LE GROUPE AIX AVENIR
VENTE DE L’HÔTEL DE VENEL : NOUVELLE BRADERIE DU PATRIMOINE DES AIXOIS.ES !
La majorité réitère son choix dogmatique de ne pas augmenter les impôts.
Elle préfère vendre le patrimoine de la ville pour équilibrer son budget plutôt que de recourir à l’emprunt !
L’Hôtel Venel est un hôtel particulier en plein coeur de la ville. Datant du XVII siècle ce monument contient une chapelle désacralisée, un jardin arboré et s’étend sur un terrain de plus de 3000m carrés. La municipalité a décidé de le vendre pour 11 165 000€.
Nous élu.e.s d’Aix Avenir ne pouvons accepter la vente de ce bâtiment qui pourrait accueillir des structures associatives essentielles à la vie publique. En effet nombre d’entre elles sont contraintes de payer un loyer important pour leur trésorerie, les rendant ainsi dépendantes des subventions municipales. Par conséquent, leur liberté d’action et de parole en est considérablement limitée. L’Hôtel était aussi le lieu de travail de 70 personnes dont 55 agents municipaux. Le 1er Adjoint a promis de nouveaux locaux à 15 minutes à pies du centre pour ce personnel, avec de meilleures conditions de travail.
Mais si de tels locaux existent, pourquoi ne pas avoir proposé cette solution plus tôt ? Si ce n’est pas le cas, la Mairie devra louer un nouveau bâtiment et donc augmenter ses coûts de fonctionnement.
Par ailleurs cet Hôtel pourrait devenir le musée de l’Aix antique si la population le plébiscite. Ainsi cet espace muséal pourrait aussi accueillir les collections du Museum d’Histoire Naturelle dont nous attendons la renaissance, renforçant la vocation muséographique de notre centre ville.
Cette majorité a toujours eu recours à la cession de biens municipaux, participant ainsi l’aliénation du patrimoine public. Pourtant sous Maryse Joissains, elle semblait davantage soucieuse de leur devenir. 44 en place pour faire réagir la Mairie et l’Education Nationale. faire face à ces dépenses qui ne sont qu’une infime partie du coût réel de la scolarité.
Plusieurs projets avaient alors été envisagés : la création d’un musée à Caumont et aux Prêcheurs, ou encore le réemploi du bâtiment de l’Office de tourisme. Si ces orientations sont, hélas, restées lettre morte et que l’Hôtel Caumont appartient désormais à un fonds de pension américain, cette majorité cherchait malgré tout à inscrire ses choix dans une vision de long terme pour la ville.
Aujourd’hui les biens immobiliers de la ville sont mis en vente « sans programme précis » avec pour seul objectif de renflouer un budget que la majorité semble incapable d’équilibrer autrement qu’en cédant le patrimoine public.
Certes l’État macroniste asphyxie financièrement les collectivités territoriales pourtant indispensables au fonctionnement de notre République. Mais la majorité municipale compte en son sein des élus Renaissance, le parti au pouvoir depuis près d’une décennie, qui lui-même a porté des politiques de réduction des financements publics et de soutien aux plus aisés. Elle est donc tributaire de ces choix et ne peut aujourd’hui s’en exonérer.
Il est irresponsable de se reposer sur des rentrées d’argent ponctuelles pour financer la Ville, car ce patrimoine appartient d’abord aux habitants et qu’ensuite, il n’est pas illimité.
Nous élu.e.s de gauche, écologistes et citoyens ne tolérons pas que la majorité démantèle la propriété publique et prive les générations futures d’un patrimoine de grande qualité. Nous refusons une braderie qui permettrait aux grandes entreprises de posséder un jour la quasi-totalité de notre si belle ville.
RENTRÉE SCOLAIRE : NOS ENFANTS NE DOIVENT PAS ÊTRE LA VARIABLE D’AJUSTEMENT.
Alors que nos enfants ont repris le chemin de l’école, une question demeure : quelle place la majorité accorde-t-elle réellement à l’éducation ? Pour les familles, la rentrée 2026 s’annonce toujours plus coûteuse. Selon l’enquête CSA Research/Cofidis d’août, le budget moyen consacré à la rentrée atteint 488€ par foyer, soit 79€ de plus qu’en 2025. Plus d’un parent sur deux craint de manquer d’argent pour aire face à ces dépenses qui ne sont qu’une infime partie du coût réel de la scolarité.
Face à cette situation, nous regrettons l’absence d’un véritable soutien municipal permettant d’acquérir des fournitures scolaires. Pourtant d’autres communes agissent : Saint Denis, Marseille, Grenoble... Le Département des Bouches-du-Rhône poursuit également la dsistribution gratuite d’un kit de fournitures à l’ensemble des collégien.ne.s ddu département, afin d’alléger le coût de la rentrée.
A Aix nous devons faire davantage. Il faut soutenir les familles, par exemple avec des « chèques rentrée » acceptés par nos commerces de proximité.
Ce dispositif garantirait un revenu aux commerçants indépendants et permettrait à chaque enfant de commencer l’année dans de bonnes conditions.
CAMPRA : UNE ÉCOLE NE SE FERME PAS COMME UNE LIGNE BUDGÉTAIRE !
Grand sujet d’inquiétude : l’avenir de l’école maternelle Campra. Une fermeture de classe est prévue à la rentrée dans le cadre de la carte scolaire. Si la fermeture de la classe relève de la carte scolaire, la suppression d’une école relève d’une décision municipale. Une distinction essentielle qui montre que l’avenir d’une école doit faire l’objet d’un débat municipal !
La question ne peut donc pas être réduite à une simple évolution démographique. Campra est la dernière école du centre historique. Derrière un bâtiment, ce sont des familles, des enfants des enseignants, une vie de quartier et un patrimoine éducatif qui sont concernés.
Nous demandons que les parents d’élèves et les représentants de la communauté éducative soient pleinement associés aux décisions concernant l’avenir de cette école. La concertation ne peut pas être une formalité une fois les décisions prises.
Le silence et le manque de transparence de la majorité malgré les mobilisations des parents d’élèves et des professeurs n’est plus supportable. Les élu.e.s d’Aix Avenir soutiendront à nouveau toutes les actions mises en place pour faire réagir la Mairie et l’Education Nationale.
PRÉPARER NOS ÉCOLES AUX FORTES CHALEURS
Enfin il est urgent de faire face à ce qui n’est plus un risque mais hélas, une réalité : les canicules. Le Ministère de l’Education Nationale a adopté en 2026 un nouveau plan de gestion des vagues de chaleur. Il prévoit notamment que les écoles soient préparées, en lien avec les collectivités, avec un diagnostic de vulnérabilité des bâtiments et l’identification des aménagements nécessaires.
A Aix en Provence, cette question doit devenir une priorité. Nos enfants ne peuvent pas apprendre correctement, ni mettre en danger leur santé dans des locaux inadaptés. Nous devons accélérer la rénovation thermique, développer les espaces végétalisés, améliorer le confort d’été des bâtiments et anticiper avec l’Education Nationale les adaptations aux changements climatiques.
L’école n’est pas une dépense à réduire. C’est un investissement pour l’avenir ! Nous voulons une ville qui protège son patrimoine immobilier, mais qui protège aussi son patrimoine le plus précieux : ses enfants et sa jeunesse.
Donnons leur des écoles dignes, un environnement sain et les moyens de devenir les citoyens actifs engagés de demain.
Marc Pena - Magali Bailleul - Clément Frel-Cazenave - Agnès Daures - David Tessier - Eva Talha - Cyril Di Méo Cécile Cristofari - Hervé Guerrera.