Pour comprendre les civilisations passées, l’archéologue recourt à la topographie, discipline dont l’étymologie signifie : écrire ou dessiner ( – graphein) un lieu ( – topos).
Les lieux offrant un témoignage des sociétés anciennes par les vestiges paysagers ou architecturaux qui les composent. En archéologie, l’objectif du topographe est d’enregistrer, gérer et retranscrire le plus fidèlement possible l’information géographique (en plan et en altitude) d’un site, afin de les caractériser puis de les analyser.
La réalisation des plans des vestiges archéologiques reste sa principale mission : du relevé au rendu, le travail sur un site se décompose en trois étapes : l’acquisition des données de terrain, leur traitement et leur transcription via une représentation graphique. L
Il commence par le calcul de la superficie de l’emprise de l’intervention ainsi que des altitudes devant être atteintes. Il évalue ainsi les volumes de terre devant être déplacés lors de l’opération.
Le topographe cherche ensuite à savoir si des canalisations ou des câbles sont enfouis dans le terrain à fouiller. Il établit un ensemble de points de repères, reliés entre eux, qui lui serviront de références tout au long du chantier.
Durant la fouille, il procède à des relevés topographiques des structures afin de relever leur contour, leur profondeur, et les points particuliers permettant de les dessiner finement.
Les mesures relevées servent à calculer les coordonnées en plan et/ou en altitude d’ensembles de points qui, une fois reliés entre eux, permettent de dessiner les structures relevées. Le résultat de ce travail est un plan détaillé des vestiges archéologiques dans leur environnement immédiat (relief, bâtiments actuels, routes, clôtures, etc.).