Saviez-vous que baisser son chauffage d’un (petit) degré permet de faire 7 % d’économie d’énergie sur sa facture énergétique globale pendant les périodes de chauffe ?
Cette moyenne établie par l’Ademe, l’Agence de la transition écologique, montre combien il est simple de réduire sa facture. À l’échelle d’une collectivité, la réflexion n’est pas différente.
En 2014, la Ville d’Aix avait recruté un économe de flux, afin d’identifier comment, s’agissant des contrats et de la consommation, économiser sur l’eau et l’énergie. En 2021, la Ville avait lancé un audit d’optimisation énergétique du patrimoine bâti. Il s’agissait d’analyser les données de consommation énergétique des bâtiments municipaux et d’interroger les pratiques, pour identifier d’éventuelles sources d’économie. Depuis, cette attention n’a pas faibli et cela, d’autant moins avec la flambée des prix de l’énergie.
Ce plan de réduction des dépenses rassemble plusieurs mesures concrètes. S’agissant des 260 bâtiments scolaires, sportifs, culturels et administratifs de la commune, dont elle paie l’énergie directement, « nous avons essayé d’optimiser les consommations, notamment le chauffage », explique Richard Reynaud, économe de flux. Le poste chauffage, c’est 75% de la consommation globale d’énergie de la Ville. « Nous optimisons la régulation et la programmation », ajoute-t-il. Par exemple, en démarrant le temps de chauffe à la période idoine, en général aux vacances de la Toussaint.
Une autre piste, c’est de sensibiliser les personnels des écoles, où la typologie et les volumes des bâtiments induisent une forte consommation énergétique. Même s’il n’est pas question pour autant de sacrifier le confort et le quotidien des enfants, dans les écoles.
Autre piste : de manière ciblée, les chaufferies sont rénovées régulièrement. Le plan d’optimisation peut se traduire aussi par des projets de rénovation à l’échelle d’un bâtiment, qui incluent le chauffage. Mais pas seulement : « Quand un bâtiment est rénové, une réflexion est menée également sur l’isolation ». Isolation des murs et des façades, des toits, des combles…, mais aussi installation de double vitrage, ou encore remplacement des systèmes électriques par des pompes à chaleur : autant d’aménagements qui répondent aux enjeux d’efficacité énergétique, dans le cadre d’une réflexion à la fois économique et écologique.
Article issu de "Aix, le Mag" n°65 mars/avril 2025