La géo-archéologie s’attache à reconstituer l’environnement paysager des sites et à comprendre les interactions entre occupations humaines et territoire, dans le temps et l’espace. C’est de la géomorphologie (étude des formes du relief et du paysage) appliquée aux sites archéologiques. Ces études permettent de retracer l’évolution du site dans son environnement naturel, de distinguer les phénomènes sédimentaires naturels et anthropiques, de comprendre l’impact de l’homme sur son paysage, d’évaluer le potentiel archéologique d’une parcelle (présence de structures, état de conservation…) et de cartographier les évolutions paysagères à différentes échelles (microlocal, local, régional…).
Dès le début des fouilles, l’intervention d’un géo-archéologue permet de répondre immédiatement aux questions suivantes :
• Quelles sont les couches de sédiment ou unités sédimentaires présentes ?
• Comment les différencier et les décrire ?
• Quels risques/surprises sont possibles sur ce type de site ?
Cette approche oriente la méthodologie employée sur les fouilles pour la suite des opérations.
Le géo-archéologue cherche à définir un cadre stratigraphique phasé en prenant compte des différentes unités sédimentaires du site et de sa périphérie. Ces phases peuvent être couplées aux autres données archéologiques. Elles viennent enrichir le cadre chrono-culturel et l’histoire du site et de ses habitants.
Le géo-archéologue peut également faire des prélèvements sur le site pour définir plus spécifiquement des couches sédimentaires (leur origine, leur évolution…). Ces échantillons peuvent faire l’objet d’analyses variées : chimie (phosphates, carbone organique…), structure et composants physiques (granulométrie, micromorphologie…), géophysique (susceptibilité magnétique, résistance électrique…).