom&#233;rations de la basse Provence la plus occidentale (Meynes, Constantine, Saint-Blaise&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107347 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43907_3-70339.png?1777019044' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107347 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Enceinte &#224; tours semi-circulaires du second habitat - Pierredon, Eguilles&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En bordure de la vall&#233;e de l'Arc et dominant une vaste plaine agricole, l'habitat perch&#233; de Pierredon &#224; &#201;guilles s'inscrit dans la m&#234;me dynamique de regroupement de populations. Apr&#232;s la destruction violente d'un premier petit habitat fortifi&#233; au d&#233;but du IIe s., le site est r&#233;occup&#233; dans le second quart ou au milieu du si&#232;cle sur une plus vaste &#233;tendue (de l'ordre de 2 ha). Il est alors gratifi&#233; d'une enceinte en moyen appareil soign&#233;, bien conserv&#233;e sur son flanc nord-oriental et pourvue de bastions de plan quadrangulaire &#224; angles arrondis. Fouilles et sondages ont d&#233;gag&#233; une part de l'habitat int&#233;rieur, des pi&#232;ces regroup&#233;es en &#238;lots aux trac&#233;s plus ou moins r&#233;guliers, s&#233;par&#233;s par des ruelles de desserte, voire de petites placettes, comme dans l'exemple pr&#233;c&#233;dent. Ici aussi, l'architecture montre des remaniements intervenus au cours du si&#232;cle. Il est int&#233;ressant de noter que les voies font r&#233;guli&#232;rement office de d&#233;potoir domestique et sont ainsi incorpor&#233;es dans l'aire de la vie familiale ou artisanale. Les nombreux r&#233;cipients de stockage et meules rotatives en basalte mis au jour, et surtout la pr&#233;sence d'un contrepoids de pressoir pour la fabrication de l'huile (ou du vin ?), indiquent que les activit&#233;s agricoles sont toujours majeures pour cette population, tant pour ses besoins vivriers que pour les &#233;changes. Une destruction violente interrompt la vie de ce site, peut-&#234;tre en 124-123 av. J.-C.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un dernier exemple de ce mouvement de regroupement d'une partie des populations est &#233;galement bien illustr&#233; par &lt;a href='https://aixenprovence.fr/IMG/pdf/5.4_entremont_-_le_temps_du_bilan.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;l'oppidum d'Entremont&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107349 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43907_5-4ce90.png?1777019044' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107349 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Vue a&#233;rienne - Entremont, Aix-en-Provence&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Une g&#233;n&#233;ration seulement apr&#232;s l'implantation d'&#171; Entremont 1 &#187;, l'agglom&#233;ration s'&#233;tend sur une superficie quatre fois plus importante autour du pr&#233;c&#233;dent habitat, qui sera restaur&#233; apr&#232;s d&#233;mant&#232;lement de son enceinte . On assiste l&#224; au m&#234;me ph&#233;nom&#232;ne qu'au Baou-Roux ou &#224; Pierredon. Si l'architecture et la m&#233;trologie soulignent une certaine continuit&#233; culturelle, tant dans l'habitat et ses principes planim&#233;triques que dans le nouveau syst&#232;me d&#233;fensif mis en place, d'autres pratiques montrent, pour &#171; Entremont 2 &#187;, qu'il ne s'agit en rien d'un simple accroissement du groupe humain ant&#233;rieur. En effet, par son ampleur et sa robustesse accrue, la fortification a d&#233;sormais un r&#244;le hautement d&#233;fensif qui rel&#232;ve d'une bien meilleure connaissance de la poliorc&#233;tique. L'architecture et l'am&#233;nagement des habitations r&#233;pondent, par ailleurs, &#224; des besoins qui ne concernaient pas l'habitat ant&#233;rieur, avec des superficies accrues pour les pi&#232;ces et leur rassemblement fr&#233;quent par deux, trois ou quatre. Il appara&#238;t clairement que ce ph&#233;nom&#232;ne va s'accentuer par &#233;tapes jusqu'au moment d'une premi&#232;re destruction brutale par l'arm&#233;e romaine vers 124-123 av. J.-C. Ces accroissements r&#233;pondent aux n&#233;cessit&#233;s d'un travail artisanal et d'une importante activit&#233; de transformation intra-muros des produits de l'agriculture, avec un nombre &#233;lev&#233; d'&#233;l&#233;ments en pierre pour le pressage (huile et/ou vin). &#171; Entremont 2 &#187; pr&#233;sente, avec plus d'acuit&#233; que d'autres habitats, le ph&#233;nom&#232;ne d&#233;j&#224; entrevu &#224; Pierredon. Mieux, les fouilles ont montr&#233; l'existence d'&#233;tages, dont la construction est alors facilit&#233;e par la g&#233;n&#233;ralisation de la technique du pis&#233; banch&#233;, plus secondairement des murs &#224; pans de bois. La dynamique de s&#233;paration entre vie domestique et les tr&#232;s importantes activit&#233;s de production et de stockage, confirme bien une profonde complexification du tissu social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec les d&#233;couvertes d'&#233;l&#233;ments architecturaux sculpt&#233;s et de fragments de statues peintes en grandeur naturelle, de facture soign&#233;e et hyper-r&#233;aliste, l'habitat d'Entremont n'a pas &#233;t&#233; sans raison assimil&#233; avec la polis des Salluvii dont un &#233;pisode de la prise a &#233;t&#233; relat&#233; par Diodore de Sicile.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107351 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43907_6-89d43.png?1777019044' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107351 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Salle de stockage avec silo central entour&#233; des bases des 7 doliums en place - Entremont, Aix-en-Provence&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;L'extension de l'habitat, autant que les transformations constat&#233;es apr&#232;s les ann&#233;es 160 dans le b&#226;ti et les pratiques artisanales, sugg&#232;rent une refondation circonstancielle due &#224; l'&#233;tat conflictuel qui s'est instaur&#233;, d&#232;s le d&#233;but du si&#232;cle, entre les communaut&#233;s indig&#232;nes r&#233;gionales et la ville grecque, puis aux premi&#232;res interventions romaines sur la c&#244;te. Elle r&#233;pond au besoin de rassemblement de populations sans doute auparavant peu ou mal prot&#233;g&#233;es, mais aussi &#224; la protection des outils de production, tant pour l'autoconsommation et les besoins de la guerre que pour les &#233;changes, ici bien attest&#233;s par les importations massives de produits massali&#232;tes et italiens, dont le vin. La pr&#233;sence d'un nombre exceptionnellement &#233;lev&#233; de statues, &#233;chelonn&#233;es au plan stylistique du d&#233;but du IIIe s. au d&#233;but du IIe s. av. J.-C., et leur regroupement au d&#233;bouch&#233;, sur le plateau, de la rue qui arrive de la porte principale, a permis d'avancer une interpr&#233;tation &#224; l'origine de l'agrandissement rapide de cet oppidum : le regroupement volontaire de populations auparavant dispers&#233;es dans des habitats moins bien prot&#233;g&#233;s, et notamment des familles de la classe aristocratique, peut-&#234;tre soucieuses de prot&#233;ger leurs membres non combattants, mais aussi celui des divers outils de production, ainsi que des symboles familiaux majeurs, signes politiques de leurs lignages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la floraison d'&#233;tablissements agricoles au cours des IIe et Ier s. semble largement document&#233;e par les prospections, la chronologie du ph&#233;nom&#232;ne reste &#224; affiner.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107353 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43907_7-7a1b3.png?1777019044' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107353 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Ensemble artisanal dans un &#238;lot &#233;tabli contre la fortification. Une maie de pressoir signale une huilerie - Entremont, Aix-en-Provence&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;On constate n&#233;anmoins que la majorit&#233; des sites voit le jour assez tard, plut&#244;t dans le courant du Ier s. av. J.-C. Dans l'&#233;tat actuel des recherches, il convient de noter l'absence de fermes indig&#232;nes comparables &#224; celles connues en Gaule int&#233;rieure, sans doute en partie parce que le terrain et la v&#233;g&#233;tation se pr&#234;tent moins facilement aux prospections a&#233;riennes. En tout &#233;tat de cause, le d&#233;ficit de donn&#233;es concernant les &#233;tablissements agricoles de la fin de l'&#226;ge du Fer s'explique sans doute par les r&#233;occupations d'&#233;poque romaine qui, en se superposant &#224; eux, en ont masqu&#233; les vestiges.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant des traces de syst&#232;mes agraires sont perceptibles, &#224; l'image du dispositif de drainage install&#233; dans le fond d'un vallon, au voisinage de foss&#233;s et de sols amend&#233;s par fumure, en bordure de la route du Pont-de-Galice, &#224; Aix-en-Provence. La pratique de l'irrigation semble appara&#238;tre dans le Midi &#224; partir du IIe s. av. J.-C. Le site du Plantier &#224; Rousset a ainsi livr&#233; un foss&#233; des IIe-Ier s. av. J.-C., dont le trac&#233; a &#233;t&#233; repris par une canalisation romaine ; il pourrait avoir rempli cette fonction, &#224; moins qu'il n'ait servi de captage de source.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;sormais le stockage des r&#233;coltes passe par l'utilisation du dolium, avec un d&#233;veloppement de l'emmagasinage a&#233;rien au sein des habitats aux d&#233;pens de l'ensilage enterr&#233;, m&#234;me si les deux modes peuvent encore parfois cohabiter.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107355 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43907_8-7648d.png?1777019044' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107355 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Restitution d'une huilerie - Entremont, Aix-en-Provence&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les doliums, dont la r&#233;sistance assure une meilleure p&#233;rennit&#233;, se rencontrent en grand nombre sur tous les gisements du second &#226;ge du Fer (&#171; Entremont 2 &#187;). Ils sont associ&#233;s &#224; de grands vaisseaux en terre crue, ma&#231;onn&#233;s sur les sols ou mobiles, qui compl&#232;tent le dispositif de conservation des grains (&#224; L'Esp&#233;ri au Puy-Sainte-R&#233;parade ou &#224; &#171; Entremont 2 &#187;). Des pi&#232;ces de stockage contenant plus de dix doliums sont attest&#233;es sur ce dernier site, et peut-&#234;tre sur l'oppidum du Bayon &#224; Saint-Antonin. L'agriculture repose essentiellement sur la culture des c&#233;r&#233;ales et des l&#233;gumineuses (Baou-Roux, Bramefan ou Entremont). L'abondance des meules rend compte des activit&#233;s domestiques de mouture. Aux ressources vivri&#232;res fondamentales, s'ajoutent la vigne et l'olivier qui posent le probl&#232;me du d&#233;veloppement des cultures de rapport. Sur l'oppidum d'&#171; Entremont 2 &#187; plusieurs locaux destin&#233;s au pressurage des olives et/ou du raisin ont &#233;t&#233; fouill&#233;s. &#192; Pierredon (&#201;guilles) et au Baou-Roux, une vari&#233;t&#233; de c&#233;page interm&#233;diaire entre vigne sauvage et cultiv&#233;e est attest&#233;e. Si la production de vin est envisageable d&#232;s la fin du Ve ou le d&#233;but du IVe s., comme dans l'&#206;le de Martigues ou &#224; Coudoune&#249; &#224; Lan&#231;on, celle d'huile, en revanche, semble faire son apparition seulement &#224; partir du IIe s. (Pierredon, Entremont).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		

-
&lt;a href="https://aixenprovence.fr/Habitats-et-territoires" rel="directory"&gt;Habitats et territoires&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107341 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43907_1_1_-5ab0c.png?1774936235' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107341 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Vaste plate-forme rocheuse accueillant un habitat du second &#226;ge du Fer - La Quille, Le Puy-Sainte-R&#233;parade&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Dans la premi&#232;re moiti&#233; du IIe s. av. J.-C., le ph&#233;nom&#232;ne lanc&#233; &#224; la fin du si&#232;cle pr&#233;c&#233;dent s'accentue fortement, avec l'&#233;mergence de nouvelles installations qui sont toujours des regroupements d'agriculteurs, veillant sur le stockage de leurs r&#233;coltes. Il en est ainsi de la &lt;a href='https://aixenprovence.fr/IMG/pdf/5.4_entremont_-_le_temps_du_bilan.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;premi&#232;re implantation d'Entremont&lt;/a&gt;. Les fouilles n'y ont pas reconnu de vestiges d'une installation p&#233;renne ant&#233;rieure, &#224; l'exception de ceux remploy&#233;s d'un sanctuaire, signe r&#233;v&#233;lateur de la notori&#233;t&#233; cultuelle du lieu, en tout cas de sa position strat&#233;gique dans les rapports politiques de la r&#233;gion. La construction d'une enceinte &#224; bastions quadrangulaires rapproch&#233;s, d&#233;limite un habitat restreint de 0,9 ha, int&#233;rieurement structur&#233; avec une remarquable r&#233;gularit&#233;, due &#224; l'usage tr&#232;s probable de principes m&#233;trologiques. Dispos&#233;es en &#238;lots quadrangulaires ou en files, les pi&#232;ces d'habitations sont petites et s'ouvrent sur des voies de desserte. Toutes les constructions sont &#224; murs porteurs, peut-&#234;tre en briques de terre cru, sur solins en pierres s&#232;ches. Les toitures sont &#233;galement toujours en terre. Il n'est pas &#233;tabli qu'un premier &#233;tage compl&#233;tait, &#224; cette &#233;poque, les pi&#232;ces du rez-de-chauss&#233;e destin&#233;es essentiellement &#224; la vie domestique (foyers), au stockage (doliums, silos), ainsi qu'&#224; un petit artisanat utilitaire dont celui du m&#233;tal. Par son ampleur limit&#233;e et ses activit&#233;s artisanales restreintes, cet habitat (dit &#171; Entremont 1 &#187;) se place dans la continuit&#233; des petites agglom&#233;rations de la fin du IIIe s. Il montre cependant un souci de r&#233;gularisation de l'espace, certes encourag&#233;e par une topographie favorable, mais relevant aussi d'une volont&#233; politique de valorisation des &#233;lites r&#233;gionales au travers des habitats group&#233;s fortifi&#233;s dont elles ont la charge, v&#233;ritables places fortes tr&#232;s identitaires sur les territoires. M&#234;me si cette petite agglom&#233;ration a &#233;t&#233; remani&#233;e peu apr&#232;s, elle appara&#238;t embl&#233;matique d'une premi&#232;re &#233;tape de restructuration de la r&#233;gion aixoise apr&#232;s la p&#233;riode conflictuelle de la g&#233;n&#233;ration pr&#233;c&#233;dente.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107343 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43907_1-8fcee.png?1774936235' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107343 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Vue a&#233;rienne - Meynes, Aix-en-Provence&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les autres habitats group&#233;s cr&#233;&#233;s dans le courant du second quart et au milieu du IIe s. ont des ant&#233;c&#233;dents vari&#233;s. Ils peuvent se r&#233;partir en deux grandes cat&#233;gories : les nouvelles fondations et celles qui se placent dans la continuit&#233; des occupations imm&#233;diatement ant&#233;rieures. Les habitats fortifi&#233;s &#224; cette &#233;poque, qui ont &#233;t&#233; fouill&#233;s sur des superficies plus ou moins &#233;tendues, fournissent tous des informations sur les &#233;tapes de leurs am&#233;nagements, de leur abandon ou de leur destruction, sur les formes du b&#226;ti et leurs technologies architecturales, sur certains agencements collectifs ainsi que sur les pratiques domestiques, les activit&#233;s culturales, vivri&#232;res et artisanales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Se rattachent &#224; la premi&#232;re cat&#233;gorie les oppidums de la T&#234;te de l'Ost &#224; Mimet (de l'ordre d'un hectare) ou de la Quille au Puy-Sainte-R&#233;parade qui surplombe plusieurs sites de plaine attest&#233;s d&#232;s le premier &#226;ge du Fer (100). Ce site, seulement prospect&#233;, montre une fortification soign&#233;e en moyen appareil qui d&#233;limiterait une superficie de 1,8 ha au cours du IIe s. av. J.-C. On peut &#233;galement ajouter ceux du Mont Olympe &#224; Trets (seconde enceinte de 2 ha, avec bastions quadrangulaires et porte &#224; recouvrement), du Puech de Valoni &#224; Vern&#232;gues (3,7 ha), de l'Infernet au Tholonet (2 ha, avec vestiges d'une enceinte soign&#233;e et &#233;l&#233;ment de bastion quadrangulaire), voire de Meynes &#224; Aix-en-Provence (sur une dizaine d'hectares ?). Il est int&#233;ressant d'associer &#224; ce mouvement de r&#233;g&#233;n&#233;rescence des habitats group&#233;s de hauteur, les rassemblements de population plus modestes, sur sites non fortifi&#233;s, et qui &#233;taient d&#233;j&#224; actifs au cours du premier &#226;ge du Fer (le Col Sainte-Anne &#224; Simiane-Collongue, sur la cr&#234;te de la cha&#238;ne de l'&#201;toile, ou rep&#233;r&#233;es &#224; Saint-Jean-du-Puy sur la commune de Trets, &#224; 657 m d'altitude).&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107345 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43907_4-a7f02.png?1774936235' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107345 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Habitations &#233;tablies contre le rempart - Le Baou-Roux, Bouc-bel-Air&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les sites de la seconde cat&#233;gorie se caract&#233;risent par une brusque augmentation de leur population. C'est le cas pour le Baou-Roux, cit&#233; pr&#233;c&#233;demment. D&#232;s les alentours de 175, l'occupation de ce plateau conna&#238;t sa plus grande extension, sur pr&#232;s de 4 ha, avec une fortification &#224; bastions quadrangulaires du c&#244;t&#233; sud-sud-est. Les secteurs fouill&#233;s montrent partout un regroupement des pi&#232;ces et des espaces d'habitation en &#238;lots rectangulaires ou en files, s&#233;par&#233;s par des voies de desserte de diff&#233;rentes largeurs, mais selon une r&#233;partition hi&#233;rarchis&#233;e. En fin de p&#233;riode, des espaces b&#226;tis pr&#233;alablement isol&#233;s se regroupent, accaparant m&#234;me des tron&#231;ons de voies, pour former des habitations &#224; plusieurs pi&#232;ces communicantes, ce qui para&#238;t traduire une complexification de la vie sociale, avec l'amorce d'une s&#233;paration des activit&#233;s domestiques de celles de l'artisanat ou du stockage. Une petite placette est probable, mais aucun vaste b&#226;timent de nature collective ou cultuelle n'a &#233;t&#233; reconnu, m&#234;me si par ailleurs une d&#233;dicace domestique &#224; une divinit&#233; indig&#232;ne a &#233;t&#233; grav&#233;e sur le col d'une cruche en c&#233;ramique. L'ensemble de l'habitat est violemment d&#233;truit lors d'une intervention militaire, rattach&#233;e aux campagnes romaines de 124-123 av. J.-C. En d&#233;finitive, par sa superficie, l'organisation du b&#226;ti, ses techniques et son syst&#232;me d&#233;fensif, cette agglom&#233;ration s'int&#232;gre dans les habitudes et le savoir-faire des populations proven&#231;ales depuis la fin du premier &#226;ge du Fer. Son &#233;tendue, alors plus vaste qu'auparavant, n'a cependant rien d'exceptionnel, en regard de celles d'autres agglom&#233;rations de la basse Provence la plus occidentale (Meynes, Constantine, Saint-Blaise&#8230;).&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107347 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43907_3-41f90.png?1774936235' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107347 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Enceinte &#224; tours semi-circulaires du second habitat - Pierredon, Eguilles&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;En bordure de la vall&#233;e de l'Arc et dominant une vaste plaine agricole, l'habitat perch&#233; de Pierredon &#224; &#201;guilles s'inscrit dans la m&#234;me dynamique de regroupement de populations. Apr&#232;s la destruction violente d'un premier petit habitat fortifi&#233; au d&#233;but du IIe s., le site est r&#233;occup&#233; dans le second quart ou au milieu du si&#232;cle sur une plus vaste &#233;tendue (de l'ordre de 2 ha). Il est alors gratifi&#233; d'une enceinte en moyen appareil soign&#233;, bien conserv&#233;e sur son flanc nord-oriental et pourvue de bastions de plan quadrangulaire &#224; angles arrondis. Fouilles et sondages ont d&#233;gag&#233; une part de l'habitat int&#233;rieur, des pi&#232;ces regroup&#233;es en &#238;lots aux trac&#233;s plus ou moins r&#233;guliers, s&#233;par&#233;s par des ruelles de desserte, voire de petites placettes, comme dans l'exemple pr&#233;c&#233;dent. Ici aussi, l'architecture montre des remaniements intervenus au cours du si&#232;cle. Il est int&#233;ressant de noter que les voies font r&#233;guli&#232;rement office de d&#233;potoir domestique et sont ainsi incorpor&#233;es dans l'aire de la vie familiale ou artisanale. Les nombreux r&#233;cipients de stockage et meules rotatives en basalte mis au jour, et surtout la pr&#233;sence d'un contrepoids de pressoir pour la fabrication de l'huile (ou du vin ?), indiquent que les activit&#233;s agricoles sont toujours majeures pour cette population, tant pour ses besoins vivriers que pour les &#233;changes. Une destruction violente interrompt la vie de ce site, peut-&#234;tre en 124-123 av. J.-C.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un dernier exemple de ce mouvement de regroupement d'une partie des populations est &#233;galement bien illustr&#233; par &lt;a href='https://aixenprovence.fr/IMG/pdf/5.4_entremont_-_le_temps_du_bilan.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;l'oppidum d'Entremont&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107349 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43907_5-f8ea4.png?1774937010' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107349 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Vue a&#233;rienne - Entremont, Aix-en-Provence&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Une g&#233;n&#233;ration seulement apr&#232;s l'implantation d'&#171; Entremont 1 &#187;, l'agglom&#233;ration s'&#233;tend sur une superficie quatre fois plus importante autour du pr&#233;c&#233;dent habitat, qui sera restaur&#233; apr&#232;s d&#233;mant&#232;lement de son enceinte . On assiste l&#224; au m&#234;me ph&#233;nom&#232;ne qu'au Baou-Roux ou &#224; Pierredon. Si l'architecture et la m&#233;trologie soulignent une certaine continuit&#233; culturelle, tant dans l'habitat et ses principes planim&#233;triques que dans le nouveau syst&#232;me d&#233;fensif mis en place, d'autres pratiques montrent, pour &#171; Entremont 2 &#187;, qu'il ne s'agit en rien d'un simple accroissement du groupe humain ant&#233;rieur. En effet, par son ampleur et sa robustesse accrue, la fortification a d&#233;sormais un r&#244;le hautement d&#233;fensif qui rel&#232;ve d'une bien meilleure connaissance de la poliorc&#233;tique. L'architecture et l'am&#233;nagement des habitations r&#233;pondent, par ailleurs, &#224; des besoins qui ne concernaient pas l'habitat ant&#233;rieur, avec des superficies accrues pour les pi&#232;ces et leur rassemblement fr&#233;quent par deux, trois ou quatre. Il appara&#238;t clairement que ce ph&#233;nom&#232;ne va s'accentuer par &#233;tapes jusqu'au moment d'une premi&#232;re destruction brutale par l'arm&#233;e romaine vers 124-123 av. J.-C. Ces accroissements r&#233;pondent aux n&#233;cessit&#233;s d'un travail artisanal et d'une importante activit&#233; de transformation intra-muros des produits de l'agriculture, avec un nombre &#233;lev&#233; d'&#233;l&#233;ments en pierre pour le pressage (huile et/ou vin). &#171; Entremont 2 &#187; pr&#233;sente, avec plus d'acuit&#233; que d'autres habitats, le ph&#233;nom&#232;ne d&#233;j&#224; entrevu &#224; Pierredon. Mieux, les fouilles ont montr&#233; l'existence d'&#233;tages, dont la construction est alors facilit&#233;e par la g&#233;n&#233;ralisation de la technique du pis&#233; banch&#233;, plus secondairement des murs &#224; pans de bois. La dynamique de s&#233;paration entre vie domestique et les tr&#232;s importantes activit&#233;s de production et de stockage, confirme bien une profonde complexification du tissu social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec les d&#233;couvertes d'&#233;l&#233;ments architecturaux sculpt&#233;s et de fragments de statues peintes en grandeur naturelle, de facture soign&#233;e et hyper-r&#233;aliste, l'habitat d'Entremont n'a pas &#233;t&#233; sans raison assimil&#233; avec la polis des Salluvii dont un &#233;pisode de la prise a &#233;t&#233; relat&#233; par Diodore de Sicile.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107351 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43907_6-e81d4.png?1774937010' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107351 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Salle de stockage avec silo central entour&#233; des bases des 7 doliums en place - Entremont, Aix-en-Provence&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;L'extension de l'habitat, autant que les transformations constat&#233;es apr&#232;s les ann&#233;es 160 dans le b&#226;ti et les pratiques artisanales, sugg&#232;rent une refondation circonstancielle due &#224; l'&#233;tat conflictuel qui s'est instaur&#233;, d&#232;s le d&#233;but du si&#232;cle, entre les communaut&#233;s indig&#232;nes r&#233;gionales et la ville grecque, puis aux premi&#232;res interventions romaines sur la c&#244;te. Elle r&#233;pond au besoin de rassemblement de populations sans doute auparavant peu ou mal prot&#233;g&#233;es, mais aussi &#224; la protection des outils de production, tant pour l'autoconsommation et les besoins de la guerre que pour les &#233;changes, ici bien attest&#233;s par les importations massives de produits massali&#232;tes et italiens, dont le vin. La pr&#233;sence d'un nombre exceptionnellement &#233;lev&#233; de statues, &#233;chelonn&#233;es au plan stylistique du d&#233;but du IIIe s. au d&#233;but du IIe s. av. J.-C., et leur regroupement au d&#233;bouch&#233;, sur le plateau, de la rue qui arrive de la porte principale, a permis d'avancer une interpr&#233;tation &#224; l'origine de l'agrandissement rapide de cet oppidum : le regroupement volontaire de populations auparavant dispers&#233;es dans des habitats moins bien prot&#233;g&#233;s, et notamment des familles de la classe aristocratique, peut-&#234;tre soucieuses de prot&#233;ger leurs membres non combattants, mais aussi celui des divers outils de production, ainsi que des symboles familiaux majeurs, signes politiques de leurs lignages.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la floraison d'&#233;tablissements agricoles au cours des IIe et Ier s. semble largement document&#233;e par les prospections, la chronologie du ph&#233;nom&#232;ne reste &#224; affiner.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107353 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43907_7-09a42.png?1774937010' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107353 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Ensemble artisanal dans un &#238;lot &#233;tabli contre la fortification. Une maie de pressoir signale une huilerie - Entremont, Aix-en-Provence&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;On constate n&#233;anmoins que la majorit&#233; des sites voit le jour assez tard, plut&#244;t dans le courant du Ier s. av. J.-C. Dans l'&#233;tat actuel des recherches, il convient de noter l'absence de fermes indig&#232;nes comparables &#224; celles connues en Gaule int&#233;rieure, sans doute en partie parce que le terrain et la v&#233;g&#233;tation se pr&#234;tent moins facilement aux prospections a&#233;riennes. En tout &#233;tat de cause, le d&#233;ficit de donn&#233;es concernant les &#233;tablissements agricoles de la fin de l'&#226;ge du Fer s'explique sans doute par les r&#233;occupations d'&#233;poque romaine qui, en se superposant &#224; eux, en ont masqu&#233; les vestiges.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant des traces de syst&#232;mes agraires sont perceptibles, &#224; l'image du dispositif de drainage install&#233; dans le fond d'un vallon, au voisinage de foss&#233;s et de sols amend&#233;s par fumure, en bordure de la route du Pont-de-Galice, &#224; Aix-en-Provence. La pratique de l'irrigation semble appara&#238;tre dans le Midi &#224; partir du IIe s. av. J.-C. Le site du Plantier &#224; Rousset a ainsi livr&#233; un foss&#233; des IIe-Ier s. av. J.-C., dont le trac&#233; a &#233;t&#233; repris par une canalisation romaine ; il pourrait avoir rempli cette fonction, &#224; moins qu'il n'ait servi de captage de source.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;sormais le stockage des r&#233;coltes passe par l'utilisation du dolium, avec un d&#233;veloppement de l'emmagasinage a&#233;rien au sein des habitats aux d&#233;pens de l'ensilage enterr&#233;, m&#234;me si les deux modes peuvent encore parfois cohabiter.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107355 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43907_8-88986.png?1774937010' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107355 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Restitution d'une huilerie - Entremont, Aix-en-Provence&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Les doliums, dont la r&#233;sistance assure une meilleure p&#233;rennit&#233;, se rencontrent en grand nombre sur tous les gisements du second &#226;ge du Fer (&#171; Entremont 2 &#187;). Ils sont associ&#233;s &#224; de grands vaisseaux en terre crue, ma&#231;onn&#233;s sur les sols ou mobiles, qui compl&#232;tent le dispositif de conservation des grains (&#224; L'Esp&#233;ri au Puy-Sainte-R&#233;parade ou &#224; &#171; Entremont 2 &#187;). Des pi&#232;ces de stockage contenant plus de dix doliums sont attest&#233;es sur ce dernier site, et peut-&#234;tre sur l'oppidum du Bayon &#224; Saint-Antonin. L'agriculture repose essentiellement sur la culture des c&#233;r&#233;ales et des l&#233;gumineuses (Baou-Roux, Bramefan ou Entremont). L'abondance des meules rend compte des activit&#233;s domestiques de mouture. Aux ressources vivri&#232;res fondamentales, s'ajoutent la vigne et l'olivier qui posent le probl&#232;me du d&#233;veloppement des cultures de rapport. Sur l'oppidum d'&#171; Entremont 2 &#187; plusieurs locaux destin&#233;s au pressurage des olives et/ou du raisin ont &#233;t&#233; fouill&#233;s. &#192; Pierredon (&#201;guilles) et au Baou-Roux, une vari&#233;t&#233; de c&#233;page interm&#233;diaire entre vigne sauvage et cultiv&#233;e est attest&#233;e. Si la production de vin est envisageable d&#232;s la fin du Ve ou le d&#233;but du IVe s., comme dans l'&#206;le de Martigues ou &#224; Coudoune&#249; &#224; Lan&#231;on, celle d'huile, en revanche, semble faire son apparition seulement &#224; partir du IIe s. (Pierredon, Entremont).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Au d&#233;but du second &#226;ge du Fer (IVe et d&#233;but du IIe s. av. J.-C.)</title>
		<link>https://aixenprovence.fr/Au-debut-du-second-age-du-Fer-IVe-et-debut-du-IIe-s-av-J-C</link>
		<guid isPermaLink="true">https://aixenprovence.fr/Au-debut-du-second-age-du-Fer-IVe-et-debut-du-IIe-s-av-J-C</guid>
		<dc:date>2026-04-24T08:18:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107331 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43905_1-a08aa.png?1777019044' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107331 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Oppidum vu du village - Pierredon, Eguilles&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but du second &#226;ge du Fer (IVe et d&#233;but du IIIe s. av. J.-C.), on constate une apparente d&#233;prise ou, plut&#244;t sans doute, un d&#233;placement de population d&#251; aux bouleversements politiques et culturels engendr&#233;s par une p&#233;riode de paup&#233;risation au sein des communaut&#233;s agricoles les plus d&#233;pendantes des &#233;changes m&#233;diterran&#233;ens alors en mutation. Si l'on ne peut &#233;carter les courants migratoires contemporains, comme ceux li&#233;s &#224; l'expansion celtique vers l'Italie du Nord, voire jusqu'en Anatolie comme le sugg&#232;re l'histoire de l'aristocrate proven&#231;al Cavaros (rapport&#233; plus tardivement par Aristod&#232;me de Nysa, petit-fils de Posidonios d'Apam&#233;e), il faut surtout envisager &#224; cette &#233;poque de profondes transformations dans la gestion des territoires et, par cons&#233;quent, dans les modes de l'habitat associ&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le courant du second &#226;ge du Fer (IIIe et d&#233;but du IIe s. av. J.-C.), certains habitats perch&#233;s ant&#233;rieurs, d&#233;sert&#233;s au d&#233;but du IVe s., sont r&#233;occup&#233;s au cours du IIIe s. C'est le cas du plateau du Baou-Roux, r&#233;investi sur une superficie d'un hectare, mais sans fortification arch&#233;ologiquement associ&#233;e, malgr&#233; la pr&#233;sence relev&#233;e d'un syst&#232;me d&#233;fensif &#224; bastions quadrangulaires (non clairement dat&#233;e). Les constructions y sont d&#233;sormais &#224; murs porteurs et toitures en terrasse. Il en va de m&#234;me vers le milieu du IIIe s. sur la colline de Pierredon.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107333 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43905_2-07175.png?1777019045' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107333 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Oppidum vu du Nord-Est - Le Mitronet, Puyloubier&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Sur la partie sommitale de cette &#233;minence isol&#233;e au centre de la plaine d'&#201;guilles, les fouilles ont reconnu, sur environ 0,3 &#224; 0,5 ha, une agglom&#233;ration entour&#233;e d'une enceinte &#224; bastions quadrangulaires. Les caract&#232;res structurels (ampleur, enceinte) et fonctionnels (r&#244;le primordial de stockage agricole), ainsi que la chronologie de Pierredon (entre 250 et 175 av. J.-C.) se retrouvent dans d'autres habitats group&#233;s tel celui de la Borie du Loup &#224; La Roque d'Anth&#233;ron. Dans ce petit village de 0,13 ha qui domine la vall&#233;e de la Durance, les pi&#232;ces sont dispos&#233;es contre le mur d'enceinte, d&#233;terminant ainsi une aire centrale. Comme Pierredon, la Borie du Loup est violemment d&#233;truite vers 180-170. D'autres petites agglom&#233;rations &#224; vocation agricole sont &#233;galement d&#233;sert&#233;es ou brutalement an&#233;anties dans le premier quart du IIe s., tels le Mitronet &#224; Puyloubier ou le Baou-Roux &#224; Bouc-Bel-Air. Ces destructions s'int&#232;grent dans un processus militaire d&#233;j&#224; caract&#233;ris&#233; dans la proche r&#233;gion de Marseille. Il r&#233;sulte tr&#232;s certainement des conflits r&#233;currents entre les Massaliotes et les diff&#233;rents intervenants indig&#232;nes, voire de ces derniers entre eux. Pourtant, en d&#233;pit de ce climat d'animosit&#233;, on constate que l'attrait des produits de consommation comme de l'architecture m&#233;diterran&#233;enne se renforce parmi les soci&#233;t&#233;s indig&#232;nes. Ainsi les principes d&#233;fensifs et leurs formes valorisantes (bastions parfois rapproch&#233;s et r&#233;p&#233;titifs) sont alors de plus en plus formellement inspir&#233;s de leurs mod&#232;les.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		

-
&lt;a href="https://aixenprovence.fr/Habitats-et-territoires" rel="directory"&gt;Habitats et territoires&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107331 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43905_1-5d4e1.png?1774878755' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107331 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Oppidum vu du village - Pierredon, Eguilles&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but du second &#226;ge du Fer (IVe et d&#233;but du IIIe s. av. J.-C.), on constate une apparente d&#233;prise ou, plut&#244;t sans doute, un d&#233;placement de population d&#251; aux bouleversements politiques et culturels engendr&#233;s par une p&#233;riode de paup&#233;risation au sein des communaut&#233;s agricoles les plus d&#233;pendantes des &#233;changes m&#233;diterran&#233;ens alors en mutation. Si l'on ne peut &#233;carter les courants migratoires contemporains, comme ceux li&#233;s &#224; l'expansion celtique vers l'Italie du Nord, voire jusqu'en Anatolie comme le sugg&#232;re l'histoire de l'aristocrate proven&#231;al Cavaros (rapport&#233; plus tardivement par Aristod&#232;me de Nysa, petit-fils de Posidonios d'Apam&#233;e), il faut surtout envisager &#224; cette &#233;poque de profondes transformations dans la gestion des territoires et, par cons&#233;quent, dans les modes de l'habitat associ&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le courant du second &#226;ge du Fer (IIIe et d&#233;but du IIe s. av. J.-C.), certains habitats perch&#233;s ant&#233;rieurs, d&#233;sert&#233;s au d&#233;but du IVe s., sont r&#233;occup&#233;s au cours du IIIe s. C'est le cas du plateau du Baou-Roux, r&#233;investi sur une superficie d'un hectare, mais sans fortification arch&#233;ologiquement associ&#233;e, malgr&#233; la pr&#233;sence relev&#233;e d'un syst&#232;me d&#233;fensif &#224; bastions quadrangulaires (non clairement dat&#233;e). Les constructions y sont d&#233;sormais &#224; murs porteurs et toitures en terrasse. Il en va de m&#234;me vers le milieu du IIIe s. sur la colline de Pierredon.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107333 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43905_2-bd1cc.png?1774878755' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107333 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Oppidum vu du Nord-Est - Le Mitronet, Puyloubier&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Sur la partie sommitale de cette &#233;minence isol&#233;e au centre de la plaine d'&#201;guilles, les fouilles ont reconnu, sur environ 0,3 &#224; 0,5 ha, une agglom&#233;ration entour&#233;e d'une enceinte &#224; bastions quadrangulaires. Les caract&#232;res structurels (ampleur, enceinte) et fonctionnels (r&#244;le primordial de stockage agricole), ainsi que la chronologie de Pierredon (entre 250 et 175 av. J.-C.) se retrouvent dans d'autres habitats group&#233;s tel celui de la Borie du Loup &#224; La Roque d'Anth&#233;ron. Dans ce petit village de 0,13 ha qui domine la vall&#233;e de la Durance, les pi&#232;ces sont dispos&#233;es contre le mur d'enceinte, d&#233;terminant ainsi une aire centrale. Comme Pierredon, la Borie du Loup est violemment d&#233;truite vers 180-170. D'autres petites agglom&#233;rations &#224; vocation agricole sont &#233;galement d&#233;sert&#233;es ou brutalement an&#233;anties dans le premier quart du IIe s., tels le Mitronet &#224; Puyloubier ou le Baou-Roux &#224; Bouc-Bel-Air. Ces destructions s'int&#232;grent dans un processus militaire d&#233;j&#224; caract&#233;ris&#233; dans la proche r&#233;gion de Marseille. Il r&#233;sulte tr&#232;s certainement des conflits r&#233;currents entre les Massaliotes et les diff&#233;rents intervenants indig&#232;nes, voire de ces derniers entre eux. Pourtant, en d&#233;pit de ce climat d'animosit&#233;, on constate que l'attrait des produits de consommation comme de l'architecture m&#233;diterran&#233;enne se renforce parmi les soci&#233;t&#233;s indig&#232;nes. Ainsi les principes d&#233;fensifs et leurs formes valorisantes (bastions parfois rapproch&#233;s et r&#233;p&#233;titifs) sont alors de plus en plus formellement inspir&#233;s de leurs mod&#232;les.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Au premier &#226;ge du Fer (VIIe-Ve s. av. J.-C.)</title>
		<link>https://aixenprovence.fr/Au-premier-age-du-Fer-VIIe-Ve-s-av-J-C</link>
		<guid isPermaLink="true">https://aixenprovence.fr/Au-premier-age-du-Fer-VIIe-Ve-s-av-J-C</guid>
		<dc:date>2026-04-24T08:17:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>

		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107325 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43903_1-2f248.png?1777019045' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107325 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Oppidums du Baou de l'Agache et du Tonneau - Belcod&#232;ne&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Parmi les premiers habitats perch&#233;s de la commune, relevons celui du &lt;a href='https://aixenprovence.fr/IMG/pdf/4.1_l_eperon_barre_du_clos_marie-louise.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Clos Marie-Louise&lt;/a&gt;, un &#233;peron de superficie r&#233;duite barr&#233; par une &#233;l&#233;vation de terre de datation impr&#233;cise, peut-&#234;tre du Bronze ancien. L'installation d'une modeste habitation dans une d&#233;pression et la pr&#233;sence d'une zone de rejets proche, contenant une s&#233;dimentation allant du Bronze final au premier &#226;ge du Fer, sugg&#232;rent alors une r&#233;occupation du plateau. D&#233;couvert lors des recherches r&#233;alis&#233;es en pr&#233;alable aux travaux du TGV M&#233;diterran&#233;e, ce site est contemporain des installations de hauteur de Simiane-Collongue, au sommet de la cha&#238;ne de l'&#201;toile ou du plateau du Baou-Roux &#224; Bouc-Bel-Air avec ses constructions sur poteaux, sabli&#232;res et possibles planchers. Certains murs de terrasse peuvent acqu&#233;rir une fonction de type d&#233;fensif, comme au Bayon de Saint-Antonin, et annoncer les premi&#232;res v&#233;ritables fortifications de la seconde moiti&#233; du premier &#226;ge du Fer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'arri&#232;re-pays de Marseille, la multiplication des habitats group&#233;s en position perch&#233;e, entre 600 et 400 av. J.-C., para&#238;t se faire par &#233;tapes. D'abord assez discret au cours de la premi&#232;re moiti&#233; du VIe s. (la Chaberte &#224; Rognes), le ph&#233;nom&#232;ne gagne ensuite en ampleur jusque vers la fin du Ve s., en parall&#232;le au d&#233;veloppement croissant des relations commerciales avec les Grecs de Marseille et plus g&#233;n&#233;ralement avec l'ensemble du monde m&#233;diterran&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107327 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43903_2-9f6e2.png?1777019045' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107327 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Notre-Dame-de-Consolation - Jouques&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Ces liens &#233;conomiques tiss&#233;s avec la ville grecque ont &#233;t&#233; non seulement un &#233;l&#233;ment attractif et stimulateur des capacit&#233;s de production des cultures locales, mais aussi un facteur dynamisant de la structuration sociale et du renforcement de leur hi&#233;rarchisation. Qu'ils soient fortifi&#233;s ou non, ces habitats commencent &#224; se diversifier dans le choix de leur implantation topographique et les superficies occup&#233;es (de 0,3 &#224; 5,5 ha). Globalement, la tendance de ces petites agglom&#233;rations est &#224; se prot&#233;ger par l'&#233;dification de fortifications en pierres s&#232;ches. Mais la majorit&#233; de ces constructions posent des probl&#232;mes de datation. Les attributions aux VIe ou Ve s. des enceintes pr&#233;c&#233;dentes de Belcod&#232;ne, mais aussi celles de la Chaberte &#224; Rognes, de la Citadelle &#224; Vauvenargues ou du Pas de la Couelle &#224; Trets, reposent essentiellement sur le mobilier d&#233;couvert &#224; proximit&#233;. D'autres habitats group&#233;s contemporains sont d'ampleurs mal d&#233;finies, et sans doute non fortifi&#233;s, comme Notre-Dame-de-Consolation ou Sainte-Anne de Goiran &#224; Jouques ou la T&#234;te de l'Ost &#224; Mimet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seuls les habitats fouill&#233;s donnent une information sur leurs am&#233;nagements int&#233;rieurs et leurs activit&#233;s &#233;conomiques. En dehors de la commune d'Aix-en-Provence, on rel&#232;vera le Baou-Roux &#224; Bouc-Bel-Air. Aucune enceinte n'y a &#233;t&#233; identifi&#233;e, mais des vestiges de constructions traditionnelles ont &#233;t&#233; exhum&#233;s dans un secteur occidental et une zone d&#233;volue au stockage (vases en terre crue, puis premiers doliums) a m&#234;me &#233;t&#233; rep&#233;r&#233;e. Il est int&#233;ressant de constater que le besoin d'un habitat mieux structur&#233; &#224; l'aide de murs porteurs en briques de terre crue sur solins de pierres s&#232;ches, ne se fait pas ici sentir avant la fin du Ve s., contrairement &#224; plusieurs habitats proches du littoral. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les grottes et les abris encore habit&#233;s durant l'&#226;ge du Fer r&#233;pondent &#224; un mode d'occupation temporaire ou saisonnier, probablement en marge des habitats permanents. Pour le premier &#226;ge du Fer, on citera la Baume de l'Eygrou &#224; Simiane-Collongue, et le Mourre de la Barque &#224; Jouques, occup&#233; entre 750 et 650 av. J.-C., ou encore la grotte du Grand Trou &#224; Mimet et la grotte des Blaireaux &#224; Vauvenargues. Ce ph&#233;nom&#232;ne se poursuit au second &#226;ge du Fer comme &#224; Notre-Dame-de-Rot &#224; Simiane, ou devant l'abri des Fours &#224; Aix-en-Provence, o&#249; s'est implant&#233; un habitat saisonnier de la fin IIe au Ier s. av. J.-C.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107329 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo43903_3-69686.png?1777019045' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107329 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Alignement de foyers &#224; pierres chauff&#233;es, recoup&#233;s par des tranch&#233;es de plantation antiques - Ravanas, Aix-en-Provence&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Sur les territoires, les prospections ont r&#233;v&#233;l&#233; de nombreuses traces agraires ou des zones d'&#233;pandage de mobilier t&#233;moignant de la mise en valeur de terroirs situ&#233;s aussi bien en plaine, que dans des vallons, sur des pi&#233;monts ou des plateaux, sans doute en relation avec des fermes ou villages agricoles proches. Les fosses, silo et alignement de foyers &#224; pierres chauff&#233;es du quartier de Ravanas &#224; Aix-en-Provence se rattachent au d&#233;but de cette &#233;poque, de m&#234;me que &lt;a href='https://aixenprovence.fr/IMG/pdf/5.1_des_foyers_a_pierres_chauffees_de_la_transition_bronze-fer.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;les d&#233;couvertes de la rue des B&#339;ufs&lt;/a&gt;. Des traces similaires et peut-&#234;tre un petit hameau rural ont &#233;galement &#233;t&#233; rep&#233;r&#233;s &#224; Velaux (site de La bastide Neuve III), &#224; Gardanne ou au pied de l'oppidum du Baou-Roux, au VIe s. Le stockage des produits agricoles semble alors se faire pr&#233;f&#233;rentiellement en silos enterr&#233;s. Ainsi, outre Ravanas, des silos d'une profondeur de 2,50 m, aux parois rub&#233;fi&#233;es et recouverts d'une dalle, ont &#233;t&#233; observ&#233;s aux Aires de Saint-Est&#232;ve-Janson, &#224; Beaulieu pr&#232;s de Rognes et sur le site d'Avon II, &#224; Gardanne. &#192; Aix encore, on peut &#233;galement citer &lt;a href='https://aixenprovence.fr/IMG/pdf/4_4_un_site_de_l_age_du_bronze.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;le site de Subreville&lt;/a&gt;, en limite ouest du territoire communal, o&#249; a r&#233;cemment d&#233;couvert &lt;a href='https://aixenprovence.fr/IMG/pdf/5.2_habitat_et_tumulus_gaulois_-_subreville.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;un habitat dat&#233; entre 550 et 400 av. J.-C.&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		

-
&lt;a href="https://aixenprovence.fr/Habitats-et-territoires" rel="directory"&gt;Habitats et territoires&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107325 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43903_1-20b00.png?1774878061' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107325 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Oppidums du Baou de l'Agache et du Tonneau - Belcod&#232;ne&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Parmi les premiers habitats perch&#233;s de la commune, relevons celui du &lt;a href='https://aixenprovence.fr/IMG/pdf/4.1_l_eperon_barre_du_clos_marie-louise.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;Clos Marie-Louise&lt;/a&gt;, un &#233;peron de superficie r&#233;duite barr&#233; par une &#233;l&#233;vation de terre de datation impr&#233;cise, peut-&#234;tre du Bronze ancien. L'installation d'une modeste habitation dans une d&#233;pression et la pr&#233;sence d'une zone de rejets proche, contenant une s&#233;dimentation allant du Bronze final au premier &#226;ge du Fer, sugg&#232;rent alors une r&#233;occupation du plateau. D&#233;couvert lors des recherches r&#233;alis&#233;es en pr&#233;alable aux travaux du TGV M&#233;diterran&#233;e, ce site est contemporain des installations de hauteur de Simiane-Collongue, au sommet de la cha&#238;ne de l'&#201;toile ou du plateau du Baou-Roux &#224; Bouc-Bel-Air avec ses constructions sur poteaux, sabli&#232;res et possibles planchers. Certains murs de terrasse peuvent acqu&#233;rir une fonction de type d&#233;fensif, comme au Bayon de Saint-Antonin, et annoncer les premi&#232;res v&#233;ritables fortifications de la seconde moiti&#233; du premier &#226;ge du Fer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans l'arri&#232;re-pays de Marseille, la multiplication des habitats group&#233;s en position perch&#233;e, entre 600 et 400 av. J.-C., para&#238;t se faire par &#233;tapes. D'abord assez discret au cours de la premi&#232;re moiti&#233; du VIe s. (la Chaberte &#224; Rognes), le ph&#233;nom&#232;ne gagne ensuite en ampleur jusque vers la fin du Ve s., en parall&#232;le au d&#233;veloppement croissant des relations commerciales avec les Grecs de Marseille et plus g&#233;n&#233;ralement avec l'ensemble du monde m&#233;diterran&#233;en.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107327 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43903_2-febf3.png?1774878061' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107327 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Notre-Dame-de-Consolation - Jouques&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Ces liens &#233;conomiques tiss&#233;s avec la ville grecque ont &#233;t&#233; non seulement un &#233;l&#233;ment attractif et stimulateur des capacit&#233;s de production des cultures locales, mais aussi un facteur dynamisant de la structuration sociale et du renforcement de leur hi&#233;rarchisation. Qu'ils soient fortifi&#233;s ou non, ces habitats commencent &#224; se diversifier dans le choix de leur implantation topographique et les superficies occup&#233;es (de 0,3 &#224; 5,5 ha). Globalement, la tendance de ces petites agglom&#233;rations est &#224; se prot&#233;ger par l'&#233;dification de fortifications en pierres s&#232;ches. Mais la majorit&#233; de ces constructions posent des probl&#232;mes de datation. Les attributions aux VIe ou Ve s. des enceintes pr&#233;c&#233;dentes de Belcod&#232;ne, mais aussi celles de la Chaberte &#224; Rognes, de la Citadelle &#224; Vauvenargues ou du Pas de la Couelle &#224; Trets, reposent essentiellement sur le mobilier d&#233;couvert &#224; proximit&#233;. D'autres habitats group&#233;s contemporains sont d'ampleurs mal d&#233;finies, et sans doute non fortifi&#233;s, comme Notre-Dame-de-Consolation ou Sainte-Anne de Goiran &#224; Jouques ou la T&#234;te de l'Ost &#224; Mimet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seuls les habitats fouill&#233;s donnent une information sur leurs am&#233;nagements int&#233;rieurs et leurs activit&#233;s &#233;conomiques. En dehors de la commune d'Aix-en-Provence, on rel&#232;vera le Baou-Roux &#224; Bouc-Bel-Air. Aucune enceinte n'y a &#233;t&#233; identifi&#233;e, mais des vestiges de constructions traditionnelles ont &#233;t&#233; exhum&#233;s dans un secteur occidental et une zone d&#233;volue au stockage (vases en terre crue, puis premiers doliums) a m&#234;me &#233;t&#233; rep&#233;r&#233;e. Il est int&#233;ressant de constater que le besoin d'un habitat mieux structur&#233; &#224; l'aide de murs porteurs en briques de terre crue sur solins de pierres s&#232;ches, ne se fait pas ici sentir avant la fin du Ve s., contrairement &#224; plusieurs habitats proches du littoral. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les grottes et les abris encore habit&#233;s durant l'&#226;ge du Fer r&#233;pondent &#224; un mode d'occupation temporaire ou saisonnier, probablement en marge des habitats permanents. Pour le premier &#226;ge du Fer, on citera la Baume de l'Eygrou &#224; Simiane-Collongue, et le Mourre de la Barque &#224; Jouques, occup&#233; entre 750 et 650 av. J.-C., ou encore la grotte du Grand Trou &#224; Mimet et la grotte des Blaireaux &#224; Vauvenargues. Ce ph&#233;nom&#232;ne se poursuit au second &#226;ge du Fer comme &#224; Notre-Dame-de-Rot &#224; Simiane, ou devant l'abri des Fours &#224; Aix-en-Provence, o&#249; s'est implant&#233; un habitat saisonnier de la fin IIe au Ier s. av. J.-C.&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107329 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo43903_3-76a3d.png?1774878061' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107329 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Alignement de foyers &#224; pierres chauff&#233;es, recoup&#233;s par des tranch&#233;es de plantation antiques - Ravanas, Aix-en-Provence&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Sur les territoires, les prospections ont r&#233;v&#233;l&#233; de nombreuses traces agraires ou des zones d'&#233;pandage de mobilier t&#233;moignant de la mise en valeur de terroirs situ&#233;s aussi bien en plaine, que dans des vallons, sur des pi&#233;monts ou des plateaux, sans doute en relation avec des fermes ou villages agricoles proches. Les fosses, silo et alignement de foyers &#224; pierres chauff&#233;es du quartier de Ravanas &#224; Aix-en-Provence se rattachent au d&#233;but de cette &#233;poque, de m&#234;me que &lt;a href='https://aixenprovence.fr/IMG/pdf/5.1_des_foyers_a_pierres_chauffees_de_la_transition_bronze-fer.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;les d&#233;couvertes de la rue des B&#339;ufs&lt;/a&gt;. Des traces similaires et peut-&#234;tre un petit hameau rural ont &#233;galement &#233;t&#233; rep&#233;r&#233;s &#224; Velaux (site de La bastide Neuve III), &#224; Gardanne ou au pied de l'oppidum du Baou-Roux, au VIe s. Le stockage des produits agricoles semble alors se faire pr&#233;f&#233;rentiellement en silos enterr&#233;s. Ainsi, outre Ravanas, des silos d'une profondeur de 2,50 m, aux parois rub&#233;fi&#233;es et recouverts d'une dalle, ont &#233;t&#233; observ&#233;s aux Aires de Saint-Est&#232;ve-Janson, &#224; Beaulieu pr&#232;s de Rognes et sur le site d'Avon II, &#224; Gardanne. &#192; Aix encore, on peut &#233;galement citer &lt;a href='https://aixenprovence.fr/IMG/pdf/4_4_un_site_de_l_age_du_bronze.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;le site de Subreville&lt;/a&gt;, en limite ouest du territoire communal, o&#249; a r&#233;cemment d&#233;couvert &lt;a href='https://aixenprovence.fr/IMG/pdf/5.2_habitat_et_tumulus_gaulois_-_subreville.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;un habitat dat&#233; entre 550 et 400 av. J.-C.&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
