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	<title>Mairie d'Aix-en-Provence</title>
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	<description>Aix-en-Provence : Actualit&#233;s de la ville d'Aix-en-Provence, agenda des manifestations, d&#233;marches administratives, cartes interactives...</description>
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		<title>Mairie d'Aix-en-Provence</title>
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		<title>Au second &#226;ge du Fer (fin du Ve-d&#233;but du Ier s. av. J.-C.)</title>
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		<description>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107369 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44305_1-7b339.png?1777019044' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107369 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Restes de l'&#233;quid&#233; d&#233;pos&#233; dans une fosse - Clos Marie-Louise, Aix-en-Provence&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Pour le second &#226;ge du Fer, l'absence de n&#233;cropoles &#224; incin&#233;ration est un &#233;l&#233;ment remarquable de cette partie orientale du d&#233;partement, malgr&#233; l'existence d'agglom&#233;rations importantes. &#192; ce jour, seuls deux ensembles de documents sont vraiment exploitables. D'abord la d&#233;couverte du site de La Coulade &#224; Rognes, qui laisserait envisager l'existence, en ce lieu, d'une ou plusieurs s&#233;pultures de la fin du IIIe s. ou des trois premiers quarts du IIe s. av. J.-C. Ensuite, l'inscription fun&#233;raire en gallo-grec remploy&#233;e dans le village d'Alleins, qui fournit deux noms indig&#232;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs documents de la fin du second &#226;ge du Fer soulignent la force des pratiques cultuelles des Celtes r&#233;gionaux. Ainsi, &#224; Aix-en-Provence, le foss&#233; fouill&#233; sur le terrain Coq, pourrait t&#233;moigner, pour la premi&#232;re fois en Gaule m&#233;diterran&#233;enne, de l'existence de banquets ritualis&#233;s autour de la consommation du vin, durant le dernier tiers du IIe s. av. J.-C., aux portes m&#234;me de &lt;a href='https://aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_1_aux_origines_de_la_ville_un_fosse_a_amphores.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;la nouvelle fondation romaine d'Aquae Sextiae&lt;/a&gt;. Si les traces de ces pratiques, bien connues en Gaule int&#233;rieure, ont pu surprendre par leur position dans la p&#233;riph&#233;rie imm&#233;diate de la r&#233;cente implantation italienne, nous serions tent&#233;s de lier aujourd'hui ces reliquats sacralis&#233;s &#224; une action symbolique. Peut-&#234;tre &#224; la tenue d'une grande manifestation collective &#224; la suite de l'&#233;radication de l'aristocratie salyenne au lendemain de la prise d'Entremont, puis de la restauration de cette m&#234;me agglom&#233;ration sur d'autres bases politiques, incarn&#233;es par le fameux Craton du r&#233;cit de Diodore de Sicile. Nous sommes peut-&#234;tre l&#224;, vers 120 av. J.-C., face &#224; un exceptionnel exemple de c&#233;l&#233;bration d'un rapprochement entre les dirigeants du dernier &#233;tat de l'oppidum indig&#232;ne restaur&#233; et les nouveaux venus italiens, relations cordiales bien attest&#233;es durant une g&#233;n&#233;ration par la dynamique &#233;conomique de l'agglom&#233;ration. &#192; Aix-en-Provence, il faut peut-&#234;tre &#233;galement compter aussi parmi les expressions rituelles le d&#233;p&#244;t, dans une fosse, des restes d'un &#233;quid&#233; environn&#233; de vases en c&#233;ramique et d'objets en bronze, d&#233;couvert dans l'Abri des Fours .&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107371 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44305_2-670bf.png?1777019044' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107371 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Inscription gallo-grecque sur col d'amphore - Le Baou-Roux, Bouc-bel-air&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La force des pratiques religieuses et de leurs rites d&#233;votionnels transpara&#238;t aussi dans l'&#233;pigraphie r&#233;gionale d'&#233;poque romaine : de Gr&#233;asque provient une d&#233;dicace &#224; Belenos, divinit&#233; majeure du panth&#233;on celtique et, de Venelles, une autre &#224; Sylvain. Les cultes li&#233;s &#224; des divinit&#233;s topiques sont &#233;galement bien illustr&#233;s par les d&#233;dicaces &#224; Borbano provenant d'Aix-en-Provence, &#224; Ibo&#239;ta, au quartier de la Font-d'Arles &#224; Lambesc et aux Vroicae et A[&#8230;]inenses pr&#232;s du ch&#226;teau de Beaulieu &#224; Rognes. La toponymie est parfois tr&#232;s explicite : le nom m&#234;me du massif de la Sainte-Victoire est une &#233;volution christianis&#233;e d'une r&#233;f&#233;rence &#224; la divinit&#233; ouranienne Vintur(os), plusieurs fois attest&#233;e en Provence. Dans l'agglom&#233;ration m&#234;me du Baou-Roux une d&#233;dicace sur c&#233;ramique montre la r&#233;alit&#233; d'offrandes &#224; la divinit&#233; Aeiouitia, au cours du IIe s. av. J.-C. .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, au sein des habitats, outre la certitude de pratiques votives familiales, existent des lieux cultuels plus importants. Dans la r&#233;gion, seule &lt;a href='https://aixenprovence.fr/IMG/pdf/5.4_entremont_-_le_temps_du_bilan.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;l'agglom&#233;ration d'Entremont&lt;/a&gt; fournit au IIe s. quelques informations sur un probable lieu votif et l'&#233;dification d'espaces collectifs monumentalis&#233;s. La fouille d'une cour dans l'&#238;lot 29, montre les restes d'une activit&#233; m&#233;tallurgique du bronze sous la forme de plusieurs petites plaques perc&#233;es, lamelles repli&#233;es, petits disques aux rebords perl&#233;s, etc, mais &#233;galement de nombreux &#233;l&#233;ments de parures en verre (bracelets, perles surtout), le tout associ&#233; &#224; des restes c&#233;ramiques et osseux (faune). Si le caract&#232;re profane de ces d&#233;p&#244;ts a pu &#234;tre soulign&#233;, la typologie des vestiges en bronze et leur &#233;tat sp&#233;cifique (percement) induisent obligatoirement d'autres r&#233;ponses, entre autres celle d'un ancien lieu cultuel d&#233;truit mais prot&#233;g&#233;. Par ailleurs, d'autres vestiges c&#233;l&#232;bres dans l'habitat 2 de cet oppidum r&#233;v&#232;lent des espaces plus monumentaux &#224; caract&#232;re collectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, l'affirmation d'une classe sociale dominante, bien pr&#233;sente d&#232;s le Ve s. av. J.-C., transpara&#238;t dans quelques habitats du second &#226;ge du Fer, dont, encore, l'agglom&#233;ration d'Entremont. &#192; l'entr&#233;e principale de cette derni&#232;re est dispos&#233;, vers 150 av. J.-C., un lot d'au moins vingt statues pr&#233;sent&#233;es isol&#233;es ou group&#233;es, sous la protection de petits b&#226;tis. Le message premier de cette iconographie est li&#233; aux valeurs h&#233;ro&#239;ques propres &#224; l'aristocratie, des personnages de haut rang, assis en tailleur et entour&#233;s des simulacres de troph&#233;es de victoire que sont les t&#234;tes coup&#233;es. Autour d'eux figurent des guerriers arm&#233;s et mont&#233;s sur des &#233;quid&#233;s d'assez petite taille, avec la pr&#233;sence de femmes, assises, en tenue d'apparat. Les situles, pr&#233;sent&#233;es par ces derni&#232;res &#224; bout de bras, attestent leur participation active aux rituels des libations. La r&#233;p&#233;tition de cette trilogie th&#233;matique, la multiplicit&#233; des mains d'artisans, la longue chronologie propos&#233;e pour leur r&#233;alisation (entre le d&#233;but du IIIe s. et le d&#233;but du IIe s. av. J.-C.), comme leur concentration en bordure de la voie principale, sugg&#232;rent un double ph&#233;nom&#232;ne : cette statuaire &#233;tait initialement dispers&#233;e en plusieurs points du territoire, puis a &#233;t&#233; r&#233;unie &#224; l'abri la fortification &#224; l'amorce des conflits &#224; r&#233;p&#233;tition avec Marseille et son alli&#233; italien. Les donn&#233;es stratigraphiques montrent sans ambigu&#239;t&#233; que ces &#339;uvres ont &#233;t&#233; volontairement d&#233;truites &#224; l'issue de la premi&#232;re attaque de l'oppidum, en 124-123. De fait, ces symboles en grandeur naturelle, v&#233;ritables images des &#233;lites au pouvoir, n'&#233;taient initialement pas destin&#233;s &#224; &#234;tre pr&#233;sent&#233;s dans une agglom&#233;ration, mais bien davantage au sein de sanctuaires territoriaux li&#233;s &#224; des domaines ruraux directement d&#233;pendant des plus grandes familles de la classe aristocratique.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		

-
&lt;a href="https://aixenprovence.fr/Lieux-funeraires-et-cultuels" rel="directory"&gt;Lieux fun&#233;raires et cultuels&lt;/a&gt;


		</description>
		

 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107369 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44305_1-45e1e.png?1774940067' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
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&lt;p&gt;Pour le second &#226;ge du Fer, l'absence de n&#233;cropoles &#224; incin&#233;ration est un &#233;l&#233;ment remarquable de cette partie orientale du d&#233;partement, malgr&#233; l'existence d'agglom&#233;rations importantes. &#192; ce jour, seuls deux ensembles de documents sont vraiment exploitables. D'abord la d&#233;couverte du site de La Coulade &#224; Rognes, qui laisserait envisager l'existence, en ce lieu, d'une ou plusieurs s&#233;pultures de la fin du IIIe s. ou des trois premiers quarts du IIe s. av. J.-C. Ensuite, l'inscription fun&#233;raire en gallo-grec remploy&#233;e dans le village d'Alleins, qui fournit deux noms indig&#232;nes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs documents de la fin du second &#226;ge du Fer soulignent la force des pratiques cultuelles des Celtes r&#233;gionaux. Ainsi, &#224; Aix-en-Provence, le foss&#233; fouill&#233; sur le terrain Coq, pourrait t&#233;moigner, pour la premi&#232;re fois en Gaule m&#233;diterran&#233;enne, de l'existence de banquets ritualis&#233;s autour de la consommation du vin, durant le dernier tiers du IIe s. av. J.-C., aux portes m&#234;me de &lt;a href='https://aixenprovence.fr/IMG/pdf/6_1_aux_origines_de_la_ville_un_fosse_a_amphores.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;la nouvelle fondation romaine d'Aquae Sextiae&lt;/a&gt;. Si les traces de ces pratiques, bien connues en Gaule int&#233;rieure, ont pu surprendre par leur position dans la p&#233;riph&#233;rie imm&#233;diate de la r&#233;cente implantation italienne, nous serions tent&#233;s de lier aujourd'hui ces reliquats sacralis&#233;s &#224; une action symbolique. Peut-&#234;tre &#224; la tenue d'une grande manifestation collective &#224; la suite de l'&#233;radication de l'aristocratie salyenne au lendemain de la prise d'Entremont, puis de la restauration de cette m&#234;me agglom&#233;ration sur d'autres bases politiques, incarn&#233;es par le fameux Craton du r&#233;cit de Diodore de Sicile. Nous sommes peut-&#234;tre l&#224;, vers 120 av. J.-C., face &#224; un exceptionnel exemple de c&#233;l&#233;bration d'un rapprochement entre les dirigeants du dernier &#233;tat de l'oppidum indig&#232;ne restaur&#233; et les nouveaux venus italiens, relations cordiales bien attest&#233;es durant une g&#233;n&#233;ration par la dynamique &#233;conomique de l'agglom&#233;ration. &#192; Aix-en-Provence, il faut peut-&#234;tre &#233;galement compter aussi parmi les expressions rituelles le d&#233;p&#244;t, dans une fosse, des restes d'un &#233;quid&#233; environn&#233; de vases en c&#233;ramique et d'objets en bronze, d&#233;couvert dans l'Abri des Fours .&lt;/p&gt;
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&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;La force des pratiques religieuses et de leurs rites d&#233;votionnels transpara&#238;t aussi dans l'&#233;pigraphie r&#233;gionale d'&#233;poque romaine : de Gr&#233;asque provient une d&#233;dicace &#224; Belenos, divinit&#233; majeure du panth&#233;on celtique et, de Venelles, une autre &#224; Sylvain. Les cultes li&#233;s &#224; des divinit&#233;s topiques sont &#233;galement bien illustr&#233;s par les d&#233;dicaces &#224; Borbano provenant d'Aix-en-Provence, &#224; Ibo&#239;ta, au quartier de la Font-d'Arles &#224; Lambesc et aux Vroicae et A[&#8230;]inenses pr&#232;s du ch&#226;teau de Beaulieu &#224; Rognes. La toponymie est parfois tr&#232;s explicite : le nom m&#234;me du massif de la Sainte-Victoire est une &#233;volution christianis&#233;e d'une r&#233;f&#233;rence &#224; la divinit&#233; ouranienne Vintur(os), plusieurs fois attest&#233;e en Provence. Dans l'agglom&#233;ration m&#234;me du Baou-Roux une d&#233;dicace sur c&#233;ramique montre la r&#233;alit&#233; d'offrandes &#224; la divinit&#233; Aeiouitia, au cours du IIe s. av. J.-C. .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, au sein des habitats, outre la certitude de pratiques votives familiales, existent des lieux cultuels plus importants. Dans la r&#233;gion, seule &lt;a href='https://aixenprovence.fr/IMG/pdf/5.4_entremont_-_le_temps_du_bilan.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;l'agglom&#233;ration d'Entremont&lt;/a&gt; fournit au IIe s. quelques informations sur un probable lieu votif et l'&#233;dification d'espaces collectifs monumentalis&#233;s. La fouille d'une cour dans l'&#238;lot 29, montre les restes d'une activit&#233; m&#233;tallurgique du bronze sous la forme de plusieurs petites plaques perc&#233;es, lamelles repli&#233;es, petits disques aux rebords perl&#233;s, etc, mais &#233;galement de nombreux &#233;l&#233;ments de parures en verre (bracelets, perles surtout), le tout associ&#233; &#224; des restes c&#233;ramiques et osseux (faune). Si le caract&#232;re profane de ces d&#233;p&#244;ts a pu &#234;tre soulign&#233;, la typologie des vestiges en bronze et leur &#233;tat sp&#233;cifique (percement) induisent obligatoirement d'autres r&#233;ponses, entre autres celle d'un ancien lieu cultuel d&#233;truit mais prot&#233;g&#233;. Par ailleurs, d'autres vestiges c&#233;l&#232;bres dans l'habitat 2 de cet oppidum r&#233;v&#232;lent des espaces plus monumentaux &#224; caract&#232;re collectif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, l'affirmation d'une classe sociale dominante, bien pr&#233;sente d&#232;s le Ve s. av. J.-C., transpara&#238;t dans quelques habitats du second &#226;ge du Fer, dont, encore, l'agglom&#233;ration d'Entremont. &#192; l'entr&#233;e principale de cette derni&#232;re est dispos&#233;, vers 150 av. J.-C., un lot d'au moins vingt statues pr&#233;sent&#233;es isol&#233;es ou group&#233;es, sous la protection de petits b&#226;tis. Le message premier de cette iconographie est li&#233; aux valeurs h&#233;ro&#239;ques propres &#224; l'aristocratie, des personnages de haut rang, assis en tailleur et entour&#233;s des simulacres de troph&#233;es de victoire que sont les t&#234;tes coup&#233;es. Autour d'eux figurent des guerriers arm&#233;s et mont&#233;s sur des &#233;quid&#233;s d'assez petite taille, avec la pr&#233;sence de femmes, assises, en tenue d'apparat. Les situles, pr&#233;sent&#233;es par ces derni&#232;res &#224; bout de bras, attestent leur participation active aux rituels des libations. La r&#233;p&#233;tition de cette trilogie th&#233;matique, la multiplicit&#233; des mains d'artisans, la longue chronologie propos&#233;e pour leur r&#233;alisation (entre le d&#233;but du IIIe s. et le d&#233;but du IIe s. av. J.-C.), comme leur concentration en bordure de la voie principale, sugg&#232;rent un double ph&#233;nom&#232;ne : cette statuaire &#233;tait initialement dispers&#233;e en plusieurs points du territoire, puis a &#233;t&#233; r&#233;unie &#224; l'abri la fortification &#224; l'amorce des conflits &#224; r&#233;p&#233;tition avec Marseille et son alli&#233; italien. Les donn&#233;es stratigraphiques montrent sans ambigu&#239;t&#233; que ces &#339;uvres ont &#233;t&#233; volontairement d&#233;truites &#224; l'issue de la premi&#232;re attaque de l'oppidum, en 124-123. De fait, ces symboles en grandeur naturelle, v&#233;ritables images des &#233;lites au pouvoir, n'&#233;taient initialement pas destin&#233;s &#224; &#234;tre pr&#233;sent&#233;s dans une agglom&#233;ration, mais bien davantage au sein de sanctuaires territoriaux li&#233;s &#224; des domaines ruraux directement d&#233;pendant des plus grandes familles de la classe aristocratique.&lt;/p&gt;
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		<title>Au premier &#226;ge du Fer (fin VIIe-Ve s. av. J.-C.)</title>
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&lt;dt class='crayon document-titre-107363 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;S&#233;pulture &#224; cr&#233;mation de la plaine des Milles-Luynes -Bigaron, Aix-en-Provence&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Hormis la s&#233;pulture &#224; incin&#233;ration des F&#233;rauds, dispos&#233;e en fosse et signal&#233;e par un b&#233;tyle fruste, les autres t&#233;moignages fun&#233;raires du premier &#226;ge du Fer provenaient, jusqu'&#224; tr&#232;s peu, d'inhumations en caisson, sous tumulus de pierres et de terre. Mais la d&#233;couverte r&#233;cente &#224; flanc de coteaux de deux riches s&#233;pultures &#224; incin&#233;ration &lt;a href='https://aixenprovence.fr/IMG/pdf/5_3_un_ensemble_funeraire_du_premier_age_du_fer.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;dans la plaine de Luynes, &#224; Aix-en-Provence&lt;/a&gt;, dat&#233;es entre le milieu du VIe et le milieu du Ve s. av. J.-C., modifie nos informations. &#192; cette exception pr&#232;s, la distribution des s&#233;pultures est essentiellement d&#233;pendante de zones montagneuses r&#233;gionales, cha&#238;ne du R&#233;gagnas au sud (n&#233;cropole de la S&#233;rignane : 28 tumulus) et alentours du massif de la Sainte-Victoire au nord : &#224; Vauvenargues, n&#233;cropole de Claps et tumulus isol&#233;, non fouill&#233;, de La Sinne, voire quelques sites fun&#233;raires plus anciens signal&#233;s pr&#232;s de la Citadelle ; &#224; Puyloubier, n&#233;cropole du Pouchon. L'anciennet&#233; des recherches et les bouleversements qui ont affect&#233; ces tertres depuis un si&#232;cle, sont les causes essentielles de notre m&#233;connaissance tant des rites pratiqu&#233;s lors de l'inhumation que des objets, peu nombreux, qui accompagnent les d&#233;funts. D'autres tumulus &#224; inhumation (ou de rite non pr&#233;cis&#233;), anciennement fouill&#233;s ou rep&#233;r&#233;s plus r&#233;cemment, sont &#233;galement signal&#233;s dans des secteurs peu &#233;lev&#233;s, comme la vall&#233;e de l'Arc, &#224; Aix-en-Provence (Saint-Pons) et &#224; Trets (pr&#232;s de Pourri&#232;res). Toujours au premier &#226;ge du Fer, se rattachent aussi les d&#233;couvertes anciennes d'inhumations en coffres de pierre ou en pleine terre, apparemment sans recouvrement tumulaire (la Cascade de Si&#232;ge &#224; Simiane-Collongue). C'est &#224; l'extr&#234;me fin du premier &#226;ge du Fer, que peut &#234;tre attribu&#233;e l'inhumation en coffre de lauzes de la Grande Duranne, sur les bords de la Jouine &#224; Aix-en-Provence (avec un lot d'armilles).&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107367 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L180xH180/archeo44303_2-2-b855b.png?1777019044' width='180' height='180' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107367 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Urne en c&#233;ramique de type suspendien d&#233;couverte dans un des tumulus - La S&#233;rignane, Peynier&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;D'autres d&#233;couvertes d'objets isol&#233;s ne sont pas sans poser probl&#232;me : cachettes de fondeur ou d&#233;p&#244;ts rituels ? Ainsi, ceux trouv&#233;s sur le pi&#233;mont m&#233;ridional de la Sainte-Victoire sont-ils les vestiges d'offrandes cultuelles dispers&#233;es ? La boucle d'oreille torsad&#233;e et le bracelet du Bronze final ou du tout d&#233;but de l'&#226;ge du Fer d&#233;couverts &#224; 820 m d'altitude au Pas de la Savonnette, &#224; Saint-Antonin-sur-Bayon, en faisaient-ils partie ou proviennent-ils de s&#233;pultures boulevers&#233;es ? M&#234;me interrogation pour le lot de bracelets bris&#233;s et tordus, de la commune du Tholonet aux Espinades. La m&#234;me difficult&#233; de caract&#233;risation et d'interpr&#233;tation recouvre les objets m&#233;talliques signal&#233;s &#224; Aix-en-Provence, sur la colline des Pauvres du quartier de Bibemus : une hachette en cuivre, une &#233;p&#233;e et des bracelets en bronze ont &#233;t&#233; retrouv&#233;s dans des anfractuosit&#233;s naturelles du substrat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ajoutera &#224; ces trouvailles probl&#233;matiques celles faites sur d'autres sites &#224; vocation cultuelle bien plus explicite, comme les portiques peints et les st&#232;les mis au jour sur &lt;a href='https://aixenprovence.fr/IMG/pdf/5.4_entremont_-_le_temps_du_bilan.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;le plateau d'Entremont&lt;/a&gt;, dont on sait qu'ils sont ant&#233;rieurs au premier habitat. L'interpr&#233;tation de ces &#233;l&#233;ments, avec la pr&#233;sence d'entailles c&#233;phaliformes dans un dernier &#233;tat, a &#233;t&#233; li&#233;e &#224; un lieu cultuel d&#233;di&#233; aux m&#226;nes des anc&#234;tres.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;div class=&#034;spip spip-block-right&#034; style=&#034;text-align:right;&#034;&gt;Direction arch&#233;ologie - Ville d'Aix-en-Provence&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		

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&lt;a href="https://aixenprovence.fr/Lieux-funeraires-et-cultuels" rel="directory"&gt;Lieux fun&#233;raires et cultuels&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;dl class='spip_document_107363 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44303_1-d4d83.png?1774939498' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
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&lt;/dl&gt;
&lt;p&gt;Hormis la s&#233;pulture &#224; incin&#233;ration des F&#233;rauds, dispos&#233;e en fosse et signal&#233;e par un b&#233;tyle fruste, les autres t&#233;moignages fun&#233;raires du premier &#226;ge du Fer provenaient, jusqu'&#224; tr&#232;s peu, d'inhumations en caisson, sous tumulus de pierres et de terre. Mais la d&#233;couverte r&#233;cente &#224; flanc de coteaux de deux riches s&#233;pultures &#224; incin&#233;ration &lt;a href='https://aixenprovence.fr/IMG/pdf/5_3_un_ensemble_funeraire_du_premier_age_du_fer.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;dans la plaine de Luynes, &#224; Aix-en-Provence&lt;/a&gt;, dat&#233;es entre le milieu du VIe et le milieu du Ve s. av. J.-C., modifie nos informations. &#192; cette exception pr&#232;s, la distribution des s&#233;pultures est essentiellement d&#233;pendante de zones montagneuses r&#233;gionales, cha&#238;ne du R&#233;gagnas au sud (n&#233;cropole de la S&#233;rignane : 28 tumulus) et alentours du massif de la Sainte-Victoire au nord : &#224; Vauvenargues, n&#233;cropole de Claps et tumulus isol&#233;, non fouill&#233;, de La Sinne, voire quelques sites fun&#233;raires plus anciens signal&#233;s pr&#232;s de la Citadelle ; &#224; Puyloubier, n&#233;cropole du Pouchon. L'anciennet&#233; des recherches et les bouleversements qui ont affect&#233; ces tertres depuis un si&#232;cle, sont les causes essentielles de notre m&#233;connaissance tant des rites pratiqu&#233;s lors de l'inhumation que des objets, peu nombreux, qui accompagnent les d&#233;funts. D'autres tumulus &#224; inhumation (ou de rite non pr&#233;cis&#233;), anciennement fouill&#233;s ou rep&#233;r&#233;s plus r&#233;cemment, sont &#233;galement signal&#233;s dans des secteurs peu &#233;lev&#233;s, comme la vall&#233;e de l'Arc, &#224; Aix-en-Provence (Saint-Pons) et &#224; Trets (pr&#232;s de Pourri&#232;res). Toujours au premier &#226;ge du Fer, se rattachent aussi les d&#233;couvertes anciennes d'inhumations en coffres de pierre ou en pleine terre, apparemment sans recouvrement tumulaire (la Cascade de Si&#232;ge &#224; Simiane-Collongue). C'est &#224; l'extr&#234;me fin du premier &#226;ge du Fer, que peut &#234;tre attribu&#233;e l'inhumation en coffre de lauzes de la Grande Duranne, sur les bords de la Jouine &#224; Aix-en-Provence (avec un lot d'armilles).&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_107367 spip_documents spip_documents_right' style='float:right;'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://aixenprovence.fr/local/cache-vignettes/L400xH400/archeo44303_2-2-2ec7b.png?1774939498' width='400' height='400' alt='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-107367 spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Urne en c&#233;ramique de type suspendien d&#233;couverte dans un des tumulus - La S&#233;rignane, Peynier&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
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&lt;p&gt;D'autres d&#233;couvertes d'objets isol&#233;s ne sont pas sans poser probl&#232;me : cachettes de fondeur ou d&#233;p&#244;ts rituels ? Ainsi, ceux trouv&#233;s sur le pi&#233;mont m&#233;ridional de la Sainte-Victoire sont-ils les vestiges d'offrandes cultuelles dispers&#233;es ? La boucle d'oreille torsad&#233;e et le bracelet du Bronze final ou du tout d&#233;but de l'&#226;ge du Fer d&#233;couverts &#224; 820 m d'altitude au Pas de la Savonnette, &#224; Saint-Antonin-sur-Bayon, en faisaient-ils partie ou proviennent-ils de s&#233;pultures boulevers&#233;es ? M&#234;me interrogation pour le lot de bracelets bris&#233;s et tordus, de la commune du Tholonet aux Espinades. La m&#234;me difficult&#233; de caract&#233;risation et d'interpr&#233;tation recouvre les objets m&#233;talliques signal&#233;s &#224; Aix-en-Provence, sur la colline des Pauvres du quartier de Bibemus : une hachette en cuivre, une &#233;p&#233;e et des bracelets en bronze ont &#233;t&#233; retrouv&#233;s dans des anfractuosit&#233;s naturelles du substrat.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ajoutera &#224; ces trouvailles probl&#233;matiques celles faites sur d'autres sites &#224; vocation cultuelle bien plus explicite, comme les portiques peints et les st&#232;les mis au jour sur &lt;a href='https://aixenprovence.fr/IMG/pdf/5.4_entremont_-_le_temps_du_bilan.pdf' class=&#034;spip_in&#034; type='application/pdf'&gt;le plateau d'Entremont&lt;/a&gt;, dont on sait qu'ils sont ant&#233;rieurs au premier habitat. L'interpr&#233;tation de ces &#233;l&#233;ments, avec la pr&#233;sence d'entailles c&#233;phaliformes dans un dernier &#233;tat, a &#233;t&#233; li&#233;e &#224; un lieu cultuel d&#233;di&#233; aux m&#226;nes des anc&#234;tres.&lt;/p&gt;
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